‹ Dictionnaire de l'art de vérifier les dates des faits historiques, des charts, des chroniques, et autres anciens monumentsChapitre 1462 sur 1479 · TANCRÈDE · texte numérisé non relu

TANCRÈDE

1189. Tancrède, comte de Leccé ou Leccio, fils naturel de Roger, duc de Pouille, et petit-fils du roi Roger, est reconnu pour successeur de Guillaume I par les intrigues de Matthieu, chancelier de Sicile. Celte succession appartenait de droit à Constahce, tille de Roger, que ses conventions matri-

(177) Les diplômes grecs de ce prince sont dates des années du monde, suivant l'ère de Constantinople. Celui qu'il donna l'an 4150, finit-#insi : Bondos : Scriplum u polenlia nostra inwrbe Messana, mense Maio,

moniales y appelaient avec Henri, son époux, roi des Romains, et depuis cmpereur. Une fièvre l’emporta le 20 février 1194. (Mans1.) ll cut de Sibylle, son épouse, Roger, mort peu de temps avant lui, Guillauine quisuit, et des filles dont l’aînée fut mariée, par ja suite, à Gautier de Brienue; une autre, nommée Constance, épousa Pierre Ziani, duge de Venise. Tancrède était un prince brave, politique, savant, surtout en mathéwatiques, en astronumic et en musique.

GUILLAUME Hil.

119%. Guillaume I, fils de Tancrède, lui succède en bas âge sous la tutelle de Sibylle, sa mère. Toutes les villes où les Allemands ne dominaient pas, le reconnaissent avec joie; mais le retour de l'empereur Henri change bientôt la face des affaires. Les nouvelles forces qu’il amenait avec lui le rendent maître, en peu de temps, de Loutes les places de terre ferme. II se venge en tyran sur Salerne de la trahison que les habitants avaient faite à limpératrice son épouse.

Ayant ensuite passé lo détroit sur la fin d'août, il s'empare de Messine, puis d’autres , villes, avec le secours des Génois, et enfin de Palerine où ii est reçu sur la parole qu'il donne de traiter favorablement le jeune roi Guillaume et sa mère.

119%. Henri, empereur sixième du nom, est couronné roi de Sicile à Palerme, dans le mois d'octobre ou de novembre. Le 26 décembre suivant, l’impératrice Constance, sa femme, accouche à Jési, dans la marche d'Ancône, d’un fils nommé Frédéric. Les écrivains allemands de ce temps mettent la naissance de ce prince en 1195, parce qu’ils commencent l’année à Noël. En 1197, ce prince meurt à Messine le 28 septembre, suivaut la plus commune opinion. L'abbé d’Usperg.justifie l’impératrice Constance de l'accusation dont plusieurs la chargeaient, d’avoir contribué à la mort de son mari.

Muratori a publié (t. I Rer. tal.) le testament de Henri VI. Ce prince y ordonnes 1° que Frédéric, son fils, reconnaîtra tenir du Pape en fief le royaume de Sicile, et qu’au

indict, VIII, anno 6638. Rogerius in Christo Domine pius, poiens Rex et Christianorum adjutor. On voit

aussi par là que Roger prenait le titre de roi avan$ cel avoir reçu d’Anaclet,

défaut d'hériliers de sa femme et de son tils, ce royaume retournera au Saint-Siége ; 2° que sile Pape confirme à Frédéric, son fils, la dignité impériale, celui-ci lui restituera les terres de la comtesse Mathilde ; 3° qu'il recevra du seigneur Pape le duché de Ravenne avec la marche d’Ancône, lesquels, au cas que Frédéric meure sans héritiers, seront reversibles à l'Eglise romaine.

1197. Frédéric appelé d’abord Frédéric- Roger, fils de l’empereur Henri VI et de l’impératrice Constance, succède à son père dans le royaumede Sicileet ses dépendances à l’âge de 3 ans sous la tutelle de sa mère.

Le 27 novembre 1198, cette princesse meurt après avoir nommé par son testament le Pape Innocent II régent du royaume pendant la minorité de son fils.

L'an 1215, Frédéric, couronné roi de Germanie pour la deuxième fois, fait proclamer roide Sicile Henri, son fils. L'an 1220, ilreçoit la couronne impériale à Rome le22 novembre.

L'an 1224, Frédéric pour mettre fin aux fréquentes révoltes des Sarrazins de Sicile, les transporte à Lucéra ou Nocéra, dans la Capitanate. L'an 1229, tandis qu'il est à la terre sainte, Jean de Brienne, son beaupère, à la tête destroupes du Pape GrégoireIX, entre au mois de mars dans la Pouille, dont il soumet la plus grande partie. Mais l’année suivante, Frédéric, à son retour fait rentrer sous ses lois toutes les places qu’on lui avait

prises. L’an 1250, ce prince meurt de la dys- .

senterie le 13 décembre à Castello di Fiorentino, dans Ja Capitanate (178).

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