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CALICE

bleu d'outre mer, le tout parsemé de petites perles eu émail blanc. Au centre. des losanges ainsi que vers le bord supérieur, qui mesure 0m,12 de diamètre, on aperçoit des caractères arabes dessinés en or, mais n'ayant

repoussé et porte le caractère d'une œuvre du »nie siècle. Sa hauteur totale est de 0m,20 ; notre dessin est donc aux deux tiers de l'exécution. Cette pièce fait partie du musée archéologique de Douai. — Notre planche VI montre

aucun sens. Le pied de ce calice est en argent un calice en vermeil de la chapelle du palais

Fig. 185. — Calendrier mexicain.

d'Ajuda (Portugal). Ce vase sacré, charmant spécimen de l'orfèvrerie du xvie siècle, mesure 0m,35 de hauteur sur 0m,23 de circonférence à la base. Autour de la coupe se trouve gravée l'inscription : salvtaris - acipiah - en -caltcem. L'artiste ciseleur de cette œuvre est inconnu. — Dans les ventes les calices de la renaissance sont les seuls qui atteignent des prix élevés. — Vente San Donato. N° 382. Ca-

DICT. DE L'ART

lice gothique ensuivre gravé ; coupe en vermeil; la tige à nœud orné de six cabochons émaillés. Haut. 0m,17. 900 lires. — N° 1243. Calice en vermeil à couvercle orné à la base de figures d'apôtres , de têtes de chérubins et d'évangélistes en haut relief ; sur le nœud , des têtes d'anges. Hauteur, 0m,40. 1,300 lires. — N° 1244. Calice en vermeil à balustre, orné de trois griffons. Sur la coupe , animaux et ins-

criptions, travail d'Augsbourg (XVIIe siècle). 1,050 lires. — N° 1247. Calice en argent repoussé et ciselé. A la l>ase, trois médaillons. 520 lires. — Nn 1248. Calice en argent re-

CALICIION. - CALORIFÈRE.

poussé, ciselé et doré: à la base, figures des évangélistes. Ornements en relief. Haut. 0m,2ï>. 610 lires. — N° 1250. Calice en forme d'ananas, en argent doré , ciselé et repoussé. Tige

Fig. 186. — Ancien calice en verre.

en balustre à cariatides d'anges en adoration. Travail allemand du xvne siècle. 370 lires.

N° 1251. Calice en vermeil; bordure à

oves, tige à balustre. Sur la coupe, les armoiries du chapitre d'une église. Travail hollandais du xvii0 siècle. 530 lires.

CALICHON. — Ancien instrument de musique en forme de luth et monté de cinq cordes.

CALORIFÈRE. — Nous n'avons à parler ici que des enveloppes en faïence des calori-

Planche VI. — Calice eu vermeil ciselé (palais d'Ajuda).

CALUMET. — CAMEE.

f ères ; elles atteignent dans les ventes des prix assez divers. Les calorifères qui se vendent le plus cher sont ceux en faïence décorée de fleurs de différentes couleurs ; ils valent de 1,000 à 1,200 francs , quelquefois 2,000 et 3,000 francs.

CALUMET. — Pipe des sauvages. Le grand calumet est surtout en usage chez les peuplades indigènes de l'Amérique septentrionale. La pipe est ordinairement en pierre rouge et polie, et le tuyau mesure environ 0m,65 de longueur. — Petite valeur.

CAMAÏEU. — Peinture monochrome, utilisée pour imiter les bas-reliefs ; de là son nom, dérivé de l'arabe camaa, qui signifie relief. Quand les camaïeux sont noirs et blancs , on les nomme grisailles ; on emploie surtout celles-ci pour imiter les bas-reliefs de marbre blanc. — Le camaïeu a été fort à la mode au xvine siècle ; il est aujourd'hui beaucoup trop délaissé, car on peut obtenir de fort belles décorations avec ce genre de peinture. Beaucoup de faïences et de porcelaines sont peintes en camaïeu ; les couleurs les plus usuelles sont les violets , les roses , les jonquilles , les bleus et les noirs. Ces derniers sont peu recherchés ; les roses et les violets sont beaucoup plus prisés , et quand ils sont peints par des artistes habiles, les porcelaines de Saxe et de Sèvres atteignent d'assez beaux prix. — A la vente Double, le n° 45, joli flacon à thé de forme carrée en porcelaine de Sèvres ancien, pâte tendre, décoré en camaïeu carmin à figures d'Amours et attributs avec rehauts d'or sur le dessus et dans les angles, s'est vendu 1,010 francs. Le bouchon était en argent ciselé -et doré. Le tout style Louis XY. Marque : lettre C, 1755. — N° 44. Petit plateau ovale à contours en ancienne porcelaine de Sèvres, pâte tendre, décoré d'un groupe de deux Amours et de divers instruments d'astronomie , en camaïeu carmin. Epoque Louis XY. (Lettre Gr, 1759.) Adjugé à 1,450 francs.

