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EX-VOTO

de 24 à 72 livres ; les éventails boys d'yvoire, de 48 à 60 livres ; » et l'auteur ajoute : « Il y en a de plus chers. » Certainement le nôtre

est de ceux-là, ils ne devaient pas se vendre à la douzaine. — D'autres, d'après Savary, se vendaient 30 et 40 pistoles la pièce , ce qui

Fig. 396. — Éventail attribué à Watteau.

faisait 3 ou 400 fr., car au xvme siècle la pistole valait 10 livres de 0 fr. 98 environ. Vente Double. — N° 177. Bel éventail du temps de Louis XVI avec riche monture en nacre sculptée à figures et ornements rehaussés de dorure. La feuille représente une scène tirée de la Jérusalem délivrée, épisode de Renaud et d'Armide. 1,800 fr.

EVIDEMENT. — Creux, quelle que soit sa forme, pratiqué dans un objet. Dans une lame d'épée, par exemple, la gouttière est un èvidement. Dans le fer ciselé, les ornements sont souvent obtenus par évidement.

EXERGUE. — Terme de numismatique qui sert à désigner dans une médaille le petit espace ménagé au bas de celle-ci, surtout au revers, et dans lequel on place une inscription, une devise , etc. — Ce terme sert aussi à désigner l'inscription elle-même.

EX-VOTO. — Objet de valeur variable qu'on dépose dans les temples, dans les églises, dans les chapelles, par suite d'un vœu (ex voto). — Les seules pièces exceptionnelles en or, en argent ciselés, ont quelque valeur comme objet de curiosité. Les églises d'Espagne et d'Italie renferment un grand nombre d'ex-voto.

FAC-SIMILÉ. — Imitation très exacte d'un objet, principalement d'un dessin, d'une gravure, etc. Dans le commerce de la curiosité , il se fait beaucoup de contrefaçons parfaites; ce sont de véritables fac-similés, qui imitent si bien les objets qu'ils ont copiés que souvent de fins connaisseurs s'y sont laissé prendre.

FAÏENCE. — Terme générique sous lequel on comprend tous les genres de poteries vernissées ou émaillées. Ce mot dérive de Faenza, ville d'Italie qui a fabriqué les plus belles et les plus nombreuses faïences (majoliques ) à émail stannifère.

Il n'existe pas d'objets de curiosité qui figurent sur le marché en aussi grande quantité que les faïences; aussi les collectionneurs de cet article sont de beaucoup les plus nombreux, c'est par centaines qu'on peut les compter, rien que dans Paris. Quant aux diverses variétés de faïences, elles sont innombrables, car à toutes les époques et chez tous les peuples on a fabriqué des faïences. Pour permettre au lecteur de se faire une idée de l'immense production des faïences dans les divers pays, et d'embrasser d'un coup d'œil l'âge des principales fabrications, nous les donnerons en un tableau résumé et chronologique :

Faïences hindoues. de tonte antiquité.

— — de la première ou de la seconde

civilisation, environ 4500 av. J.-C.

— babyloniennes assyriennes. . . . 2400 —

— chinoises 2800 ou 2200 —

— indo-américaines 2000 —

— égyptiennes 1800 —

— pélasgiques 1000 —

Faïences helléniques, première période. . 900 av. J.-C.

— étrusques 900 —

— gréco-étrusques 850 —

— gréco-romaines 300 —

— gauloises 250 —

— romaines '. 150 ■ —

— gallo-romaines 200 ap. J.-C.

— germaniques 300 —

— italiennes , émail plombif ère. . 750 —

— hispano-moresques plombifères. 1200 —

— siculo-arabes 1300 —

— italiennes à émail stannifère 1400 ou 1450 —

— hollandaises 1480 ou 1500 —

— françaises et belges. ...... 1550 —

— suisses 1560 —

On divise généralement les faïences en cinq grandes familles :

1° Terre cuite opaque à glaçure plombif ère;

2° Terre cuite opaque à glaçure silico-alcaline;

3° Terre cuite opaque à glaçure stannifère;

4° Terre cuite translucide à glaçure composée ;

5° Terre cuite translucide à 'glaçure kaolinique.

