‹ Dictionnaire de l'art de vérifier les dates des faits historiques, des charts, des chroniques, et autres anciens monumentsChapitre 42 sur 1479 · DES NOMS PEU CONNUS DZ CERTAINS JOURS DE LA SEMAINE ET DU MOIS · texte numérisé non relu

DES NOMS PEU CONNUS DZ CERTAINS JOURS DE LA SEMAINE ET DU MOIS

Dans lles chartes et autres anciens monuments, on trouve les jours de la semaine et du mois souvent marqués par des noms particuliers et depuis longtemps bannis de l'usage. La signification de ces noms embarrasse la plupart des lecteurs. Il était donc indispensable, dans un ouvrage de lu nature de celui-ci, d'en donner l'expliciation. Nous les rangerons dans l’ordre alphabétique, en forme de Glossaire, sans distinction de grec, de latin et de français, et sans en excepter les Dimanches désignés par les premiers mots de l'Introit de la mesise, ou de quelques répons. Si ces mots commencent par lu lettre A, nous les placerons sous l'A, et de méme des autres, persuadés qu'il est plus aisé de les trouver ainsi placés, que si nous les avions mis sous le nonn générique de dominica ou de dimanche. Quand un dimanche, une fête, ou un autre jour sont marqués par deux mots qui commencent par deux différentes lettres, et dont l’un se met devant ou après l'autre indifféremment, nous les mettrons sous chacune de ces deux lettres, aimant mieux répéter, que d'exposer le lecteur à chercher un mot où il ne se rencontre point.

A Anastasimus, le jour de Pâques chez les Grecs.

Animarum dies, le jour des Ames, ou des Morts, le 2 novembre.

Absolutionis dies, le jeudi absolu, ou le jeudi saint. Adorate Dominum, introiït et nom du troisième dimanche après l'Epi-

plhanie. Antipascha, le second dimanche après Pà- A‘loration des Mages, le 6 janvier. (Foyez ques chez les Grecs, que nous comptons ÉPIPHANIA.) pour le premier. La semaine qui com- A Le Levavi, introit el nom du premier ui- mence par ce dimauçhe se Homme Anti-

manche de l'Avent, pascale.

Apocreos, c’est le Carème - prenant des Grecs, qui commence au landi de la Septuagésime, et qui finit au dimanche suivant, jour de notre Sexagésime, passé lequel ils ne mangent plus de chair.

Apparitio Domini, où Apparitio, seul, le 6 janvier. (Voyez EPpiPHAN1IA.

Architriclini dies, le second dimanche après. l'Epiphanie.( Voyez FESTUM ARCHITRICLINI.)

. Aspiciens a longe, premier dimanche d’Avent, ainsi nommé du 1‘ répons du 1* nocturne.

Ascensa Domini, l'Ascension.

Ascensio B. M. V., la fête de l'Assomption, ainsi nommée au 1x° siècle.

Aveugle-né, le mereredi de la quatrième semaine de Carème.

aujourd'hui, Ascensio,

Baozcpos, 14 est, Ramifera, vel Palmifera, le dimanche des Rameaux chez les Grecs.

Benedicta ,introït et nom du dimanche de la Trinité.

Bohordicum, Bouhourdis ou Behourdi et Behourdich, espèce de joûte qui se faisait avec des bâtons, les premier et second dimanches de Carême. Le dimence premier Behourdi, dans un cartulaire de Cambrai.

Le samedi après le Behourdich. (Histoire généal. de la M. de Guines, pr., p. 556.)

Bordæ, Brandones, Buræ, les Bordes, les Brandons, les Bures, ou les Bules, premier ‘dimanche de Carême et toute la semaine qui'suit. (Voyez le Gloss. de Du Cance et son Supplément sur ces mots.)

Broncheria, le dimanche des Rameaux. (Du CANGE, Suppl.)

Calènes, le 25 décembre en Provence.

La Cananée, le jeudi de lapremière semaine de Carême.

Candelatio, Candelaria, Candeliere, Calamaï, le second de février. {Voyez HyPpapANTI.)

Cantate Domino, Introït et nom du quatrième dimanche d’après Pâques.

