‹ Dictionnaire de l'argot des typographes précédé d'une monographie du compositeur d'imprimerie etChapitre 34 sur 47 · PAT · texte numérisé non relu

PAT

PIÂ

ment aux honneurs le jour

où Ton arrose une réglette.

Parade, s. f. Synonyme

de POSTICHE.

Parangonner , v. intr.

Allier des caractères de force différente, de façon qu'ils s'alignent ensemble. || Au figuré, Se parangonner, c'est se consolider en s'appuyant ; s'arranger de façon à ne pa^ tomber lorsqu'on se sent peu solide sur ses jambes.

Passade , s. f. Secours pécuniaire que les passants ont coutume d'aller demander et de recevoir dans les ateliers où Ton ne peut les embaucher. On dit aussi

GARISTADE.

Passifs, s. m. Chaussures, souliers.

Et mes pasêifs, déjà veuft de se-

[mellf.

M'ont aujourd'hui planté là tout

[à fait,

dit l'humoristique autour de la chanson du Rouleur,

Pftte (mettre en) , V.

Laisser tomber sa composition ou sa distribution. Quelquefois une forme entière mal serrée est mise en pâte quand on la transporte.

Remettre en casse les lettres

tombées, c'est faire du pâté.

Il Par extension, on dit de quelqu'un qu*il s*est mis en pâte, quand il a fait une chute. Être mis en pâte, Recevoir dans une lixe quelque horion ou quelque blessure.

Pâté, s. m. Caractères mêlés et brouillés qu'on fait trier par les apprentis. || Faire du pâté, c'est distribuer ces sortes de caractères.

Pâté de veille, s. m.

Collation que l'on fait dans les ateliers lo premier jour des veillées. Hélas ! comme beaucoup d'autres coutumes, le pâté de veille est tombé en désuétude.

Petit-qué, s. m. Lo pointvirgule; il est ainsi nommé parce que ce signe (;) remplaçât autrefois le mot latin que dans les manuscrits et les premiers livres imprimés.

Pian. s. f. Conte, plaisanterie incroyable, meiiterie. Il Conter une piau, c'est mentir, faire un conte invraisemblable. Nous ne connaissons pas l'origine de cette locution.

Piausser, v. intr. Dire des piaux, mentir.

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