‹ Dictionnaire de l'argot des typographes précédé d'une monographie duChapitre 36 sur 52 · CARISTADE · texte numérisé non relu

CARISTADE

Passifs, s. m. Chaussures, souliers.

Et mes paanfs, déjà Teuft de n-

[mellf.

M'ont aujourd'hui pUntâ là tout

[à fait,

dît l'humoristique auteur de la chanson du Bouleur»

Pftte (mettre en), V.

Laisser tomber sa composition ou sa distribution. Quelquefois une forme entière mal serrée est mise en pâte quand on la transporte.

Remettre en casse les lettres

tombées, c'est faire du pâté.

Il Par extension, on dit de quelqu'un qu*il s'est mis en pâte, quand 11 a fait une chute. Être mis en pâte.

Recevoir dans une ilxe quelque horion ou quelque blessure.

PAté, s. m. Caractères mêlés et brouillés qu'on fait trier par les apprentis. |{ Faire du pâté, c'est distrir huer ces sortes de caractères.

Pâté de veille, s. m.

Collation que l'on fait dans les ateliers le premier jour des veillées. Hélas ! comme beaucoup d'autres coutumes, le pâté de veille est tombé en désuétude.

Petit-qaé, s. m. Le pointvirgule; il est ainsi nommé parce que ce signe (;) remplaçait autrefois le mot latin que dans les manuscrits et les premiers livres imprimés.

Pian. s. f. Conte, plaisanterie incroyable, rocaterie. Il Conter une piau, c'est mentir, faire un conte Invraisemblable. Nous ne connaissons pas Torigine de cette locution.

Piausser, v. intr. Dire des piaux, mentir.

Page 1