MOUSQUET. — MOUTARDIER
rapprochant successivement, des bords du médaillon. Lorsque la surface de celui-ci est entièrement couverte de plâtre, on frappe légèrement sur la table qui porte le médaillon , de façon à provoquer un ébranlement qui tasse, pour ainsi dire, le plâtre; enfin on ajoute en dernier lieu une quantité suffisante de plâtre pour donner au moule une épais-
Fig. 544. — Vase de terre.
seur convenable pour assurer sa solidité et faciliter ainsi son maniement. Au bout d'une heure ou deux, suivant la température ambiante, le plâtre a une prise suffisante pour permettre son décerclage. Ici il faut un tour de main assez habile pour détacher le moule de l'ardoise sans détériorer le modèle, que, du reste, on peut réparer en divers endroits, s'il
Fig. 545. — Divers outils de modelage.
y a lieu, avec du plâtre à modeler. Quand le moule est parfait, on coule du plâtre de la même façon et avec les mêmes précautions que nous avons déjà décrites, et l'on obtient une nouvelle épreuve, et ainsi de suite successivement. Notre figure 545 montre en 1 et 2 deux spatules, en 3 un couteau, en 5 un ciseau, en 6 une gouge.
MOUSQUET. — Arme à feu portative, bien que lourde. Introduite en France vers
1527, on l'utilisa d'abord pour la défense et l'attaque des places sous le nom ù! arquebuse à mèche ou mousquet biscaïen. Perfectionnée vers 1568, cette arme remplaça l'ancienne arquebuse. On ne pouvait l'épauler ; aussi, pour s'en servir, on l'appuyait sur une fourche, nommée fourquine, qu'on plantait en terre. Voici quel était le fourniment des mousquetaires : une bandoulière à laquelle étaient attachées, par des cordelettes, des charges de poudre mesurées d'avance et renfermées dans des étuis de cuir. L'extrémité de la bandoulière portait le sac à balles, auquel était suspendu par un crochet l'amorçoir. — Le mousquet à rouet avait à sa platine un chien portant une pierre à fusil, au lieu d'un serpentin ; quand on appuyait sur la détente, la pierre raclait sur un rouet d'acier cannelé et fournissait des étincelles qui enflammaient l'amorce. Le rouet se remontait au moyen d'une clef. (Voy. Pistolet.)
Vente Double. — N°212. Mousquet à rouet, avec monture forme dite pied de biche, richement incrustée d'ivoire et de nacre gravés à sujets de chasse et ornements. Le canon est gravé et doré (xvie siècle). 1,100 francs — N° 213. Petit mousquet à rouet de même travail que le numéro précédent, avec monture couverte d'incrustations d'ivoire gravé à feuillages. Le canon porte l'inscription : In Brvnn (xvie siècle). 720 francs.
MOUSTIERS (Faïence de). — Voy.
Faïence.
MOUTARDIER. — Pot dans lequel on sert sur la table la moutarde, ou la mustarde, comme on la désignait anciennement, car c'est un condiment employé depuis fort longtemps. Dans l'inventaire de Charles, comte d' Angoulême, en date de 1497, il est fait mention d'un « moustardier en estaing ; » mais dès le xme siècle il existait à la cour de France des officiers dits moustardier s ; les moutardiers du pape passaient aussi à cette époque pour des personnages très fiers. — Vente San- Donato. N° 1292. Moutardier en argent repoussé et ciselé, ornements contournés (travail français du xvme siècle). 830 lires. — N° 1334. Moutardier, pieds en feuilles d'acan-