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MARQUE. — MARTEAU

rues de la ville à l'époque des vendanges et les trois derniers jours de carnaval. Tous les membres de cette société, qu'on désignait aussi sous le nom d 'Infanterie dijonnaise, étaient diversement costumés, et allaient à pied, à cheval ou en voiture, portant à la main une marotte ou claquette ornée d'une tête de la Folie.

MARQUE. — Signe, caractère qu'on imprime sur un objet pour constater sa composition, sa valeur ou le nom du fabricant. L'usage des marques remonte à une haute antiquité. A l'époque des Assyro-Chaldéens, on scellait d'un cachet spécial à peu près toute chose (1) ; il n'est donc pas étonnant que les anciens boulangers arabes aient marqué le pain qu'ils fabriquaient pour le distinguer de celui fait par un de leurs confrères. Notre figure 507 montre la marque d'un boulanger arabe qui daterait du vu0 siècle de l'ère vulgaire ; elle aurait été trouvée dans des décombres à Constantine. Le dessin de cette marque est d'un style large et d'un beau caractère. — Dans le blason, on nomme marque un objet qui sert à faire connaître une personne ou une famille.

MARQUETERIE. — La marqueterie est une sorte de mosaïque en bois (on la désigne, du reste, également ainsi), mais qui a sur la mosaïque en pierre l'avantage d'être plus légère, de décorer les meubles et d'offrir une plus grande résistance à l'ébranlement causé par les chocs ou les transports. D'un autre côté, la marqueterie est inférieure à la mosaïque par la pénurie des nuances naturelles que le bois peut fournir : il faut donc employer la teinture pour obtenir une grande variété de tons ; de là le peu de durée relative d'un travail d'ébénisterie , comparée à l'inaltérable combinaison de la mosaïque de couleur (verre ou pâtes émaillées). — Comme sa sœur la mosaïque, la marqueterie eut sa renaissance et son plus grand développement en Italie. Créée au xme siècle par les huchiers et les tabletiers, tailleurs d'images (sculpteurs sur

(1) Cf. Journal des savants, n° de sept. 1870.

bois), elle était en pleine prospérité à la fin du xive siècle. Elle fut d'abord exécutée en ivoire et en ébène ; les dessins étaient obtenus par l'opposition du blanc au noir. Plus tard elle s'étendit aux bois naturellement colorés, enfin aux bois colorés artificiellement par des procédés divers qui donnent, du reste, une grande solidité à la couleur des bois. A partir de ce moment, le tabletier crée de fort beaux travaux, tant que ses compositions restent dans le domaine de la nature morte, c'est-à-dire tant qu'il reproduit avec ses bois des oiseaux, des fleurs, des vases; mais dès l'instant qu'il veut créer des paysages ou imiter des scènes ou des sujets dans lesquels l'homme figure, les travaux du tabletier laissent beaucoup à désirer. Dès le commencement du XVe siècle, l'Italie essaya de ce dernier genre, de cette manière, pourrionsnous dire. Dans l'inventaire du duc de Berry, daté de 1416, nous trouvons une marqueterie qui représente « un grant tableau, où est la passion de Nostre-Seigneur, fait de poins de marqueterie et en tour de l'un des costez garnis d'argent blanc. » Au début de cet article, nous avons dit qu'on appelle aussi la marqueterie mosœique en bois; en voici un exemple qui remonte à la fin du xve siècle. Nous lisons, en effet, dans l'inventaire de la royne Anne de Bretagne, daté de 1498 : « Ung coffret faict de musaycque de bois et d'ivoire, assis sur six testes de dragon faict à ymaiges tout à l'entour taillées en bosse dorée, etc. » Les ouvrages de marqueterie sont en général d'un prix élevé. Il se fabrique à Bombay une marqueterie en pointes de métal, argent et cuivre, avec des carrés, des ronds et des triangles d'écaiile, de nacre et d'ivoire blanc et vert, qui a beaucoup de prix. La France, l'Espagne, l'Italie, ont fabriqué beaucoup d'objets en marqueterie ; l'Italie a la spécialité de l'ivoire. En France, un fabricant de Paris, M. Grohé, exécute des meubles en marqueterie qui sont des merveilles. (Voy. Mobilier, § 5, Meubles en marqueterie de lois, et Mosaïque.)

MARTEAU. — Outil de fer, pourvu d'un manche, qui sert à de nombreux corps d'état. Dans le commerce de la curiosité, on ne vend que des marteaux de bronze, d'argent ou même

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