‹ Dictionnaire de l'art de vérifier les dates des faits historiques, des charts, des chroniques, et autres anciens monumentsChapitre 1289 sur 1479 · COMTES DE PROVENCE · texte numérisé non relu

COMTES DE PROVENCE

Ces rois de Provence , à l'exception dn premier, avaient d'abord été comtes où dues du pays. Ils en nommêrent d’autres à leur place, lorsqu'ils eurent nsurpé la royauté : mais ceux-ci, profitant de la faiblesse de leurs maîtres, affectérent insensiblement l'indépendance, et parvinrent enfin à convertir leur bénéfice en hérédité. Ou les appelait comtes d'Arles, parce que cette ville était la capitale de la Provence, Toutes les terres de cette province ne leur furent pas néanmoins assujetties sans exception. Quelques seigneurs laïques et ecclésiastiques s'affranchirent de leur domination , en portant directement lhommage de leurs terres à l’empereur, et de là vient la dénomination de terres adjacentes, parce que ces

terres étaicnt comme démembrées de la Provence.

Il n’est pas possible de donner la chronologie des comtes amovibles de Provence :

mais nous ne pouvons omeltre l'illustre Gérard de Roussillon, dont nous avons déjà parlé sur les comtes de Bourges. L’'empereur Lothaire le laissa pour tuteur à Charles, son fils, roi de Provence; ce jeune prince le chérissait an point que, dans ses chartes, il l’appelait son père nourricier et son maître. Gérard se montra digne de ces marques d'affection par le zèle avec lequel il défendit la personne de Charles et ses Etats. Il passa en Bourgogne, où il avait fondé, l'an 867, ou environ, l'abbaye de Vézeïai au diocèse d’Autun, et celle de Poullières au diocèse de Langres, près de Châtillon-sur-Seine. On ignore l’année de la mort de Gérard, ainsi que celle de sa femme. Ils furent inhumés l’un et l’autre à Poultières.

(173) Il y a deux remarques à faire sur le traité qui ajoute le Dauphiné aux domaines de la maison de France.

4° Ce traité porte expressement que les armes et le nom des dauphins seront conservés à perpétuité par ceux qui leur succéderont ; et que leurs Etats, quoique faisant partie dès lors du royaume de France suront possédés séparément et à titre différent par lcurs successeurs, à moins que l'empire ne se trouve rsuni en leur personne. C’est par celte raison que dans leurs déclamations et autres lettres , expédiées pour le Dauphiné, nos rois n’ordonnent l'exécution de leurs volontés qu’en qualité de dauphins, et sous

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