CAMAIL. — Casque primitif des chevaliers du moyen âge; c'était une simple calotte de fer entourée d'un tissu maillé qui protégeait le cou et les épaules. La forme du camail a sou-

vent varié, il finit par n'être plus qu'un simple gorgerin. — C'est aussi une pèlerine à capuchon portée par les prêtres par-dessus le rochet. On nomme mosette le camail violet des évêques , et celui des cardinaux, qui est rouge. Dans les ventes, ceux en étoffe brodée en dentelle ont seuls du prix.

CAMBODGIEN (Art).

(Art).

Yoy. Khmee

CAMÉE. — Pierre fine gravée en relief ; c'est donc le contraire de l'intaille, qui est gravée en creux. La plupart des camées antiques grecs ou romains étaient gravés sur onyx et sur sardonyx ou sardoine. (Yoy. Agate.) —

Fig. 187. — Camée (musée de Vienne).

Les camées servaient à décorer des meubles et des vases ; on en utilisait beaucoup pour décorer des bracelets, faire des ceintures, des agrafes, enfin toute sorte de bijoux. Dans les camées à plusieurs couches, dont nous avons donné un spécimen au mot Agate (fig. 3 et 4), les sujets sont enlevés en blanc sur fond de couleur. — Notre figure 187 montre un camée du musée des médailles à Yienne. Il reproduit les traits d'Elisabeth d'Angleterre ; il est gravé sur une agate onyx à trois couches ainsi disposées : brun, blanc et brun. Cette gravure aurait été exécutée par Caldoré, qui, suivant quelques auteurs , ne serait autre que Julien de Fontenay, valet de chambre et graveur en pierres fines de Henri IY, qui l'avait fait exécuter sans doute pour l'offrir à Elisa-

CAMEE.

l)eth, avec qui il était en fort bons termes.

Notre figure 1 88 reproduit un superbe camée

en sardonyx oriental du cabinet des médailles

deVienne. Eckel, dans son Choix de pierres gravées, et Mongez, dans son Iconologie romaine , prétendaient que le buste placé à

gauche du lecteur et accolé au portrait de Claude était celui d'Agrippine la jeune, sa dernière femme. Mais le premier auteur voyait dans les deux autres bustes placés en regard ceux de Drusus l'ancien et d'Antonia , parents de Claude; le second auteur, au contraire,

voulait que ces deux bustes fussent ceux de Britannicus et d'Octavie, c'est-à-dire les enfants de Claude. Charles Lenormant a réfuté victorieusement ces deux hypothèses dans le Trésor de numismatique et d'histoire; il établit que les deux bustes à gauche du lecteur repré-

CANAPÉ. — CANDELABEE.

sentent Claude et Messaline, et que les bustes de droite sont ceux de Tibère et de Livie. Ce beau monument est connu sous le nom de camée de la famille de Claude. Un camée célèbre est celui qui se voit au Louvre et qui représente la famille de Tibère. — Certains camées sont gravés sur quatre couches, ce qui permet à l'artiste de faire de tons différents les chairs, les cheveux et les vêtements. Un glyptiste célèbre de la renaissance, Mathieu del Nassaro , a utilisé avec une grande habileté les différentes teintes d'une agate pour faire une superbe tête de Déjanire, dans laquelle les chairs, les cheveux et la peau de lion se modèlent dans des tons divers. Pour représenter les plaies saignantes de la femme d'Hercule, Nassaro tira même un excellent parti d'une veine rouge qui traversait l'agate. — Pour créer les œuvres d'un prix moins élevé que le camée sur pierre dure, les artistes en ont gravé de tous temps sur des coquillages, principalement sur la came ou charrié, mollusque acéphale. — Vente San Donato. N° 720. Camée romain ovale, à trois couches, représentant Hercule initiant un jeune homme au culte de Minerve. Long. 0m,075, haut. 0m,055. 310 lires.

