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PAPEGAI

pulairedès le xive siècle, il était régi par certains règlements qui se perpétuaient d'année en année. Beaucoup de villes donnaient des prix aux plus habiles tireurs. Ménard, dans son Histoire de Nîmes (Preuves, XLY et LV), nous informe que le 18 mai 1363 le prix du

tir consista oc en une tasse d'argent pesant un marc d'argent et dont les consuls firent la dépense. En 1505, ces magistrats offrirent deux douzaines d'écuelles d'étain aux archers et arbalétriers pour les engager à se perfectionner dans leurs exercices. » Voici, d'après M. Al-

Fig. 574. -

Papegai en vermeil.

bin Michel, notre collègue à l'Académie de Nîmes (1), l'origine de ce terme : « Le mot français papegay ou papegaut, en provençal papegai ou papeguay, en catalan papa-

(1) Le Roi du Papegay en l'an 1300, broch. in-lï mes, 1878.

gall, en espagnol papagayo, en portugais papagaiûj en italien papagallo, en arabe lallaga, est l'ancien nom qu'on donnait au perroquet. » Notre figure 574 montre un papegai en vermeil qui représente un coq et qui a servi comme insigne de la compagnie de l'Arc d'Aldenberghe ; il est donc d'origine néerlandaise : il fait partie de la collection de M. Maxime Du-

PAPELONNE.

PAREPAIN.

camp. Sur la médaille que cet oiseau porte à son bée, on lit la date de 1528 et une inscription hollandaise dont voici la traduction : « Cet oiseau appartient à la société de "Westenfelde à Aldenberghe. » Les lettres B. W., qu'on aperçoit au milieu du cartouche de la médaille, signifient Burscltap (société) et Westenfelde.

PAPELONNE. — Se dit, en blason, de Fécu sur lequel on a représenté des écailles comme sur le corps d'un poisson. — Beaucoup d'animaux fantastiques ont leur corps terminé par une queue papelounée.

PARAPLUIE. — Ustensile fait pour garantir contre la pluie la personne qui s'en sert. Les premiers parapluies ont été faits avec de la toile cirée, du cuir ou d'autres étoffes. Les Chinois ont fait des parapluies avec du papier verni.

PARASOL. — Cet ustensile, qui ne sert aujourd'hui qu'à protéger contre les ardeurs du soleil les personnes qui en font usage, était autrefois considéré comme insigne ou marque de dignité et de puissance. Des bas-reliefs de Persépolis nous montrent de grands personnages sous des parasols portés par des esclaves ; ce sont souvent des jeunes filles qui portent les parasols au-dessus de la tête du roi. Aujourd'hui les seuls parasols qui se vendent sont japonais, et de peu de valeur.

PARAVENT. — Meuble fait au moyen de divers châssis tendus de papier, ou d'étoffe de soie ou de tapisserie, et pouvant se replier sur eux-mêmes. Ces châssis sont appelés feuilles. On utilise ce meuble dans les grands appartements pour se garantir contre les courants d'air. Le Japon a fait de superbes paravents en laque.

Vente San Donato. — N" 863. Paravent à quatre feuilles en ancien velours de Gênes grenat, à ramages et entrelacs sur fond blanc, avec galon et frange assortis. Hauteur de chaque feuille, lm,60; largeur, 0m,54. 900 lires. — N° 15G3. Paravent à six feuilles en ancien velours de Gênes, pourpre et drap d'or vénitien, broché d'argent et de bouquets de fleurs en

soie de couleur. Hauteur, l'",79 ; longueur, 0m,64. 6,000 lires. — N° 1565. Paravent à cinq feuilles en bois sculpté et doré à deux tons, à couronnement en forme de coquille, du commencement du XVIIe siècle. Il était garni, d'un côté, de brocart vénitien à ornements de rinceaux d'argent d'une extrême richesse, tandis que l'autre face était de brocart à fond blanc, broché de fruits et de fleurs d'or et de soie de couleurs parmi lesquelles dominait le ton olive. Ce meuble avait appartenu à Philippe d'Orléans, le régent. Hauteur, l'",79 ; largeur, 0m,61. 2,150 lires. — 35T0 1741. Petit paravent à quatre feuilles, en soierie ancienne fond noisette, brochée de fleurs en couleurs. 400 lires.

PARCHEMIN. — Peau de mouton ou de chèvre préparée pour recevoir de l'écriture ou des enluminures. Les parchemins ont servi à écrire des Manuscrits et à faire des Miniatures. (Voy. ces mots.)

PARCLOSE. — Voy. Stalle.

PARE-ÉTINCELLES. — Petit meuble en métal, en bronze doré, en cuivre ou en fer, qu'on place devant les foyers pour empêcher les étincelles ou des éclats de bois charbonnés de brûler les tapis ou les parquets. On dit aussi Garde-feu. (Voy. ce mot.)

PAREMENT. — Objet qui sert à parer.

On désignait ainsi autrefois de riches morceaux d'étoffe qui servaient à parer les devants de robe des femmes ou les manches d'habit des hommes. — On nomme parements d'autel des étoffes ou des pièces d'orfèvrerie qui couvrent les autels. (Voy. Devant d'autel et Orfèvrerie.)

Vente San Donato. — N°37. Parement "d'autel en velours de Gênes du xve siècle , pensées sur fond chamois avec armoiries. En deux morceaux de 0ra,90 de large sur 0m,72. 280 lires. ■

PARE PAIN. — Couteau qui servait à parer ou peler le pain, c'est-à-dire à le chapeler. Dans les trousses de couteaux nommées paires de couteaux, il se trouve presque toujours un

Plaxchk XXV. — Pastel de John Russel (musée du Louvre).

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