‹ Dictionnaire de l'argot des typographes précédé d'une monographie duChapitre 29 sur 52 · MAN · texte numérisé non relu

MAN

Faire un /oup, c'est prendre à crédit^ principalement chez le marchand de vin. Le jour de la banque, le créancier ou loup vient quelquefois grnetter son débiteur (nous allions dire sa prM) à la sortie de Talelier pour réclamer ce qui lui est dû. Quand la réclamation a lieu à Tatelier, ce qui est devenu très rare, les compositeurs donnent à leur camarade et au créancier une rouiance, accompagnée des cris : Au loup! au loup!

Lo«p-phoqaey s. m. Celui qui est hannetonné. Ce mot a été nouvellement introduit dans l'atelier typographique . L * orthographe que nous donnons ici estelle exacte? Nous ne savons; peut-être est-ce loup-foc ou

LOUFOG.

LouTetier, s. m. Celui qui fait des dettes, qui a des loups. Ce terme est pris en mauvaise part, car le typo auquel on l'applique est considéré comme faisant trop bon marché de sa dignité.

Macabrt) s. m. Un mort.

Ce mot paraH vdbir de ces danses macabres que les artistes du moyeu âge peignaient sur les murs des cimetières. La Mort conduisait ces chœurs funèbres. || On dit plus souvent macchabée.

Macchabée, s. m* Un

mort. V. MACABRE.

Malbeareiix (tour dk).

Exprewion récemment introduite dans les journaux et qui est synonyme de mo-

RA88IBR. (V. MORASSE et MORASSIER.)

Kal-nomméi , s. m. pi.

Nom que donnent par dénigrement les ouvriers aux pièces aux ouvriers en conscience.

ManiiBcrit belge, s. m.

Copie imprimée. On a appelé de ce nom cette sorte de copie peut-être parce que les ouvriers belges, assez nombreux à Paris, ne pouvant autrefois déchiffrer la

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