CANAPÉ. — Meuble, grand fauteuil à dossier à plusieurs places. — Vente Double. N° 426. Petit canapé à dossier bas, en bois sculpté et doré , couvert en étoffe de soie brochée à fleurs sur fond blanc et bandes roses. Les extrémités légèrement évasées en volutes, ornées sur leurs faces de balnstres détachés. (Style Louis XIII.) Long. lm,60. 7,000 fr.

— N° 446. Modèle de canapé, ou siège d'enfant, en bois sculpté et doré, couvert d'étoffe à fond jaune (style Louis XVI). 2,250 fr.

— N° 448. Canapé Louis XV en bois sculpté et doré à enroulements et à fleurs, couvert en belle étoffe de soie à fond bleu. 5,050 fr.

CANDELABEE. — Meuble inventé dans l'antiquité et qui servait à porter des chandelles (candelœ) ; d'où le nom de candélabre, donné à cet ustensile du mobilier. Plus tard les candélabres portèrent des godets et des lampes à huile. Ils sont généralement en bronze et à trois pieds ; ceux qui passent sous

le marteau des commissaires-priseurs se vendent de 60 à 120 francs et plus, suivant leur état de conservation, leurs dimensions et le travail de leur fabrication. — Les spécimens de candélabres antiques représentés par nos figures 189 à 193 ont été trouvés dans les fouilles de Pompéi. Celui que représente notre

Fig. 1S

Candélabre portant une lampe.

figure 190 est d'une construction très ingénieuse, puisqu'il pouvait se démonter afin de faciliter son transport et son logement dans une caisse de voyage. La base du trépied est formée par trois pieds de biche qui ont sur les deux côtés de leur extrémité un petit anneau. La patte du milieu est attachée aux pattes latérales par de petits clous rivés, 3 et 4, formant un pivot autour duquel se meuvent les anneaux; de sorte que les trois pattes sont parallèles quand

CANDELABRE.

le candélabre est démonté, tandis que lorsqu'il est monté elles sont maintenues à égale distance sur la circonférence du cercle. Dans le dernier cas les deux anneaux extérieurs se recouvrent mutuellement et sont réunis au moyen d'une goupille ou petite fiche mobile. Les larges anneaux, 5, 5, 5, se trouvent superposés vertica-

Fig. 190. — Candélabre de voyage.

lement, comme on le voit dans notre croquis h. L'extrémité cylindrique de la tige du candélabre traverse les anneaux ; elle se trouve arrêtée par une goupille, 7, qui traverse le trou 8 et maintient ainsi rigide tout l'ensemble. La tige du candélabre est creuse et carrée , elle se termine par deux bustes, ceux de Mercure et de Persée, placés dos à dos. Un petit fût, e, s'élève ou descend à volonté , il est maintenu à la hauteur voulue par une goupille dont on

aperçoit la chaînette en f. — Le candélabre représenté par notre figure 191 est à deux branches. Nos figures 192 et 193 montrent le pied et la tête d'un candélabre en bronze de Pompéi. On voit ces quatre types au Musée national de Naples, dans la salle des bronzes du premier étage.

Nos figures 194 et 195 montrent deux modèles de candélabres, nommés aussi guéridons, dessinés par Charles Boule.

Les amateurs de curiosités recherchent avidement les candélabres antérieurs aux XVIIe et xvnie siècles. Notre figure 196 reproduit un candélabre à trois branches de l'église de Saint-Vaast à Gaurin (Belgique). C'est un travail du xve siècle qui paraît être sorti des ateliers des fondeurs de Tournai, si célèbres au moyen âge. Il porte à sa partie antérieure un pupitre décoré d'un agneau pascal en ronde bosse au milieu d'ornements à lobes. Ce candélabre, qui a de grandes proportions, ne devait servir que les jours de grande fête. (Voy. Chandelier et Flambeau.)

