‹ Dictionnaire de l'argot des typographes précédé d'une monographie du compositeur d'imprimerie etChapitre 3 sur 47 · BAL · texte numérisé non relu

BAL

jeté à Teav. La brave femme ajouta foi ail récit de son enfant, et jamais pins ne loi parla de banque. Le drôle avait spéculé sur la tendresse maternelle : il nagedt comme un poisson et avait trompé par sa noyade simulée les badauds, ses sauveurs et sa mère. — Nous retrouverons cet attrape-science grandi et moribond à Tarticle lapin.

A l'Imprimerie Nationale, les apprentis sont désignés sous le nom ^'élèves. Il en est de même dans quelques grandes maisons de la ville.

Ayaro, s. m. Avanie, et aussi accident. Nous orthographions ce mot à tout hasard. Quelle en est l'origine?

Nous l'ignorons. Peut-être vient-il d'ararie.

Balade^ s. f. « Proroe- Dade, flânerie, » dit Alfred Delvau. C'est vrai; mais, pour les typographes, la balade est quelque chose de plus; c'est une promenade au bout de laquelle il y a un déjeuna, un diner, ou tout au moins un rafrstcliissement; c'est aussi la promenade au hasard et sans but déterminé ; mais il arrive presque toujours que l'un des baladeurs a une idée lumineuse et entraîne ses camarades dans quelque guinguette renommée.

Balader (SB), v. pr. Flâner,

se promener sans but déterminé.

Baladeur, aclj. Qui aime à se balader, à faire une balade. •

Balle (enfant de la), s. m.

Ouvrier compositeur dont le père était lui-même typographe, et qui, depuis son enfance, a été élevé dans rimprimerie. L'origine de cette expression, qui est passée .dans la langue vulgaire, est assez peu connue.

Elle vient de ce que, avant riovention des rouleaux, on se servait, pour encrer les formes,de tampons ou balles.

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