GRÉGOIRE VII
1073. Grégoire VIT, successeur d’Alexandre II, appelé Hildebrand, né près de Soane en Toscane, moine de Sainte-Marie du Mont- Aventin à Rome, puis de Ciuny, fait abbé de Saint-Paul de Rome par Léon IX, archidiacre de l'Eglise romaine par Nicolas H, fut élu Pape malgré lui, le 22 avril 1073. Il envoya aussitôt des députés au roi Henri pour Jui donner avis de son élection, le priant de n'y pas consentir, en lui déclarant que s’il demeurait Pape , il ne laisserait pas ses crimes impunis. Grégoire différa son ordination jusqu'à ce qu'il eût reçu réponse de Henri. Ce prince envoya l'évêque de Verceil pour confirmer Félection et assister à son ordination qui se fit le 30 juin. Grégoire, qui n’était que diacre, reçut l’ordre
les années de son épiscopat de Toul à celles de sa papauté. On compte les années de celle-ci du jour de son intronisation, et non de celui de sa proclamation, c'est-à-dire, du 42 et non du 2 février 1049:
30f de prèlrise avant que d’être ordonné Pape, ce qui ne s'était point pratiqué jusqu'alors. Le P. Pagi soutient que Grégoire VII est le dernier Pape dont le décret d'élection ait été envoyé à l'empereur pour en obtenir la confirmation. La dispute entre Grégoire VIE et ie roi Henri, au sujetdesinvestilures, s'éleva bientôt et causa des maux infinis à l'Eglise el à l'Etat.
L'an 108+, Henri, s'étant ait couronner empereur à Rome par cet antipape , assiége Grégoire dans le château Saint-Ange, où il s'était renfermé. Grégoire, délivré par Robert Guiscard, se retira à Salerne, où il mourut le 25 mai 1085. Il avait tenu le Saint- Siége douze ans un mois et trois jours. Ses dernières paroles furent : J’ai aimé la justice el haï l'iniquité ; c’est vourquoi je meurs en exil 130.