‹ Dictionnaire de l'art de vérifier les dates des faits historiques, des charts, des chroniques, et autres anciens monumentsChapitre 417 sur 1479 · PRAYLE · texte numérisé non relu

PRAYLE

k17. Praçle fut élu peu après la mort de l’évêque Jean pour lui succéder. Au commencement de son épiscopat, il se laissa surprendre, comme son prédécesseur, par les artifices de Pélage et de Célestius. Mais bientôt revenu de son illusion, il chassa le prewicr de la Palestine. On n'est pas assuré de

l'année de sa mort. Idace, dans sa Chroni-

que, dit que son épiscopat fut assez court.

Théodoret parle de lui comme vivant, au trente-huitième chapitre du v° livre de son Histoire, et nomme son successeur au quarantième et dernier, Ce qui prouve qu’il mourut au plus tard en 428, où finit cette Histoire, Le P. Pagi met sa mort en 425.

kh. JUVENAL.

498. Juvéna] succéda l’an 428 au plus tard à Prayle. L'an 431, il assista au concile général d'Ephèse, où il concourut à la déposition de Nestorius, et ordonna lui-même Maximien à la place de cet hérésiarque. L'an kk9, il fit un personnage bien différent au brigandage d'Ephèse. Dans cette assemblée, il se rangea du parti de Dioscore, et souscrivit tous les Actes que ce prélat y fit dresser, tant contre la vérité orthodoxe, que contre les évêques qui en prirent la défense. L'an #51, il répara cette faute au concile de Chalcédoine : ce fut nême un de ceux que le concile chargea de dresser sa formule de foi. Son crédit y fut tel, que dans la septième session il fit ratifier par tous les Pères, sans uxcepter les légats du Saint-Siége, le traité qu'il avait fait avec Maxime d’Antioche ; traité par lequel il était dit que l’évêque de Jérusalem aurait la juridiction sur les trois Palestines, et que celui d’Antioche jouirait du même droit sur les deux Phénicies et FArabie. C’est ainsi qu'il acquit le rang de

patriarche pour lequel il avait déjà fait des tentatives au premier concile d'Ephèse. A son retour, il trouva son Eglise en combustion au sujet du concile de Chalcédoine.

Craignant pour sa vie, il s'enfuit à Constan= linople. Pendant son absence, le moine Théodose, auteur du trouble, s'empare de son siége. L'an 453, il rentre dans son église; Théodose prend la fuite. La même année, l'impératrice Pulchérie, suivant Nicéphore, ayant demandé à Juvénal le corps de la sainte Vierge, s’il se trouvait encore, il répond que, selon la tradition, il n’existe plus sur terre, et lui envoie son cercueil avec les linges dans lesquels on l'avait enseveli. L'an 458, Juvénal meurt avec la réputation d’un évêque rempli de zèle et de lumières, mais fort jaloux d'étendre les prérogatives de son siége.

h5. ANASTASE.

458. Anastase, d’abord moine de Saint- Passarion, ensuite chorévèque de Jérusalem, succéda l’an 458 à Juvénal. Son attachement au concile de Chalcédoine lui attira la haine des schismatiques, dont la fureur se ranima l'an #75, à l’occasion des lettres encycliques du tyran Basilisque contre ce concile. Ils mirent à leur tête l'archimanñdrite Géronce, et donnèrent beaucoup d'exercice au patriarche. Son gouvernement finit avec sa vie au mois de janvier #78.

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