Vente San Donato. — N° 156. Deux candélabres à onze lumières en bronze vert et bronze ciselé et doré au mat, par Thomire. Figure égyptienne debout. Haut, totale, lm,90 ; hauteur des figures, 0m,70. 2,000 lires. — N° 1 57. Deux candélabres à sept lumières pareils aux précédents, mais moins élevés. Haut, totale, lm,39. 1,900 lires. — N° 291. Deux candélabres à douze lumières, par Thomire ; haut. 1 m,45 ; avec une pendule également par Thomire. 7,500 lires. — N° 324. Quatre candélabres en bronze vert et bronze doré supportant un bouquet de six lumières et posés sur un socle où l'on voit un guerrier tirant de l'arc. Hauteur, 0m,90. 2,800 lires. — N° 769. Superbe paire de candélabres exécutés par Gouthière et composés par Clodion. Chaque candélabre représente une bacchante en bronze d'une très belle patine avec draperies dorées et tenant un thyrse à trois lumières. Ces figures sont posées sur des bases en rosso oriental, enrichies de guirlandes de feuillages et de fruits. Ils provenaient du château de Versailles. Haut. 0m,81. 37,000 lires. — N° 938. Deux candélabres en bronze de Thomire sur des bases carrées en porphyre oriental, composés d'une

CANDELABRE.

figure de femme drapée , douze lumières. Haut. totale, 2m,55. 7,500 lires. — N° 939. Deux

candélabres par Thomire, figure de femme drapée. Haut, totale, lm,42. 3,550 lires. — N°940.

Fig. 191. — Candélabre à deux branches.

Huit candélabres à huit lumières chacun, bronze doré mat, par Thomire ; quatre à figures

de génies ailés. Haut, lm,20. 6,000 lires. — N° 1088. Deux candélabres à dix lumières

Fig. 192. — Pied d'un candélabre en bronze.

en bronze ciselé et doré (style Louis XVI). Haut. 1 mètre. 3,900 lires. — N° 1156. Deux

candélabres à huit lumières en argent ciselé , style renaissance, à cariatides de femmes et d 'A-

CANDELABRE.

mours. 4,800 lires. — N" 1183. Deux candélabres en bronze doré et ciselé , à dix lumières (style Louis XVI). Haut. 0m,90. 3,100 lires. — N° 1536. Deux grands candélabres à trois lumières, en bronze ciselé et doré au mat, par Gouthière ; composés d'un vase ovoïde en diorite orbiculaire antique élevé sur un trépied à têtes de satyres en bronze doré, garni de trois anneaux et reposant sur trois sphinx ailés en bronze, accroupis sur une base en

Fig. 193. — Godet et tête d'un candélabre en bronze.

marbre bleu turquin. Haut. Om,39.22,oOO lires.

— N° 1568. Deux candélabres en bronze doré à dix lumières (style Louis XVI), forme trépied se terminant par trois sphinx ailés étendus sur une base cintrée à mascaron de tête de Méduse. Haut. 0m,90, larg. 0m,51. 15,100 lires.

— N° 1631. Deux candélabres en bronze doré à trois lumières (style Louis XVI), à volutes et feuilles d'acanthe sur un socle en brèche antique africaine. Haut. 0m,84, larg. 0m,54. 8,000 lires. — N° 1632. Deux candélabres à trois lumières, formés de deux femmes debout, en bronze vert modelé par Clodion. Socle en

marbre blanc à feston de lierre en bronze doré (style Louis XVI). Haut. <)m,78, larg. 0m,26. 6,700 lires. ■ — N° 1634. Deux jolis candélabres en bronze doré formés d'un jeune garçon couronné de pampres et d'une petite fille couronnée de roses portant chacun sur l'épaule un vase à une lumière (style Louis XVI). Haut. 0m,36. 3,400 lires.

Vente Double. — N° 292. Deux candélabres composés d'un vase ovoïde en marbre blanc à

Fig. 194 et 195. — Candélabres de Cli. Boule.

deux anses, têtes de boucs reliés par des festons de vigne et sur piédouche en bronze ciselé et doré. Cinq branches de lis porte-lumière en bronze doré s'échappent du vase qui repose sur une plinthe en granit vert des Vosges. (Style Louis XVI.) Haut. lm,15. 7,200 fr. — N° 293. Deux candélabres composés d'une vestale debout , en bronze vert , portant un plateau sur lequel repose un vase élancé en bronze ciselé et doré au mat , décoré de bas-reliefs représentant des jeux de nymphes et de satyres. Cinq branches de roses porte-lumière en bronze doré au mat s'échappent de chacun de ces vases.

CANDJAR.

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