La première famille (terre cuite opaque à glaçure plombif ère) était connue des anciens ; les faïences de cette catégorie sont recouvertes d'un vernis plombifère transparent ; elles se subdivisent en trois genres :

a. Terre cuite opaque vernissée avec ou sans peinture ;

b. Terre de pipe vernissée opaque à cassure blanche : toute la faïence anglaise est faite en terre de pipe vernissée ;

c. Demi-majolique opaque plombifère des Italiens.

La seconde famille (terre cuite à glaçure silico-alcaline) était également connue des

FAÏENCE

anciens ; c'est une poterie imperméable qui est recouverte d'une glaçure alcaline (sel marin) qu'on évapore à une très haute température de cuisson.

La' troisième famille (terre cuite opaque à glaçure stannifère) est une poterie recouverte d'un véritable émail opaque , c'est-à-dire composé d'un alcali (sel) d'étain et de sable. C'est l'étain (stannum) qui entre dans la composition de cette glaçure qui rend cet émail opaque. Cette famille de faïence se subdivise en deux catégories :

a. Terre cuite à émail stannifère ;

b. Faïence à émail stannifère et aurifère. C'est à cette dernière qu'appartiennent les

poteries musulmanes, hispano-moresques et siculo-arabes , qui possèdent ces beaux reflets métalliques stannifères, aurifères et arsénifères.

La quatrième famille (terre cuite translucide à glaçure composée), qu'on nomme porcelaine à fâte tendre, est en effet transparente, quand on la regarde en l'interposant entre soi et la lumière. La cassure de cette faïence est blanche , très douce au toucher et légère. On la nommeàj)âfe tendre parce qu'en effet la moindre pointe en fer peut la rayer. Cette pâte est très variable dans sa composition ; la plus ordinaire est un mélange de nitre, de sel marin (chlorure de sodium), d'alun, de soude , de sable , de craie ou de gypse et de marne ; son émail est composé de litharge , de silex, de sable et de sous-carbonate de potasse et de soude ; il entre en fusion à une température assez basse.

Enfin la cinquième famille (terre cuite translucide à glaçure kaolinique ) est de la porcelaine à pâte dure , de la porcelaine proprement dite. L'émail de cette porcelaine, qui n'est pas une couverte, se compose de kaolin, de quartz, de calcaire et de tessons de porcelaine ; sa cuisson demande une température très élevée, aussi élevée que celle de la cuisson de la pâte où les pièces atteignent le rouge blanc. Cette porcelaine se cuit dans des enveloppes en terre réfractaire appelées gazettes , terme défiguré remplaçant celui de cazettes (petites cases).

Il ne nous est pas possible de faire ici un historique même très sommaire de la faïence ;

nous nous bornerons à mentionner dans l'ordre alphabétique les fabriques le3 plus célèbres ; ce sont :

Amsterdam. — Voy. Hollande, ci-dessous.

Angleterre. — Faïence à émail stannifère, à Sandwich (XVIe siècle), à Lambeth (xvnè siècle). Terre de pipe vernissée, plombifère et stannifère, à Liverpool (xvie et xviii0 siècles).

Apt, près Avignon. — Terre cuite à émail stannifère (xvne, xvme et xixe siècles).

Arras. — Porcelaine à pâte tendre, très fine, marque A R en bleu au grand feu (xviii6 siècle).

Avignon. — Terre cuite à émail stannifère (xvne et xviii6 siècles).

Auxerre. — Faïence à émail stannifère, dans le genre de la faïence commune de Nevers de la fin du xvme siècle (xvme siècle).

Baireuth. — Grès brun , orné de médaillons, de mascarons, de cartouches moyen âge et renaissance (xe siècle jusqu'au xvnie siècle). — Faïence à émail stannifère presque toujours à camaïeu bleu, dessins très fins qui rappellent les dessins exécutés à la plume. Marques : Bayreuth en toutes lettres ou K, etc. (xve au xvne siècle).

Beauvais. — Grès en terre cuite au vernis plombifère ; les plus anciennes faïences connues de fabrication française (commencement du xve siècle).

Bordeaux. — Faïence à émail stannifère , décoré dans le genre du Rouen (Voy. plus loin) (xviii6 siècle).

