PUPITRE
cipalenient les femmes qui touchaient de cet instrument. Dans li Romans de Brut (xnc siècle) nous lisons :
Et mult sot de lais et de note De viele sot et de rote De lire et de salteriou.
Il en est également question dans le fameux Roman de la Rose (xive siècle) : « Psaltérion preat et viele. »
Fig. 609 bis. — Psaltérion à cordes cintrées.
Notre figure 609 dis montre un psaltérion à cordes cintrées , d'après une miniature d'un manuscrit du xive siècle.
PSYCHE. — Grande glace pivotant dans sa partie supérieure, ce qui permet de l'incliner à volonté. Elle est fixée dans une sorte de châssis. On se voit en pied dans les psychés. On fait ce meuble avec toute sorte de bois.
PUISOIR. — Sorte de grande cuiller qui sert à puiser des olives, par exemple , dans un ravier. — Tente San Donato. N° 1287. Puisoir en vermeil, en forme de vaisseau, anse à couronne impériale ; au fond, blason de l'empire de Russie. Travail russe. 250 lires.
PULVÉRIN. — Sorte de poire à poudre dans laquelle on met la poudre d'amorce ; aussi nomme-t-on également cet ustensile Amorçoie. (Voy ce mot.) — Vente Double. N° 225.
Pul vérin à panse hémisphérique, en cuir gaufré, à rinceaux, oiseaux et figures d'animaux, avec garniture de fer. Travail italien du xvie siècle. 405 fr. — N0 227. Pulvérin de forme circulaire, en argent doré, orné sur chacune de ses faces d'une peinture sur émail représentant une figure équestre en costume du temps (époque Louis XIV). 300 fr. — N° 228. Pulvérin de même forme en cuivre ciselé et doré ; il offre sur chacune de ses faces un bas-relief représentant un sujet ayant trait à l'histoire d'Hercule (xvie siècle). 280 fr.
PUPITRE. — Meuble de bois ou de métal qui sert à supporter des livres , des papiers , des cahiers de musique.
Dès le vne siècle, ce meuble était utilisé en France, du moins dans les églises ; car nous lisons dans les Antiquités del'aboaye de Saint- Denis de dom Doublet (I, 286) ce qu'au milieu de la première partie du chœur de l'église (de Saint-Denis) est posé le poulpitre de cuivre, enrichi des statues des quatre évangélistes et autres figures, donné par le roi Dagobert, provenant de l'église de Saint-Hilaire de Poitiers, lorsque ledit roi ruina la ville pour cause de rébellion. » Un peu plus loin (page 245), dom Doublet nous apprend que Suger avait doré en or fin ce pupitre.
Les grands pupitres d'église se nomment aigles ou Lutrins. (Voy. ce mot.) — • Vente San Donato. N° 175. Pupitre composé d'un sphinx ailé accroupi , en bois sculpté ; socle en ébène à moulures. 160 lires. — Vente Double. N° 382. Pupitre à musique en bois sculpté et doré, décoré d'une lyre et de rinceaux découpés se détachant sur un fond de satin ponceau (style Louis XVI). Haut., 0m,42 ; larg., 0m,49. 1, 500 fr. — Quelques pupitres en bois d'ébène incrustés d'ivoire gravé se vendent de 60 à 300 francs ; d'autres, en bois recouvert de cuir gaufré et doré au petit fer, valent de - 35 à 90 ou 100 francs.
:■*' ..sagg
QUARTZ. — Le quartz hyalin incolore des minéralogistes est ce qu'on appelle vulgairement du Cristal de roche. (Voy. ce mot.) Les cristaux de quartz roulés sont tour à tour dénommés, suivant leur provenance : cailloux de Bristol, de Mèdoc, du Rhin; topazes Hanches, de Saxe, etc.
Les bijoutiers nomment également le quartz hyalin chrysoprase, parce que sa couleur caractéristique, qui est vert-pomme, passe des nuances les plus pâles aux plus foncées. Ces nuances lui sont données par une portion plus ou moins considérable de nickel qui entre dans sa composition. La dureté du quartz est variable, mais les moins durs peuvent toujours rayer le verre ; ils sont infusibles à la chaleur du chalumeau, mais ils perdent leur couleur quand ils sont chauffés à une haute température : cependant certains résistent et ne sont pas décolorés par la chaleur du chalumeau ; d'autres changent de couleur et ne conservent qu'une teinte désagréable à l'œil. En général, ce sont les plus tendres qui résistent le moins.
Les plus beaux échantillons de quartz proviennent d'un petit village situé dans la principauté de Munsterberg (haute Silésie) ; on les rencontre principalement dans des crevasses de serpentine ; souvent ils sont mélangés avec d'autres quartz appartenant à des variétés de calcédoine et d'opale. Susceptible d'un beau poli, la chrysoprase des bijoutiers se prête à toutes sortes de tailles ; les plus belles et les plus transparentes, après celles qui proviennent des montagnes de Kosemutz, sont celles de Glasendorf.
Voici, d'après Klaproth, la composition de ce minéral sur 300 parties :
Silice 288,50
Alumine 0,25
Oxyde de nickel 3,00
Terre calcaire 2,50
Oxyde de fer 0,25
Substances étrangères 5,50
QUATRE-FEUILLES. — Ornement de l'architecture ogivale formé au moyen de quatre grandes portions de cercle qui sont réunies en un seul motif. Cet ornement est formé de quatre divisions ou lobes; il est sculpté en creux, en relief ou tout à fait ajouré. On le nomme également quadrilobe; quand il a cinq feuilles, quintefeuïïle ou quinte lobe.
Les quatre-feuilles et les quintefeuilles sont formées par des portions de cercle plus ou moins considérables, qui vont du demi-cercle jusqu'au trois quarts de celui-ci. Certains quintefeuilles de la fin du xine siècle et du xive siècle sont tracés au moyen d'arcs brisés outre-passés, qui forment donc des arcs ogives. Ces ornements ont été principalement utilisés pour décorer les ros^s et les ceils supérieurs des grandes fenêtres à meneaux de l'époque ogivale ; mais on les trouve appliqués aussi à la décoration des meubles en bois et d'objets d'orfèvrerie de tous genres. Les belles grilles de fer et de bronze sont également décorées de ces ornements, qu'on voit aussi dans les vitraux dont ils forment souvent l'encadrement.
On retrouve donc ces ornements à peu près