Capitilavium, le dimanche des Rameaux, parce qu’en ce jour on lavait la tête de ‘ceux qui devaient être baplisés, pour leur ler la crasse qu'ils pouvaient avoir contractée pendant le carême, les bains étant alors défendus.

Caput jejunii, le jour des Cendres.

Caput Kalendarum, caput Nonarum, caput Iduum. (V. KazewDÆ.)

Cara cognatio, le 22 février. (Voyez Fesrum S. PEerrt EPULaRUM.)

Caramentrant, le Mardi gras.

Carementranum ou Carementranus, Carème- ‘entrant, le Mardi gras.

Caremprenium, Carème-prenant, le Mardi gras.

Caristia, le 22 février. (Voyez Fesruu S. Pe&- TRI ÉPULARUM.)

Carnicapium, le Mardi gras.

Carniplarium, le Mardi gras. C’est peut-être une faute pour Carnicapium.

Carniprivium, Carnisprivium, signifie quelquéfois les premiers jours de Carême, et

quelquefois le dimanche de la Septuagésime, parce qu'on commençait dès ce dimanche à se priver ou à s'abstenir de manger de la chair, surtout les ecclésiastiques et les religieux : c'est ce qui fait que ce dimanche est aussi appelé Carniprivium, Carnisprivium, où Privicarnium sacerdotum, ele.

Carnisprivium novum , le dimanche de Îa Quinquagésime. (Voyez Dowinica AD cawx- NES LEVANDAS.)

Carnisprivium vetus, le premier dimanche da carême. Avant le 1x° siècle, dans l'Eglise latine, on ne commençait l’abstinence que le premier dimanche de Carême, et l’on ne jeûnait point les quatre derniers jours de la semaine de la Quinquagésime comme nous les jeùnons aujourd’hui.

Inter duo Carnisprivia, les jours de la semaine de la Quinquagésime.

Carnivora, le Mardi gras.

La Chandeleuse, le 2 février. (Voyez Hyxra- PANTI.)

Cheretismus, du grec yaœrweriouos, Salutation, Annonciation, le 25 wars.

Circumdederunt, Introït et nom du dimanche de la Septuagésime.

Clausum Pascha, Pâques close, autrefois la Close de Pâques, le dimanche d’après Pàques ou la Quasimodo. Le dimanthe suivant s'appelait Dominica prima post clausum Pascha (c'est notre second dimanche après Pâques), et ainsi des suivants.

Cœna mundi, le Jeudi saint.

Commemoratio omnium F'idelium, le 2noverabre chez les Latins ; le jeudi avant la Pentecôte chez les Grecs; dans l'Eglise de Milan au xvi* siècle jusqu’en 1582, le lundi après le troisième dimanche d'octobre.

Compassion de la Vierge, ou Notre-Dame de Pitié, le vendredi de la semaine de la Passion.

Conceptio B. Mariæ, Conception de la sainte Vierge, le 8 décembre.

Conseil des Juifs, le vendredi avant le dimanche des Rameaux.

Correction fraternelle, le mardi de la troi= sième semaine de Carême.

Da pacem, Introït et nom du dix-huitième dimanche après la Pentecôte.

Dœmon mutus, le Démon muet, le troisième dimanche de Carême.

Dedicatio Basilicæ Salvatoris, la fête de la Dédicace de la basilique constantinienne de l'Eglise du Sauveur, ou de Saint-Jean de Latran, le 9 novenbre.

Dedicatio Basilicarum sanctorum apostolorum Petri et Pauli, le 20 novembre.

Depositio, le jour de lamort d'un saint qui n’est point martyr, ordinairement.

Deus in adjutorium, Introït et nom du douzième dimanche après la Pentecôle.

Deus in loco sancto, Introït et nom du onzième dimanche après la Pentecôte.

Dicit Dominus, Antroït et nom du vingttroisième et du vingt-quatrième dimanche après la Pentecôte.

159 GLOSSAIRE DES DATES

Dies Absolutionis, le Jeudi absolu, le Jeudi saint, Hs \

Dies adoratus, le Vendredi saint dit aussi Vendredi Aouré.

Dies Ainimarum , le jour des Ames ou des Morts, le 2 novembre.

Dies Burarum, jour des Bures, premier di-

maniche de Carême. (Voyez Borpz.})

Dies Burdillini, la quinzaine des Behourdichs. (Voyez Bonorpicun.)

