CHI
enfln, on donne encore le nom de casseau à chacune des deux parties de la casse.
Casser sa pipe, v. Mourir. Cette expression est passée dans le langage du peuple parisien.
Gassetin, s. m. Subdivision de la casse, petit compartiment dans lequel on met chaque sorte de lettres ou signes typographiques.
C'est à cause des mouches. Réplique goguenarde que Ton fait à une question à laquelle on ne veut pas répondre. Un lundi après midi, un frère gouailleur interpelle ainsi son camarade :
Eh ! dis donc, compagnon, pourquoi n'es^tu pas venu à la boite ce matin ? L'autre répond par ce coq-à-l'âne :
C'est à cause des mouches.
Chapelain, s. m. Celui des ouvriers qui tient les copies de chapelle. (B. Vinçard.) Inusité depuis que la chapelle n'existe plus.
Chapelle, s. f. Réunion des typographes employés dans la même imprimerie, et qui constituait une sorte de confrérie. Les chapelles n'existent plus.
Chercher la petite béte,
v. Être trop minutieux dans le travail. C'est surtout aux correcteurs qu'on reproche de chercher la petite béte.
Que ne leur reproche-t-on pas encore !
Cheveu^ s. m. Travail qui offre des difficultés ou qui est ennuyeux et peu lucratif.
Cheveux (avoir mal aux), V. Avoir un mal de tête occasionné par des excès bachiques faits la veille.
Chèvre, s. f. Mécontentement, colère. |i Gober sa chè" vre, c'est s'irriter, se fâcher, poussé à bout par les plai* santeries de l'atelier ou pour toute" autre cause. Cette expression est très ancienne.
Molière l'emploie en un sens très voisin de celui qu'elle a aujourd'hui, dans Sganarelle ou le Cocu imaginaire (scène xii), pièce représentée en 1660 :
D'un mari sur ce point j'approuve
fie louci ;
Mail c'est prendre la chèvre un peu
[bien vite auaii.
Chevrotin, s. m. Irascible, toujours mécontent et grondeur. V. chèvre.
Chien, s. m. Lettre tom-