‹ Dictionnaire de l'art, de la curiosité et du bibelotChapitre 64 sur 325 · BOUTS DE TABLE · texte numérisé non relu

BOUTS DE TABLE

œil et permit aux officiers de police de les couper dans la rue et sur les habits de ceux qui les portaient. »

L'usage du bouton n'est pas très ancien ; on se servait autrefois d'agrafes, d'aiguillet-

tes, de brochettes ou grosses épingles et de cordons. — Dans certains pays, en Chine par exemple , les boutons servent , suivant leur richesse, à indiquer le rang et la position de la personne qui les porte.

Fig. 146. — Bouteille romaine eu verre gravé.

BOUTOU. — Massue des Caraïbes, longue d'environ un mètre. Faite d'un bois lourd et très dur, eUe est plate et amincie sur ses bords. Souvent les plats sont décorés de signes bizarres peints de couleurs éclatantes. Cet objet est de peu de valeur.

BOUTS DE TABLE. — Petits flambeaux à deux branches dont l'usage est assez récent. Les bouts de table anciens ne remontent pas au delà de Louis XV; ils sont en argent, en bronze ordinaire argenté ou doré. Les bouts de table Louis XVI en argent valent, en

BKACELE.

BRACTEATES.

moyenne, de 0 fr. 90 à 1 fr. le gramme, suivant le travail de façon. — On désigne de même des salières doubles en argent ciselé ou en faïence; celles en argent valent jusqu'à 190 et 200 francs la paire; celles en porcelaine de Saxe se vendent jusqu'à 300 francs la paire , suivant le fini et la richesse de leurs décors.

BBACÈLE. — Ancienne pièce de 1 qui couvrait le bras.

armure

BRACELET. — Bijou dont l'origine remonte à une haute antiquité. Dans les temps reculés, les hommes portaient ce bijou aux bras ou aux poignets ; aujourd'hui les femmes seules s'en parent. On a fabriqué des bra- \ celets avec les matières les plus diverses ; l'or, l'argent, le cuivre, le bronze, ont été utilisés tour à tour ; on a orné les bracelets de pierres précieuses, de perles, de camées et d'intailles. Chez divers peuples de l'antiquité, le bracelet n'était pas seulement un ornement, c'était encore une marque de dignité et de puissance : par exemple, chez les Mèdes, chez les Perses et chez d'autres peuples orientaux. — En France, l'usage du bracelet remonte au temps même des Gaulois ; nos pères à la longue chevelure en portaient tantôt à l'avant-bras, tantôt au poignet ; les Françaises adoptèrent le bracelet dès le commencement du xme siècle. Pendant le moyen âge et la renaissance, ce terme avait comme synonyme celui de manicle. Nous lisons, en effet, dans Parthenopex de Blois, qui écrivait vers 1240 :

Le fermail de sos le menton Son de rubi et li bouton Li bras sont fort par les manicles Qui faites sont d'or et d'ornicles ;

et dans l'inventaire de Gabrielle d'Estrées, en date de 1599 : ce Deux manicles d'or couverts de rubis d'Inde prisez ensemble cent escus. » Dans l'art militaire ancien, on nommait bracelet la garde du gantelet ; il était fait soit en acier à charnière et à loqueteau, soit au moyen d'une plaque d'acier garnie de peau. (Yoy. Bijou, fig. 120).

BICT. DE L'ART.

BRACONNIERE, ou plutôt BRAGON- NIÈRE. — Pendant le moyen âge, on désignait sous ce terme une ceinture de fer attachée à la pansière. La bragonnière était rattachée aux lames qui couvraient les hanches de diverses manières, mais surtout au moyen de lanières de cuir placées en dessous de l'armure. C'est sur la dernière lame mobile qu'étaient suspendues les tassettes qui protégeaient contre les coups de fer le haut des cuisses. (Voy. Armure.)

BRACTÉATES. — Ce terme, dérivé du latin bradea (feuille de métal), sert à désigner

Kg. 147. — Bractéate en or trouvée en Norvège.

à la fois une monnaie et un bijou faits au moyen d'une feuille de métal estampée. Cependant les premières bractéates portaient une double empreinte. Cette monnaie fut très répandue en Allemagne depuis la seconde moitié du XIe siècle jusqu'à la fin du xive. On en fit également usage en Norvège, en Pologne, en Alsace et en Suisse. — Nos figures 147 et 148 montrent deux bractéates ornementales en or trouvées en Norvège ; l'une (fig. 149) couverte de filigrane est décorée de pierres fines serties dans le métal de la même façon qu'on voit enchâssés des cabochons dans des crosses des bas siècles. Nos figures de 150 à 151 montrent quatre autres bractéates trouvées

BRADEL (reliure A la). — BRANLANTS.

en Suède, en Norvège et en Danemark; une seule, celle représentée par notre figure 152, semble appartenir aux bractéates monétaires,

Fig. 118. — Bractéate en or (Norvège).

car non seulement elle n'a pas d'anneau, mais encore elle n'en a jamais porté, puisqu'on n'en voit pas trace.

BRADEL (Reliure a la). — Reliure dans laquelle la tranche du livre n'est pas rognée et dont le dos et le plat des cartons sont recouverts de percaline ou de papier colorié de diverses nuances.

Fig. 149. — Bractéate norvégienne.

BRAGUE. — Pièce placée à l'extrémité du corps du luth pour en cacher les éclisses. C'était aussi une partie du costume masculin ancien, elle formait le devant de la culotte.

BRANLANTS. — Au moyen âge, l'éclat des métaux et des pierres précieuses, de même que les plus riches broderies d'or et d'argent,

Fig. 150. — Bractéate norvégienne.

ne suffirent pas aux riches personnages pour satisfaire le goût du luxe et du clinquant ; aussi les marchands de broderies imaginèrent de créer des ornements en feuilles métalli-

Fig. 151. — Bractéate norvégienne.

ques branlantes, c'est-à-dire disposées sur les costumes de telle. sorte que le moindre mouvement les faisait s'ébranler et reluire. Voici ce que nous lisons dans Ant. de la Salle (1455) : « J'ay un aultre parement de satin

Fig. 152. — Bractéate monétaire de Norvège.

bleu losengé d'orfavrerie à nos lectces branlants... et ma cotte d'armes toute semblable sur lequel je viendray sur les lices pour faire mes armes à pié, qui est de satin cramoisy,

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