Dies Calendarum. (Voyez KALENDÆ.)

Dies curnem relinquens, en Hongrie le Mardi gras. (PERTERSY, Conc. Hung, 1. [‘, pag. 31.)

Dies Dominicus, le jour du Seigneur par excellence; le jour de Pâques.

Lies F'elicissimus, le jour de Pàques.

Lies Florum atque Ramorum, le dimanche des Rameaux.

Dies F'ocorum, premier dimanche de Carème.

(Voyez Dres BuRaRUM.)

Dies Lamentalionis, les trois jours de Ia semaine sainte où l’on chante les Lamentations de Jérémie.

Dies Magnus, le jour de Pâques.

Dies Mercurinus, le mercredi, ainsi nommé dans les statuts du cardinal de Foix en

Dies Mysteriorum, c’est le Jeudi saint chez les Syriens et autres peuples du Levant.

Dies INatalis, le jour du martyre ou de la mort d’an saint, l'anniversaire de l’élévalion d'un prince, d’un pape, d'un évèque, eic.

Dies Neophytorum, les six jours entre le dimanche de Pâques et celui de Quasimodo.

Dies Osanna, le dimanche des Rameaux.

Dies Palmarum, Ramorum, le dimanche des Raimeaux.

Dies Pingues, les jours gras qui précèdent IG Jour des Cendres.

Dies Sanctus, le dimanche.

Dies Sancti, le Carème.

Dies Scrutinii, les jours des scrutins, où l’on examinait les catéchumènes destinés au baptême. Il y avait ordinairement sept scrutins. Le premier se faisait le lundi ou le mercredi de la troisième semaine de Carême ; le second, le samedi de la même semaine ; les cinq autres, le mercredi de la quatrième semaine et les quatre jours suivants dans plusieurs églises; mais en d’autres églises ce n'étaient point les mêmes jours. Il n’y a que le mercredi de la quatrième semaine de Garème qui ait été partoulle jour de grand scrutin: Dies, où Feria magni Scrutinit.

Dies Solis, le dimanche appelé par les astronomes le Jour du Soleil.

Dies viginti, les vingt jours depuis Noël jusqu’à l’'Octave des Rois. Lettres de grâce de l’an 1423, la veille des vingt jours nommés les Petits Rois.

Dies Viridium, le Jeudi saint dans uu wieux Calendrier allemand.

Dimanche, Bchourdich, ou dimanche des ons le premier dimanche de Carême.

Dimanche des Bures, premier dimanche de Carême. (Voyez BorDx.) l Dimanche du mois de Pâques, c’est le di-

manche de Quasimodo.

Dimanche Repus ou Reprus, le dimanche de la Passion, ainsi nommé de Repositus, parce que, suivant le rite romain, la veille

‘de ce dimanche, on couvre les images des saints. Repus, dans notre ancien langage, répond à Repositus. ?

Divisio Apostolorum, le 15 juillet. On voit une charte de Jacques de Condé, de Condato, pro Ecelesia Condatensi, dalée in vigilia divisionis Apostolorum, ann. 1243, c'est-à-dire le 14 juillet. (Mmæus, Op.

diplom., t. 1°", p. 759.)

Dodecameron, c’est le nom que les Grecs donnent aux douze jours qui sont entre Noël et l'Epiphanie.

Domine, in tua misericordia, Antroit el nom du premier dimanche après la Pentecôte.

Domine, ne longe, Introït et nom du dimanche des Rameaux.

Dominica ad carneslevandas, le dimanche de la Quinquagésime. 4

Dominica ad carnes tollendas, le dimanche de la Quinquagésime. (Voyez CARNISPRI- VIUM NOVUM.)

Dominica ad Palmas, le dimanche des Rameaux.

Dominica ante Brandones, le dimanche de la Qainquagésime.

Dominica ante Candelas, le dimanche avant la Chandeleur. 7 S k

Dominica ante Litanias, le cinquième dimanche après Pâques.

Dominica ante sancta Lumina, chez les Grecs le dimanche dans l’Octave de la Circoneision, au avant l'Epiphanie, is

Dominica aperta, tout dimanche qui nest point prévenu par l’oflice de quelque saint ou d'une octave.

