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INCUNABLES. — INSTRUMENTS DE MUSIQUE

position ; les cadratins servent à créer un alinéa. La partie en relief de la lettre, la tête du caractère se nomme œil; la, force a" œil est de quatre , cinq, six et sept points, comme nous venons de le voir un peu plus haut ; quand les caractères sont usés par un long usage, on les nomme têtes de chus. Indépendamment des caractères, il y a la ponctuation et l'accentuation. La première comprend la virgule, le point et virgule, les deux-points, le point d'interrogation, le point d'exclamation, lejpomt final, les guillemets, la parenthèse et le tiret. Les accents sont l'accent aigu, l'accent grave et l'accent circonflexe; certaines langues ont beaucoup de signes d'accentuation ; le grec, par exemple, possède seize accents différents.

Quand les formes reviennent ou sortent des presses, on opère la distribution du caractère, c'est-à-dire qu'on décompose ces formes pour placer le caractère dans leurs cassetins respectifs. Avant d'opérer la distribution, les formes ont été lavées et nettoyées, de sorte que le caractère est très propre quand il rentre dans les cassetins. — Voy. Lithogkaphie {Art de la).

INCUNABLES. — Voy. Livre.

INDIEN (Art). — Voy. Hindou {Art).

INFULE. — Voy. Mitre.

INSIGNES. ■ — Signes extérieurs de puissance et de dignité. A toutes les époques et chez tous les peuples, même les moins civilisés, les hommes placés à la tête de leur peuplade ou de leur nation ont eu des insignes. Le plus ancien insigne était le pedum, sorte de bâton recourbé que portaient les Pharaons. (Cf. Diction, d'archéologie, v° Pedum.) Les insignes royaux sont la couronne , le sceptre, la main de justice , etc. Les chevaliers du moyen âge avaient le casque et l'écu. Les corporations et les sociétés avaient des bannières, des oriflammes et des plaques. Notre planche XVIII montre des insignes des arbalétriers de Clèves, l'ancienne capitale du duché de même nom ; ce sont des plaques pectorales surmontées de couronnes réunies par des chaînettes ; au-dessous des plaques est suspendue une arbalète. Sur la pre-

mière de nos figures on voit saint Georges ; sur la seconde, l'archange saint Michel terrassant le diable, et sainte Catherine de Sienne, qu'on reconnaît à la roue qu'elle a à sa droite et qui symbolise l'instrument de son martyre. Ces deux plaques sont en argent, en partie dorées ; elles datent de la fin du xvc siècle. (Voy. Papegai. ) Certains costumes modernes, des médailles, des croix, des décorations , sont également des insignes.

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