‹ Dictionnaire de l'argot des typographesChapitre 4 sur 48 · BAT · texte numérisé non relu

BAT

Bancpie, s. f. Paye des ouvriers. Le proie fait la banque anx metteurs en pages^ qui, à leur tour, la font aux paquetiers. Ce mot entre dans plusieurs locutiens. Par exemple, on dit :

La banque a fouailléf pour indiquer que le patron n'a pas payé au jour dit. |1 Être bloqué à la banque, c'est ne rien recevoir. || Faire banque blèche s'emploie dans le même sens.

Barbe, s. f. « La barbe, dit l'auteur de Typographes et gens de lettres, c'est ce moment heureux^ ce moment fortuné^ qui procure au malheureux une douce extase et lui fait oublier ses chagrins^ ses tourments et sa casse t Que ne trouve-ton pas dans cette dive bouteille? Pour tous, elle est un soulagement aux travaux ennuyeux; pour quelquesuns, un moyen de distraction; d*autres y cherchent l'oubli, un certain nombre l'espérance. » La barbe a des degrés divers. Le coup de feu est la barbe commençante. Quand l'état d'i- Tesse est complet^ la barbe

est simple; elle est indigne quand le 8i\iet tombe sous la table, cas extrêmement rare. 11 est certains poivreaux qui commettent la grave imprudence de promener leur barbe à Tatelier; presque tous deviennent alors pallasseurs , surtout ceux qui sont taciturnes à l'état sec.

Barboter, v. a. Voler des sortes dans la casse de ses camarades. Se dit souvent à la place de fricoter et de

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