Dominica Asoti ou Filii prodigi, chez les Grecs le dimanche de la Septuagésime, jour auquel on lit l'évangile de l'Enfant prodigue; e’est chez les Latins le samedi de la deuxième semaine de Carème.

Dominica Benedicta, le dimanche de la Trinilé, le premier après la Pentecôte,

Dominica Brandonum, Burarum, Focorum, le premier dimanche de Carème. (Voyez Borp#.)

Dominica Cæci nati, chez les Grecs le sixième dimanche pascal, qui répond à notre cinquième dimanche après Paques :

à Milan, le dimanche de l'Aveugle-né est le quatçième de Carême : dans le reste de l'Eglise latine, où l’on suit le rite romain, l'évangile de lAveugle-né se lit le mercredi de Ja quatrième semaine de Carèême, qui s'appelle, pour celte raison, le mercredi de l’Aveugle-né.

Dominica Chananeæ, le deuxième dimanche de Carême.

Dominica de Fontanis, dimanche des Fontaines, le quatrième dimanche de Carême, dans le Perche et ailleurs.

Dominica de Lignis orditis. {Voyez Boumor- DICUM.)

Dominica Duplex, le dimanche de la Trinité, parce qu'il est en même temps Île premier dimanche après la Pentecôte.

Dominica, Jerusalem, quatrième dimanche de Carême.

Dominica in Albis, in Albis depositis, post Albas, le premier dimanche après Pâques, la Quasimodo.

Dominica in Capite Quadragesimæ, en Béarn, Dimenge Cabée, le dimanche de la Quinquagésime,

Dominica Indulgentiæ, le dimanche des Rameaux.

Dominica in Palmis, in Ramis, le dimanche des Rameaux.

Dominica in Passione Domini, le dimanche de la Passion, le cinquième de carème.

L'ominica Lucæ prima, secunda, ete., chez les Grecs ies dimanches après l'Exaltation de ia Sainte Croix, parce qu'on lit ces jourslà l'Evangile de saint Luc. On en compte treize, dont le dixième répond à notre

premier dimanche de l'Avent.

Dominica Lucæ decima quinta, sive Zachæi ; c'est le second dimanche après l’Epiphanie chez les Grecs, iour auquel on reprend la lecture de l'Evangile de saint Luc.

Dominica Lucæ decima sexta , site Publicani et Pharisæi, le troisième dimanche après l'Epiphanie chez les Grecs.

Dominica Mapparum albarum, le second dimanche après Pâques.

Lominica Matthæi prima, secunda, tertia, ete., c’est ainsi que les Grecs appellent les dimanches après la Pentecôte, parce qu’on it ces jours-là l'Evangile de saint Matthieu, divisé par sections; et remarquez que le premier de ces dimanches répond à nôtre premier dimanche après la Pentecôte, à la différence des dimanches ües Grecs après Pâques, qui anlicipaient d’une upité sur les nôtres,

Dominica Mediana, le dimanche de Ia Passion. Folcuin , dans sa Chronique de Laube, l'appelle Mediana Octava, peut-être parce que c’est le huitième dimanche en commençant par celui de la Septuagésime; mais la semaine qui précède immédiatement ce dimanche s'appelait aussi Hebdomada Mediana.

Dominica mensis Paschæ. (Voyez Mexsis PASCHALIS.)

Dominica nova, xvpiarñ w&, chez les Grecs le premier dimanche après Pâques. (Voyez ANTIPASCHA.)

Dominica Olivarum, le dimanche des Ra- Meaux,

Dominica Orthodoxiæ, c'estle preMnier dimanche de carême chez les Grecs.

Dominica Osanna, ou Osanne, le dimanche des Rameaux.

Dominica Paralytici, chez les Grecs notre troisième Dimanche après Pâques, qu'ils appellent le quatrième.

Lominica post Albas. (Voyez Dowixica 1% ALBI.)

Dominica post Ascensam Domini, le dimanche dans l’uctave de l'Aseension.

Dominica GTAUPN TPOOTAUVIGE"S ; OÙ adorandæe

Crucis, le troisième dimanche de earûme chez les Grecs, qui adorent solennellement la croix ce jour-là, et toute ia semaine suivante qui est leur quatrième semaine de Carème.