Bourg-la-Reine, près Paris. — Ancienne fabrique de pâte tendre ou de faïence translucide, produit aujourd'hui des faïences blanches, ainsi que des faïences artistiques polychromes dont les décors sont peints sur émail demi-cru. Marque de fabrique B. La R. — Quand les pièces sont signées d'un chapelet, c'est que les décors ont été exécutés par un artiste nommé Chapelet, qui les a marqués ainsi d'un monogramme parlant.

Castellana. — Les faïences à la Caslellana sont en émail stannifère, elles ont été fabriquées dans les marches d'Ancône à Cita Castello , et datent du xv.e siècle. Cette faïence rappelle les poteries hispano-moresques

FAÏENCE

à reflet métallique. Il ne faut pas les confondre avec celles de Castelli dans les Abruzzes, qui sont également en émail stannifère , mais extrêmement communes.

Clermont-Ferrand. — Faïence à émail stannifère qui ressemble beaucoup au Moustiers (xviii6 siècle).

Delft. — Voy. ci-après Hollande.

Delhi. — Terres cuites à émail plombifère exécutées à Delhi (Inde).

Faenza. — La pâte de Faënza est mince , assez légère, elle est recouverte d'un émail stannifère (du xve au xvme siècle). Cette fabrique a beaucoup produit : plaques, vases, plats, potiches, vases de pharmacie, etc. Les marques sont nombreuses. Le musée de Cluny possède un plat en camaïeu bleu qui représente Diane surprise au bain.

Florence. — Terre cuite à émail stannifère (xve siècle). C'est surtout la famille délia

Fig. 397. — Médaillon en faïence de Luca délia Robbia.

Eobbia qui a fourni le plus de produits florentins. Le chef de cette famille est Luca, l'élève des orfèvres Léonard et Lorenzo G-hiberti, l'immortel ciseleur de la porte du Baptistère. Il est né vers 1400 (1388, d'après Vasari) ; il eut pour neveu et collaborateur André délia Eobbia, qui eut quatre ou cinq fils : Jean, Luca et Jérôme, un quatrième dont on ignore le nom, et le cinquième, Ambrosio, qui exécuta le tabernacle qu'on voit aujourd'hui à Sienne dans l'église du Saint-Esprit. Les

DICT. DE L'AKT.

ouvrages de Luca délia Eobbia sont les plus beaux qu'on puisse imaginer.; ouvrages de haut et bas relief, ronde bosse , édicules , etc., tout est marqué au coin du plus bel art. Les délia Eobbia ont laissé un nombre considérable de médaillons. Notre figure 397 en montre un ; c'est un portrait de femme couronnée. Le relief en blanc se détache sur un fond bleu d'azur ; la guirlande de fleurs et de fruits est polychrome. Ce médaillon serait, au dire de son possesseur, un des derniers ouvrages de délia Eobbia, c'est-à-dire de la fin du xve siècle, puisque cet artiste est mort le 22 septembre 1482. Cette date paraît plus certaine que celle de sa naissance. Le diamètre de ce médaillon, qui appartient à M. Ch. Favre de Thierrens, d'Avignon, chez qui nous l'avons dessiné, est de 0m,75. — "Voici quelques prix : Yente San Donato. — N° 374. Buste de saint Jérôme, médaillon circulaire en haut relief , dont la bordure, composée d'une guirlande de fleurs et de fruits en émaux de couleurs avec cercle d'oves intérieur, enserre le buste du saint prêchant. La tête, nimbée d'or, s'enlève sur un fond d'émail bleu. Diamètre total, 0m,70 ; diamètre du médaillon, 0m,44. 1,670 lires. — N° 375. La Vierge au coussin, médaillon circulaire dont la bordure, cernée d'oves et composée de citrons, de raisins, d'oranges, de grenades, de pommes, de concombres, de pommes de pin et de nèfles en émaux de couleurs , enserre un haut relief se détachant sur un fondjbleu, concave, et représentant la Vierge vue jusqu'aux genoux, assise et soutenant sur un coussin le divin Enfant. (Ane. coll. Cerchi de Pescia.) Diamètre total, 1 mètre ; diam. du médaillon, 0m,70. 10,000 lires. — N° 376. La Madone à la pomme. La Vierge debout, vue à mi-corps, soutient des deux mains le divin Enfant debout et en pied. Les deux figures, nimbées, s'enlèvent sur un fond d'émail bleu. Haut. 0m,73; larg. 0m,48. 8,200 lires. — N° 377. La Vierge adorant l'enfant Jésus, composition en forme de tabernacle. Les deux montants cintrés comprennent de chaque côté un vase d'où s'échappent des fleurs en émaux de couleurs qui se réunissent au sommet. Dans une gorge biseautée se distinguent onze têtes de chérubins contemplant la

FAÏENCE

Vierge, qui, en adoration devant l'enfant Jésus, occupe tout le fond émaillé de bleu.

