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bée d'une forme ou qui se trouve sur le marbre au moment où Ton y dépose un châssis. Le chien fait lever le texte quand on desserre, en sorte qu'il est impossible de taquer sans écraser le caractère.
ChieiiB perdus ou bien Chiens noyés, s. m. pi.
C'est ainsi que les journalistes désignent les nouvelles diverses. Le metteur en pages a besoin d'un chien perdu pour boucher un trou^ quand les rédacteurs n'ont pas fourni assez de copie.
Chier dans le cassetin anx apostrophes, v. Cette phrase grossière et malséante peut se traduire en langage lionnéte par: u Quitter le métier de typographe. »
Chiper, v. a. Prendre de la lettre, des sortes ou des espaces à son camarade. On dit aussi fricoter.
Chiiiner des sortes, v.
Synonyme de fricoter.
Chou pour chou (aller), V. Suivre exactement la copie imprimée. C'est l'équivalent
de KIF-KIF.
Choux (ÊTRE UANS les).
Se dit^ dans les journaux^
par les compagnons qui, pour une cause ou pour une autre, craignent de ne pas arriver à faire leur pige; dans les maisons de labeur, lorsque, le jour du batiau approchant, on craint de ne pouvoir arriver à faire une banque moyenne.
Chonflic, s. m. Mauvais ouvrier. Expression em ployée dans d'autres argots.
Claquer, v. int. Mourir. Ce mot n*e8t pas particulier aux typographes. Alfred Delvau, dans son Dictionnaire, l'attribue aux faubouriens. Il est aussi bien compris dans le centre de la ville qu'aux faubourgs.
Cliohé, s. m. Réplique ou propos qui est toujours le même. || Tirer son cliché, c'est avoir toujours la même raison à objecter ou dire conf«tamment la même chose.
Clous (petits), s. m. pi.
Caractères d'imprimerie. {| Lever les petits chus, c'est être typographe, paquetier.
Coloquinte (avoir une araignée dans la), v. Avoir le cerveaa fêlé. V. hanneton.
Commandite, s. f. Abso-
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ciation d'ouvriers pour la composition d*un travail quelconque. Les grands journaux de Paris sont, à peu d'exceptions près, tous faits en commanditée
11 existe dans le public, & propos de la commandite typographique, une erreur qu'il importe de rectifier. Pour les uns, c'est le partage des bénéfices entre le patron et les ouvriers qu'il emploie; pour d'autres^ c'est l'annihilation même du patron, qui ne serait plus alors qu'un simple bailleur de fonds. La commandite n'est pas du tout cela. Un client apporte au bureau un journal quotidien à imprimer, par exemple ; le prix est débattu et fixé entre celui-ci et le maître imprimeur, ou plus ordinairement son prote, ce qui revient au même. Ce dernier désigne alors un certain nombre d'ouviers pour exécuter le travail, seize à vingt pour les grands journaux, ou bien il charge l'un d'eux de réunir Véquipe nécessaire. Ces ouvriers élisent leur metteur en pages et se partagent chaque semaine la somme
qui leur revient d'après le Tarif, en faisant toutefois un léger avantage au metteur.
Voilà la commandite. Il y en a de deux sortes : la commandite autoritaire et égalitaire est celle au sein de laquelle chaque associé est obligé de faire un minimum de lignes déterminé, la somme gagnée étant ensuite partagée également entre tous les associés; et la commandite au prorata^ dans laquelle chacun touche d'après le travail qu'il a fait.
C'est la plus juste des deux et la plus humaine : les jeunes gens et les vieillards peuvent y trouver place ; les hommes dans la force de l'âge et de l'habileté n'y perdent rien.
Compagnon, s. m. Camarade de rang. Dans les ateliers, les rangs sont disposés pour deux compositeurs ; chacun des deux est le compagnon de l'autre : Dis donc^ mon compagnon, préte^moi ta pointe.
Compositrice, s. f. Jeune fille ou femme qui se livre au travail de la composition.
Nous ne réveillerons pas ici
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la question tant de fois débattue du travail des femmes ; nous ne rappellerons pas les discussions qui se sont élevées particulièrement à propos de la mesure prise par la Société typographique, qui interdisait à ses membres les imprimeries où les femmes sont employées à la casse à un prix inférieur à celui fixé par le Tarif accepté. Contentonsnous de dire que nous som* mes de l'avis de MM. les typographes qui, plus moraux que les moralistes, trouvent que la place de leurs femmes et de leurs filles est plutôt au foyer domestique qu'à l'atelier de composition, où le mélange des deux sexes entraine ses suites ordinaires. — Quoi qu'il en soit, il existe des compositrices ; nous devions en parler. MM. les philanthropes qui les emploient vont les recruter dans les ouvroirs, les orphelinats ou les écoles religieuses. Ces jeunes filles, en s'initiaot tant bien que mal à l'art de Gulenberg, ne manquent pas de cueillir la fine fleur du
langage de l'atelier et de devenir sous ce rapport de vraies typotes^ comme elles se nomment entre elles.
L'argot typographique ne tarde pas à se substituer à la langue maternelle ; mais il en est de l'argot comme de l'ivrognerie : ce qui n'est qu'un défaut chez l'homme devient un vice chez la femme, et il peut en résulter pour elle plus d'un inconvénient. L'anecdote suivante en fournil un exemple :
Un employé, joli garçon, courtisait pour le bon motif sa voisine, une compositrice blonde, un peu pâlotte (elles le sont toutes), qui demeurait chez ses parents. La jeune fille n'était point insensible aux attentions de son galant voisin. Un samedi matin, les deux jeunes gens se rencontrent dans l'escalier : « Bonjour, mademoiselle, dit le jeune homme en s'arrêtant; vous êtes bien pressée. — Je fie mon nœud ce matin, répondit-elle; c'est aujourd'hui le batiau, et mon metteur goberait son bœuf si je prenais du salé, »
Ayant dit, notre blonde
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