Dominica post focos, post ignes, le dimanche après les Brandons, ou le second dimancbe de Carême.

Dominica post sancta lumina, chez les Grecs, le premier dimanche après l'Epiphanie, Dominica post Strenas, le premier dimanche

après le 1° janvier.

Dominica prima, secunda, tertia ante Natale Domini, le second, le troisième et le quatrième dimanche de l'Avent, dans ur vieux calendrier romain, cité par Du Cange au mot Dominica.

Dominica Publicani et Pharisæi, chez les Grecs le sixième dimanche après l'Epiphanie.

LDominica Quintana, Quintanæ, de Quintana, ou Quintana seul, le premier de Carème, qui est le cinquième avant la quinzaine de Pâques.

Dominica Ramispalmarum, le dimanche des Rameaux.

Dominica Resurrectio, ne marque point toujours le dimanche de la Résurrection du Sauveur; il se prend quelquefois pour chaque dimanche de l’année.

Dominica Rogationum, le cinquième dimanche après Pâques. |

Dominica Rosæ, ou de Rosa, ou Rosata, le quatrième dimanche de carême, ainsi appelé à cause de la bénédiction d’une rose d'or que le Pape fait ce jour-là. 11 donne ordinairement celte rose à la personne la plus qualifiée qui se trouve alors à Rome, et l'envoie même quelquefois comme un rare présent à une personne éloignée d’une baute dignité et d'un grand nom.

On appelle encore à Rome :

Dominica de Rosa, où de Rosis, le dimanche dans l’octave de l’Ascension, soit parce que c’est le temps que les roses fleurissent, soit parce qu’on en jetait autrefois dans l’église ou était la station, lorsquele Pape ofliciait.

Dominica Samaritani, chez les Grecs notre quatrième dimanche après Paques, qu'ils appellent le cinquième.

Dominica Sancta, où Sancta in Pascha, le jour de Pâques.

Dominica sanctæ Trinilatis, le dimanche de la Trinité, le premier après la Pentecôte Il est quelquefois appelé le Roi des Diman:

ches.

Dominica de Transfiguratione, le second di manche de Carême, dont l'Evangite tontient l’histoire de la TransfHiguration du Sauveur.

Dominica trium Septimanarum Paschatis (dans des Lettres de Phiippe-Atguste an Trésor des chartes), vraisemb.abemens le second dimanche après Pâques Ce qui est certain, c’est que les irois semaines de Pâques commencçaient au jour de la Résurrection. On Je voit par les Lettres d'ajournement du roi Philippe le Long

a‘resssées aux pairs de France : Ad diem Sabbatti post tres Seplimanas instantis Pascheatis, videlicet ad vigesimam diem mensiss maii. Ces Leitres, datées du 9 avril 1317, appartiennent à l'an 1318, suivant notre manière de compter. En effet elles sont aantérieures, comine il est visible, au jour «de Pâques de l’année où elles ont été données. Or, Pâques, en 1317, tombait le 3 awril. De plus, le 20 mai était un vendredi cette année, et non pas un samedi; mais,, en 1318, Pâques tombait le 23 avril, et le 20 mai était un samedi qui était celui de: la quatrième semaine après Pâques.

(Voye:z ces Lettres rapportées tout au long pages; 820, 821 du Il‘ tome du Père Anséime.)

On trouve aussi Dominica trium Seplimanarum IPentecostes, même explication.

Dominicca Tyrophagi, le dimanche de la Quincquagésime, chez les Grecs qui don-

nent «ce même nom à la semaine qui le

précèede. Après ce dimanche, il n’est plus ermiis dans l'Eglise grecque d’user de aitagse jusqu'à Pâques.

Dominicea vacans ou vacat, c’est le nom qu'on donnée dans l'Eglise latine aux deux dimancihes d’entre Noël et lEpiphanie, parce: qu’ils sont toujours remplis par une ifèle où une oclave. On a encore

. appelé,

Doriniccæ vacantes, les dimanches qui suivent Îles samedis des Quatre-Temps et de ’'Ordiination , parce que l’oflice de ces sainediss se faisant autrefois la nuit, ilne laissæit point assez de temps pour faire un offlice propre le dimanche matin. Ainsi ces diimanches étaient alors appelés Vacantess, parce qu'ils n'avaient point d'oflice proprre.