Haut, totale, 0m,92 ; larg. 0m,82. 6,600 lires. Gênes. — Faïence à émail stannifère;

Fig. 398. — Coupe en faïence Henri II ou d'Oiron.

beaucoup de plats ouvragés , façon orfèvrerie repoussée. Marque : le phare de Gênes.

Gubbio. — Faïence à émail stannifère

(xve et xvie siècles). Faïence à reflets métalliques , plus souvent nacrés avec des tons rubis. Haguenau et Stkasbourg. — Faïence à

FAÏENCE

émail stannifère, généralement décorée de fleurs jaunes, roses et rouges et de feuillages verts, le tout largement dessiné. Les faïences de Marseille ont beaucoup d'analogie avec celles de Strasbourg et de toute l'Alsace (xvne siècle). Marque P. H. et J. H., monogrammes de Paul et de Joseph Hanong, les

deux céramistes les plus connus dans ce genre de faïence, qu'ils créèrent vers 1760 environ. Henri II. — On désigne sous le nom de faïence d'Oiron, ou de Henri II et de Diane de Poitiers, une poterie qui a été probablement fabriquée en Touraine, si ce n'est à Tours même, de 1540 à 1560. Elle est faite avec une

Fig. 399. — Faïence de Nevers (période italienne).

terre de pipe jaunâtre ; elle comporte des ornements exécutés avec une grande finesse en assez haut relief, tels que figurines nues, mascarons, canaux, écussons, etc. Ce genre de faïence a fourni matière à d'interminables discussions, et jusque dans ces derniers temps on ignorait quel était l'artiste qui avait produit ces belles œuvres ; on les attribua généralement à des artistes florentins, ce qui était une erreur, car Benjamin Fillon a démontré

d'une façon indiscutable que ces fines faïences ont été fabriquées par Hélène G-ouffier, son fils Claude G-ouffier, François Cherpentier et Jean Bernart, ce dernier gardien de la librairie (bibliothèque) d'Hélène Gouffier ; et c'est sur le domaine d'Oiron, que G-uillaume G-ouffier, le mari d'Hélène, avait reçu par la protectioe d'Agnès Sorel en 1450 , que fut créée la prnmière fabrique de ces poteries célèbres qu'on a appelées dès lors faïences â! Oiron. Ces faïences

FAÏENCE

sont marquées d'une salamandre, du chiffre de Henri II, H, du monogramme de Catherine de Médicis et de Henri II, des armes de Montmorency-Laval, de l'écu de France surmonté d'une couronne de prince entourée du cordon de Saint-Michel, des trois croissants entrelacés de Diane de Poitiers. Toutes ces marques sont en bleu et dans la pâte. On a payé des prix énormes ces faïences, qu'on a dénommées le phénix et le sphinx de la curiosité ; elles sont partiellement émaillées et vernissées au vernis plombifère. Notre figure 398 montre une coupe en faïence d'Oiron dont nous avons donné une imitation au mot Coupe (fig. 300).

Hollande. — Les plus célèbres poteries de la Hollande sont les faïences de Delft , petite ville située entre la Haye et Rotterdam. La fabrication de ces produits, qui remonte vers la seconde moitié du XVe siècle , s'est perpétuée sans solution de continuité jusqu'à nous, aussi le nombre des faïences de Delft qui sont répandues dans le monde entier est-il incalculable; longtemps en Angleterre on désignait toutes les faïences sous le nom de Delft. Les exemplaires les plus anciens connus de cette fabrication remontent à 1480. Il existe un grand nombre de marques, car chaque potier a imprimé la sienne sur ses œuvres, et les plus grands peintres de l'école hollandaise n'ont pas dédaigné de concourir à la décoration des faïences de Delft. — Amsterdam a, comme Delft , fabriqué des faïences à émail stannifère. Marque : un coq bleu sur cru au grand feu. Pièces très rares (xvme siècle).

