‹ Dictionnaire de l'art de vérifier les dates des faits historiques, des charts, des chroniques, et autres anciens monumentsChapitre 112 sur 1479 · PÉLAGE · texte numérisé non relu

PÉLAGE

555. Pélage, diacre de l'Eglise romaine, succéda à Vigile après une vacance de trois mois, et fut consacré au mois d’avril de l'an 555. Pélage, avant son pontifical, avait été apocrisiaire de Vigile à Constantinople, d'où ce Pape le rappela l’an 545. 11 rendit de grands services aux Romains assiégés par les Goths, soit en leur distribuant des vivres, soit en obtenant de Totila, l’an 546, à la prise de la ville, plusieurs grâces en faveur des citoyens. Il fut le compagnon et non l'auteur de la persécution qu'essuya Vigile pour la cause des trois chapitres. Pélage les condamna lui-même, après en avoir été le défenseur; ce qui ayant été su à Rome, beaucoup de monde se sépara de sa communion. La désertion fut si grande, que de toute l'lialie deux évêques seulement avec un prêtre se trouvèrent à sa consécration.

Pélage mourut le 1% mars 550, après avoir tenu le Saint Siége 4 ans, 5 mois et 24 jours. Pagi remarque que les vacances du Saint- Siége, depuis ce Pape, devinrent plus longues qu'auparavant, et cela, dit-il, par l’autorité que Justinien et ses successeurs, à l'exemple des rois goths, s’attribuèrent dans l’élection des Papes; ce qui obligea d'attendre la confirmation de l’empereur pour introniser le Pape élu. Mais on voit que dès le temps d’Odoacre les souverains d'Italie usaient de ce droit.

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