Dominicca unam Domini, le deuxième dimanche après Pâques, ainsi désigné dans le Journal des visites que Simon de Becaulieu, archevêque de Bourges et primat d'Aquitaine, fit dans la province de Bordeaux en 1291. ( Editio Veneta Concil., t. XIW, p. 986.)

Dominiicum pour Dominica, dans quelques aultewrs du moyen âge, comme Dominicum Sancttum, le jour de ‘Pâques, Dominicum secumdum post clausum Pascha, le troiïsièmte dimanche après Pâques.

Dominwus fortitudo, Introit et nom du sixième diimanche après la Pentecôte.

Dominwus illuminatio mea, Antroït et nom du quatrième dimanche après la Pentecôte.

Dormittio sanctæ Marie, l'Assomption de ja saintie Vierge, le 15 août.

Dum cllamarem, Introït et nom du dixième dimanche après la Pentecôte.

Dum medium silentium, le dimanche dans l’octäave de Noël, et celui d’après la Circonciision, lorsqu'il tombe la veille des Rois.

Eau changée en vin aux noces de Cana, le 6 jamvier. (Voyez EPipuanta.)

GLOSSAIRE DES DATES

Ecce Deus adjuvat, introït et nom du neuvième dimanche après la Pentecôte.

L'Enfant prodigue, le samedi de la seconde semaine de Carême.

Epipanti, le 2 février. (Voyez HyPAPANTI.)

Epiphania, Theophania, Epiphanie, le jour des Rois, en gaulois, Tiphaine, Tiphagne, Tiéphaine, Tiéphanie, etc. Noms qui ont aussi été donnés au jour de Noël, mais très-rarement dans ces derniers siècles, à moins que le nom de Noël ne soit ajouté, Tiphaine de Noël. On a encore appelé l’Epiphauie Apparitio, Apparition de Notre-Seigueur, lorsqu'il s’est fait connaître aux hommes. F'estum stellæ , la fête de l'Etoile. La fête des Rois , de l’adoration des Mages, de l'Eau changée en vin aux noces de Cana, du Baptème de Jésus- Christ. Toutes ces fêtes se celèbrent en un même jour le 6 janvier, excepté celle de Noël, qui s'est toujours célébrée le 25 décembre en Occident. Mais en Egypte et en Grèce on l’a aussi célébrée avec l'Epiphanie, le 6 janvier, dans les premiers siècles.

Esto mihi, Introït du dimanche de la Quinquagésime.

Exaltatio sanctæ Crucis , fète’ attachée au 1% septembre dans l'Eglise grecque comme dans l'Eglise latine. On prétend, sur la foi des Actes de sainte Marie Egyptienne, qu'elle se célébrait avant que l’empereur Héraclius eût reporté à Jérusalem la vraie croix qu'ii avait recouvrée sur les Perses l'an 628. Ce qui est certain, c’est qu'à Jérusalem on célébrait, le 14 septembre, l'anniversaire de la dédicace de l'église de la Résurrection , bâtie par sainte Hélène , et qu'en ce jour on adorail la vraie Croix.

Exaudi, Domine, Introït du dimanche dans l'octave de l’Ascension, ou du sixième dimanche après Pâques. à

Exspectatio B. Muriæ, la fête de l'Expectation de la sainte Vierge, ou de l’atteute de ses couches, le jour qu’on chante la première des Antiennes appelées les Oraisons de l'Avent. C’est le 18 décembre, et en quelques églises le 16 du même mois, comme à Paris, où il y a neuf antiennes, au lieu qu'iln’y en a que sept dans Îles églises, où cetie fèle de l'Expectalion se fait le 18 du mois.

Exsurge, Domine, Introït du dimanche de la Sexagésime.

Factus est Dominus, Antroït et nom du dimanche après la Pentecôte.

La Femme adultère , le samedi de la troi-

sième semaine de Carème.

Feria ad Angelum, le mercredi des Quatre- Temps d’Avent, parce qu'on chante ce jour-là l’évangile Missus est.

Feria Calida, la foire chaude, c’est la foire de saint Jean-Baptiste à Troyes.

Feria Frigida la foire du 1" oc.obre au

- même lieu.

Feria prima, le dimanche.

Feria quarta major, ou magna, le Mercredi saint.

