‹ Dictionnaire de l'architecture du Moyen âgeChapitre 88 sur 140 · MOR · texte numérisé non relu

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âge, dont l'histoire complète ne pourra sVrrire que lorequ'on en aura réuni un graFid nombre.

MONOLITHE. Formé d'une seule pierre.

Beaucoup de colonnetteç détachées , dans les monuments à ogive, sont monolithes.

MONOPÉDICULÉS (FoNTs). Qui sont supportés par un pied unique. (Voyez Fonts.)

MONOSTYLE. Qui est d'un seul style.

Il n'y a que peu de monuments monostyles; la plupart des édiiices de toute nature ont été restaurés ou modifias à des époques postérieures' à leur érection ; il faut donc ne jamais perdre de vue cette circonstance lorsqu'on veut déterminer l'âge d*une construction ; mais , au contraire , s'assurer avec le plus grand soin si des remaniements n'ont pas eu lieu. C'est sans doute faute d'une attention suffisante donnée à ce sujet, que plus d'une fois on a vu, dans quelques églises, des ogives antérieures au XIP siècle.

MONTANT, m. Pièce de bois verticale , qui en soutient une autre horizontale.

MONTÉE DE VOUTE , /. Hauteur d'une verticale abaissée du milieu de la douelle d'une clef de voûte , sur la ligne qui passe parles deux naissances de sa courbure. (Voyez la dernière vignette de l'article Arc.)

Uiie montée d* escalier, c'est toute la partie d'un escalier qui est iDomprise entre deux étages; une montée peut donc être formée de plusieurs volées. (Voyez Rampe,)

La montée d'un pont , c'est le double talus qu'il forme afin d'augmenter la hauteur de l'arche du milieu.

MORTIER m. Mélange de la chaux avec du sable ou du ciment. On s'en sert pour unir les pierres entre elles, pour faire des crépissages, etc.

Les mortiers employés au moyen âge étaient d'une bonté extrême. Ces voûtes si vastes, si élevées, et en même temps si minces, le prouvent assez , puisqu'elles ne sont ordinairement formées que de petites pierres non appareillées et noyées dans le

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mortier, qui conséquemmeiu fiiit toute la force de la construc^ tion.

mosaïque, f. Réunion de petits cubes de pierre ou de verre diversement colorés, qu'on fixe dans un mastic , et qui forment diJBFérents dessins, voire même de véritables tableaux.

Chez les Romains, remploi des mosaïques, qui remonte à une haute antiquité , était très-répandu ; ils en ornaient avec profusion les murs, les plafonds et les pavés de leurs appartements. Dans les églises mérovingiennes, les mosaïques étaient aussi fort nombreuses , beaucoup de documents authentiques l'attestent. Malheureusement, ces mosaïques ont toutes disparu avec les monuments qui les renfermaient, et on ne peut plus juger de ce qu'elles pouvaient être que par celles qu'on voit encore en Italie, et qui appartiennent à Tère latine.

A la renaissance de l'art architectural, au XI* siècle, il ne parait pas que la mosaïque ait été de nouveau employée , ou du moins elle ne semble l'avoir été que très- rarement, car les nombreux monuments de l'époque romane qui existent encore n'en renferment presque aucune * ; on y suppléa par des peintures. Au reste, cette branche de la mosaïque, qu'on appelle souvent marqueterie^ et qui consiste à employer dans les murailles des matériaux versicolores , fut, dans certaines provinces, d'un usage assez commun jusqu'au XIII* siècle. (Voyez Marqueterie,)

imOTTE , f. Butte de terre, ordinairement factice et de form*^ conoïde, sur laquelle on éleva d'habilude les donjons des châteaux jusqu'au XII1« siècle environ. (Voyez Donjon.)

MOUCHARABY , m. Sorte de balcon fermé, percé de mâchicoulis, et ordinairement placé au-dessus d'une porte pour en défendre l'entrée.

1 En effet, le seul exemple de mosaïque qu*à notre connaissance onpaisse citer en France, est celui qui décore la voûte de Papside d'une petite église située dans un très- petit village des bords de la Loire, à Germinydes-Prés.

Les premiers mouchai-ahys sont Kcnéraicmciil ti-ès-sim()lcs

iBonenvoit au \V« sièclt, dont rornemeiilatiori est 6\i'-

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