Notre planche XIII montre un beau violon en faïence de Delft ; il est décoré de dessins en camaïeu bleu et orné de personnages de l'époque Louis XIV, qui montrent par conséquent les modes hollandaises de ce temps.

Marseille. — Les faïences de Marseille sont en émail stannif ère dans le genre de celles de Moustiers, de Strasbourg et de Haguenau. (Voy. ce mot dans le présent article.) Elles sont d'un bel émail blanc, décorées en ronge, en rose, en jaune et en vert. Les rouges et les verts sont plus foncés et plus empâtés que dans ' la fabrication d'Alsace. Peu de pièces importantes', beaucoup d'assiettes, quelques soupières (style Louis XV et Louis XVI). Le

principal manufacturier est Savy. Les principales marques de fabrique sont : B. (Botellier ou Bonnefoy), F. (Boyer et Fauchier), V. P. (veuve Perrin), et Jacques Borelly, qui signait en toutes lettres (xvne siècle). Les premiers essais de fabrication marseillaise datent de 1G96 ; la première manufacture paraît avoir été établie dans la banlieue de Marseille.

Moustiers. — Les faïences de Moustiers, très renommées , sont à émail stannifère , finenement dessinées, monochromes ou polychro-

Fig. 400. — Faïence de Saint-Ckmd (pot pourri).

mes; l'émail du fond est presque toujours blanc. Tous les produits de Moustiers se ressentent de l'influence italienne. Il existe de nombreux fabricants (xviii0 siècle).

Nevers. — Comme les faïences de Moustiers, celles de Nevers semblent procéder de l'école italienne, du moins dans la première période ; car l'école nivernaise , suivant les époques, a eu des styles très divers : ainsi de 1600 à 1674 ou 1676, influence italienne; de 1645 à 1758, imitation plus ou moins réussie du style oriental ; puis, de 1760 à 1815, tradition populaire ou franco-nivernaise. A cette époque, douze ou quinze fabriques produisaient des plats , des assiettes , des pots à confitures , des soupières et des saladiers ; cette

Planche XIII. — Violon en faïence de Delft (face et revers).

FAÏENCE

même période, après la révolution de 1789, produit des pièces républicaines , c'est-à-dire décorées des emblèmes nationaux; on les a surnommées faïences patriotiques. Notre figure 399 montre une faïence de Ne vers de la période italienne.

Pakis. — Ce n'est guère qu'à la seconde

moitié du xvne siècle que Paris commença la fabrication des faïences à émail stannifère ; les collections de Sèvres et des Arts-et-Métiers ne peuvent laisser subsister aucun doute à cet égard. En 1690, il s'établit à Saint-Cloud une fabrique qui fut visitée, dix ans plus tard, par la duchesse de Bourgogne. La faïence de

Fig. 401. — Faïence de Saint-Cloud (saladier).

Saint-Cloud, marquée Sr-C, avec un trait dessous, est ordinairement en camaïeu bleu assez semblable à celle de Kouen, avec laquelle on pourrait la confondre facilement , si elle ne présentait très souvent comme caractéristique un dessin soutenu et cerné par un trait noir qui donne au dessin une grande fermeté. — Meudon avait aussi au commencement du xviii6 siècle une fabrique de faïence à émail stannifère qui existait encore vers le commencement de notre siècle ; elle était située au Valsous-Meudon. Notre figure 400 montre un pot pourri d'une forme originale de la fabrique de

Saint-Cloud; notre figure 401, un saladier" de la même fabrique.

Rouen. — Dès le xvie siècle (1540), Rouen possédait des fabriques de terre cuite au vernis plombifère ; mais ce n'est guère que vers 1628 à 1630 qu'elle établit des fabriques à émail stannifère. Dans le principe, ces fabriques furent peu prospères ; il ne fallut rien moins que des arrêts et des lettres patentes accordant quelques privilèges aux fabricants pour donner à cette industrie un certain essor, qui ne fit que s'accroître jusqu'au xvme siècle. Les fabriques rouennaises ont fait toutes sortes

FALTES.

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