‹ Dictionnaire de l'art, de la curiosité et du bibelotChapitre 5 sur 325 · ACIER · texte numérisé non relu

ACIER

d'ouvrir et de fermer l'accordéon sans avoir à faire parler les languettes. L'instrumentiste à l'aide de sa main gauche met le soufflet en mouvement, tandis qu'avec les doigts de sa main droite il tient fermées ou il soulève les clefs à volonté. Certains accordéons ont une étendue de trois octaves et même trois octaves et demie, ils donnent des tons bémolisés et diésés. Cet instrument était très fréquemment utilisé en Al-

Kg. i.

Accordéon.

lemagne et en Angleterre ; dans ce dernier pays, il existe un modèle de forme octogonale. En France , un nouvel instrument, Yharmoniflûte, qui a fait son apparition vers 1865, a fait délaisser presque complètement l'accordéon.

ACCOTS. — En céramique, on désigne sous ce terme des fragments d'étui hors d'usage, des gazettes brisées ou poignées de terre qu'on utilise pour consolider des files ou piles qui constituent dans leur ensemble l'encastage des produits céramiques. — On choisit ordinairement pour cet usage les terres les plus réfractaires parce qu'on place les accots entre les piles et les parois du four, de manière à rendre ainsi l'enfournement solidaire, afin de résister à l'intensité du feu. (Voy. Encastage et Enfournement.)

ACHE (Feuilles d'). — Feuilles d'une plante de la famille des ombellifères. Il existe plusieurs variétés d'ache, celle que les sculpteurs de la période ogivale ont reproduite le plus souvent, c'est l'ache à grosse feuille de persil découpée en trois lobes, et qui a été également employée dans l'art du blason pour décorer les couronnes ducales. En grec, on nomme l'ache arciov, et en latin apiwn.

ACHÉIROPOIÉTÉS. — Ce terme signifie

littéralement non fait par la main de l'homme. On désigne ainsi des images, des représentations faites sans le secours de la main de l'homme; on cite notamment la sainte face ou Véronique^ C'est un linge qui servit, dit-on, à sainte Véronique pour essuyer la figure du Christ, et sur lequel, par un miracle, se trouva imprimée la figure du Rédempteur. Dans la basilique de Saint- Jean de Latran, à Rome, on montre un portrait de Jésus-Christ commencé, dit-on, par saint Luc et terminé par les anges.

ACHEMINÉE. — Dans la fabrication des glaces, on nomme glace acheminée, celle dont on a enlevé les plus fortes aspérités.

ACHEVAGrE. — En céramique, on nomme achevage, le dernier travail, la dernière façon donnée sur une pièce de poterie, que celle-ci soit coulée, moulée ou tournée.

ACIER. — Fer combiné avec du carbone, susceptible de fournir par la trempe un métal d'une grande dureté. La proportion de carbone qui entre dans la composition de l'acier est très faible puisqu'elle n'est guère que de 1 ou 2 pour 100. On distingue plusieurs sortes d'aciers suivant les procédés employés pour leur fabrication, les principaux sont : V acier naturel, retiré directement du minerai produit par sa réduction; Y acier de cémentation, produit par la carburation du fer ; V acier de forge, produit par l'affinage incomplet de la fonte, etc. — On nomme acier de l'Inde, acier Wootz ou de Damas, un genre d'acier moiré ou gaufré qui- présente diverses nuances. C'est avec cet acier qu'on fabrique les belles armes blanches; sa fabrication est assez curieuse. Le minerai de fer qu'on y emploie est composé de 58 pour 100 de fer oxydulé et de 42 pour 100 de gangue quartzeuse. On fond ce minerai dans un petit fourneau à poitrine fermé en argile réfractaire; la, tuyère du fourneau est également faite avec cette dernière substance, et des tuyaux de bambou amènent l'air de la soufflerie qui est faite au moyen d'outrés en peau de bouc. Les Indiens cémentent le fer fourni par les creusets avec une argile réfractaire mélangée de paiUe de riz. Le bois employé pour charger le four est celui du

ACLIS. — AGAL1 KEMAN.

cassia auricuïata. — On fabrique avec ce bel acier non seulement des armes blanches, mais des armures, des canons et des objets de toilette, des garnitures de boutons d'habit, des agrafes, des boucles, des broches, des fermoirs de ridicules, et une petite bijouterie de peu de valeur. Souvent le grenat et des pierres fausses sont enchâssés ou montés dans des pièces d'acier. En Russie, on fabrique des boîtes en acier poli, décorées de guirlandes plaquées de cuivre de diverses couleurs. (Voy. Bijoux.)

ACLIS. — Arme ancienne ; sorte de harpon qui a beaucoup d'analogie avec I'Angon. (Voy. ce mot.)

ACROSTOLE, ACROSTOLIUM. — Ornement placé à l'extrémité supérieure du stolus (proue). C'est au-dessous de l'acrostole que se trouvait le rosir um (éperon) qui servait à détruire les navires. Beaucoup de proues sculptées sont de véritables objets d'art ou de curiosité ; on en voit fréquemment des spécimens dans les musées et dans les collections.

ADOUCI. — Les miroitiers, ou plutôt les fabricants de glaces, désignent sous ce terme la première façon donnée aux glaces brutes. Dans la cristallerie , c'est aussi le premier travail qu'on fait sur le cristal seulement ébauché par la taille.

ADOUCISSAGE. — Poli qu'on donne aux métaux, au moyen de la poussière obtenue par diverses substances. On désigne de même la poussière servant à donner ce poli.

ADUFE. — Sorte de -tambour de basque dont on se sert en Espagne.

ADULAIRE. — Cette variété de pierre, belle en cabochon, est dénommée aussi pierre de lune, à. cause de sa couleur blanche -à reflets nacrés. C'est une sorte de feldspath qui, dans l'art du céramiste, est employé pour donner de la transparence à la porcelaine. On dit aussi, mais plus rarement, adlunaire.

tELODICON, ^LODION. — Voy. ^Eo-

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