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SELLE

SELLE. — Ce terme sert à désigner un meuble très solide sur lequel les sculpteurs travaillent leur modèle en glaise ou sculptent un bloc de marbre ; mais il sert aussi à désigner le harnais qu'on place sur le dos d'un cheval et qui sert à le monter ; d'où l'expression, cheval de selle. — Au moyen âge, la selle

à l'usage des dames se nommait sambite; elle comportait une planchette pour reposer les pieds. Elle est citée, dans beaucoup de comptes ainsi que dans les inventaires, avec la litière, ce qui fait que divers auteurs ont confondu à tort la sambue avec la litière. Catherine de Médicis fut la première femme qui eut l'idée

Fig. 632. — Selle du XVIe siècle (Armeria real de Madrid).

d'avancer la jambe sur l'arçon de devant, afin de pouvoir regarder, comme le cavalier, le but vers lequel on dirige le cheval. — Suivant l'époque où elles ont été fabriquées, les selles ont des valeurs très différentes : les seUes orientales brodées d'or et d'argent, enrichies de pierres précieuses ; celles décorées d'argent repoussé et ciselé, de l'époque de la renaissance, atteignent dans les ventes les prix les plus élevés. Nos figures 632 et 638 montrent deux selles

du xvie siècle faites en Italie ; elles font partie de la* collection de l' Armeria real de Madrid. Yoici ce que nous lisons au sujet de ce genre de selle dans le catalogue de l' Armeria : « Il y avait jadis, dans l'ancienne cavalerie espagnole, deux espèces de selles : la selle d'armes, et la selle de genette ou parade. La première, dite armada ou Iridona, c'est-à-dire armée de longs étriers , avait de grands arçons couverts d'une enveloppe d'acier ; elle était de mise

SEPIA (dessin a la). — SERPENT.

dans les tournois. » En ce qui regarde la seconde division, nous croyons devoir rappeler la description qu'en donne Tapia y Salcedo, dans son ouvrage intitulé Ejercicios a Jajinetta. Ce genre de selle doit avoir son bois antérieur plus haut que celui de derrière. L'arçon de devant doit être maintenu si haut que

le cavalier, levé sur ses étriers, ne puisse point dépasser son sommet, alors qu'il arrive plus haut que l'entre-deux cuisses ; l'arçon de derrière doit être plus bas et un peu renversé en dehors. Ce genre de selle est en usage pour les cavaliers qui figurent dans les courses de taureaux, picador es, gardiens, etc.

Fig. 633. — Selle du xvie siècle (Arineria real).

Autrefois, comme le prouve la chronique du Cid, qui remonte au XIIe siècle, la selle à la genette se nommait en Espagne seilla cocera.

SÉPIA (Dessin a la). — Dessin lavé à la sépia, au lieu de l'être à l'encre de Chine. Beaucoup de grands maîtres ont fait des dessins à la plume ou au crayon relevés à la sépia. (Voy. Dessin.)

SERINETTE. — Sorte de boîte à musique, d'orgue à cylindre qui peut jouer quatre ou cinq airs différents ; son étendue est d'une octave. Comme on utilise cette musique pour apprendre à chanter à des oiseaux, tels que calandres et serins, on l'a appelée serinette.

SERPENT. — Instrument de musique à vent composé de deux pièces minces de bois de

SERPENTIN (marbre). —

noyer accolées l'une en regard de l'autre de manière à former un tube recourbé en forme d'S. Comme il est recouvert de cuir ou de peau de chagrin, cet instrument a quelque analogie avec la forme d'un serpent ; d'où son nom : il a été inventé vers la fin du xvi° siècle (1590) par un chanoine d'Auxerre, nommé Edme Guillaume. Il a été remplacé de nos jours par le basson et l'ophicléide. Cet instrument passe assez rarement dans les ventes. Ceux couverts

SERRURERIE (art de la). 599

de cuir gaufré se vendent de 40 à 60 francs.

SERPENTIN (Marbre). — Marbre à fond vert avec des taches rouges. Une variété de ce marbre, à grains très fins et très serrés se nomme, serpentine; elle est beaucoup plus estimée que le serpentin.

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