FONTS BAPTISMAUX. — FOURCHETTE
octogone. Haut., lm,48. 450 lires. — N° xliv. Fontaine en marbre blanc, bassin rond au milieu et grande vasque ronde en pierre. Haut., lm,70. 400 lires. — N° l. Fontaine en marbre blanc, bassin supérieur à coupe, avec jet d'eau tombant sur une cloche renversée et cannelée en marbre blanc et vasque inférieure en pierre. Haut, totale, 2m,60. 450 lires. — N° xclix. Une grande fontaine en marbre blanc, vasque de 2m,50 de diamètre, d'un seul morceau ; au milieu, rocher surmonté de trois dauphins soutenant une autre vasque (diam., lm,85) du milieu de laquelle s'élève, sur un piédestal élégant, le groupe de Pampaloni (l'Amour au cygne). Hauteur totale, 4m,25. 3,400 lires. — N° ex. Jolie fontaine en marbre blanc, coupe en forme de coquille ronde, pied formé par trois dauphins, vasque en marbre blanc, surmontée d'une statuette en bronze (Amour au dauphin), répétition de la statuette d'Andréa de Yerrochio (cour du Palazzo Vecchio, à Florence). Haut, totale, 2m,28. 1,350 lires.— N° cxx. Fontaine en marbre, formée d'un groupe (Singe à cheval sur une grenouille), base ovale en marbre. Hauteur, lm,35. 450 lires. — N° cxxiv. Fontaine de style moresque à douze jets d'eau et à huit petits bassins , avec un grand bassin inférieur rectangulaire à angles coupés, en marbre blanc, ornements couleurs diverses et arabesques d'or surmonté d'une potiche orange avec deux dragons verts en relief et magot vert sur le couvercle. Haut., 2m,45. 720 lires. — N° cxxvn. Petite fontaine-applique, avec couvercle et bassin en faïence fond bleu, dessin camaïeu. 115 lires.
Yoici quelquesprix de fontaines-appliques en faïence : celles de Moustiers, décors camaïeu bleu de 150 à 200 fr., décors polychromes jusqu'à 600 fr. ; faïence de Nevers, décors polychromes jusqu'à 200 fr. ; faïence de Rouen en forme de poire coupée, décor à la corne, 150 à 180 francs ; en faïence polychrome, jusqu'à 2,000 fr. — Mentionnons aussi les fontaines en cuivre rouge repoussé qui valent avec leurs bassins jusqu'à 450 francs.
FONTS BAPTISMAUX. — Sorte de grande cuve en pierre, en marbre, en bronze, servant à administrer le baptême. Notre figure
419 montre des fonts baptismaux en cuivre de fonte du xvie siècle (1549) ; ils font partie des collections du musée de la Porte- de- Hall à Bruxelles; ils étaient anciennement dans l'église de Saint-Germain de Tirlemont, entre Louvain et Liège. La Belgique possède encore quelques cuves baptismales de cette époque. L'un des plus beaux monuments, également de l'époque romane, est celui de l'église Saint-Barthélémy de Liège, que nous avons vu à l'exposition de l'art ancien qui a eu lieu à Bruxelles en 1880. C'est une cuve supportée par douze bœufs. Ces fonts ont été coulés par Lambert Patras de Dinant, en 1122.
Fig. 423.
Fourchette hollandaise (xvnc siècle).
FOURCHETTE. — Ustensile de ménage qui sert, dans les cuisines et sur la table, à man-
FOURREAU. — FRANÇAIS (art).
ger, à prendre et à saisir des mets. Notre figure 420 montre une fourchette hollandaise du XVIIe siècle ; elle porte la date de sa fabrication (1686). Elle fait partie de la collection A. Jubinal. (Voy. Couvert.)
FOURREAU. — Sorte d'étui, de gaine, qui sert d'enveloppe à une épée, à un sabre, à un poignard, etc. Ils sont en cuir gaufré, en cuivre, en acier, et décorés avec plus ou moins de
Fig. 421. — Fourreau de cimeterre (revers).
richesse. On a fait également des fourreaux en galuchat grisâtre ou vert. Les plus beaux fourreaux sont ceux des armes orientales et ceux de la renaissance jusqu'à l'époque de Louis XIII. Nos figures 421 et 422 montrent une portion de fourreau d'un cimeterre du xvie siècle ; le dessous (fig. 421) est en émail guilloché, le dessus (fig. 422) est orné de turquoises et d'onyx.
FOURRURES. —Voy. Pelleteries.
FRAMÉE. — Lance des Francs. Au mot Armes (fig. 46), le lecteur trouvera un trophée franc dans lequel on aperçoit une f ramée.
FRANÇAIS (Art). — Art qui a été pratiqué en France depuis le moyen âge jusqu'à nos jours. Antérieurement à cette époque, il a existé dans le pays occupé par la France un art Gaulois et Gallo-Romain. (Voy. ces mots.) Pour ce qui concerne les origines de la peinture et les maîtres de cet art en France, nous renverrons au mot Ecole, § Ecole française. Ici nous dirons quelques mots de la sculpture. — Pendant le moyen âge, les sculpteurs, qu'on
Fig. 422. — Fourreau de cimeterre (face).
appelait imagiers, ymaigiers , tailleurs d'images, ont travaillé presque uniquement pour la décoration et l'ornementation des églises ; ils ont fait ces stalles, ces chaires, ces bancs d'œuvre, ces chemins de croix et ces représentations de saints personnages que nous voyons encore épars çà et là dans les églises ou dans les musées. Il y a Heu de distinguer plusieurs périodes dans la sculpture du moyen âge. Du Ve siècle jusqu'à la fin du XIe , il faut avouer que la statuaire , sauf de rares exceptions , est assez grotesque ; les figures, courtes et rondes, n'ont aucun style, aucune proportion, aucune noblesse. Après le xie siècle, la statuaire change tout à fait ; l'art romano-byzantin pro-
Planche XIV. — Quenouilles et fuseaux du XVe siècle.