Feria quinta major, où magna, le Jeudi saint.

Feria secunda major, ou magna, le Lundi saint.

Feria septima, le Samedi saint.

Feria sexla major, ou magna, le Vendredi saint.

Feria tertia major, ou magna, le Mardi saint.

Feria magni Scrutinit, le mercredi de la quatrième semaine de Carème où l'on commençait l'examen des catéchumènes qu’on devait admettre au baptême dix-huit jours après.

Festum Animarum, la fête des Ames, le jour des Morts, le 2 novembre.

Festum Apostolorum, la fête de tous les apôtres, célébrée autrefois le 1° mai chez les Latins, le 30 juin chez les Grecs.

Festum Architriclini, le second dimanche après l'Epiphanie, à cause de l’évangile qui rapporte le miracle des noces de Cana.

Festum armorum Christi. (Voyez FEsruM CORONÆ CHRISTI.)

Festum Asinorum, fête, ou cérémonie autre-

fois célébrée à Rouen ie 25 décembre, et

à Beauvais le 14 janvier.

Festum Azymorum, le jour de Pâques.

Festum B. M. Cleophæ, le 25 mai ancienne- - ment à Paris.

Festum B. M, Salome, le 22 octobre anciennement à Paris.

Festum Broncheriæe. (Voyez BRONCHERIA.)

Festum Calendarum , dans une charte de Marseille semble être le jour de Noël, que les Marseillais appellent encore aujourd’hui Calenes. (Voyez FESTUMCALENDARUM, au mOt KALENDÆ.)

L'estum Campanarum, en quelques-unes de nos provinces, le 25 de mars, parce que peut-être on sonnait beaucoup les cloches à cause de la fête de l'Annoncialion.

J'estum Candelarum, ou Candelosæ, la Chanaeleur, le 2 février. (Voyez HypapanTi.)

Festum de Clavis Domini. ( Voyez FEsruM CoroNz CHRISTI.)

Festum Conceptionis S. Joannis Baptistæ, le 20 seplembre à Limoges.

F'estum Coronæ Christi, fète célébrée en Allersagne le vendredi d'après l’octave de Pâques, ou le vendredi suivant, si le premier est occupé. Cette fêle est encore appelée, Festum Armorum Christi, Instrumentorum Dominice, Passionis, Hastæ, Clavorum, etc. Festum de Corona et Clavis Domini, de Lancea et Clavis, etc.

l'estum Coronæ Domini, la fèle de la Susception de la sainte Couronne , par saint Louis, se célèbre à Paris le 11 août.

Festum Divisionis, ou de Dispersione Apostolorum, lorsqu'ils se séparèrent pour aller prêcher l'Evangile par tout le monde.

Cette fêle est marquée dans plusieurs martyrologes au 15 juillet, et au 14 du même mois dans un manuscrit de Saint- Victor de Paris.

Festum Evangelismi, cinquième dimanche après Pâques. Cette fête où l’on honore le commencement de la Prédication de Jésus-Christ, était autrefois attachée en plusieurs lieux au 1° mai.

Festun Herbarum, l'Assomption de la sainte Vierge.

Festum Hypapantes, le 2 février. (Voyez Hy- PAPANTI.)

Festum Hypodiaconorum, ou Subdiaconorum, fête des sous-diacres, le premier ds8 l'an dans quelques églises, ou un autre jour, dans d’autres à la fin de l’année.

Festum instrumentorum Dominicæ Passionis, de Lancea Domini, etc. (Voyez FESTuMm CORONÆ CHRISTE.)

Festum luminum, la Chandeleur, le 2 février.

(Voyez Hyparanri.) Chez les Grecs, c’est lPEpiphanie, Ecprà ré çur@v. -

Festum B. Mariæ de Nive, sainte Maricaux-Neiges, que l'Eglise romaine célèbre le 5 août.

Festum S. Martini Bullionis, saint Martin le Bouiilant, le 4 juillet.

Festum Occursus, le 2 février. ( Voyez Hx- PAPANTI.

Festum Olivarum , meaux. ë

Festum omnium Sanctorum, fête de tous les Saints , la Toussaint, 1° novembre; le premier dimanche après la Pentecôte, chez les Grecs.

Festum Palmarum, le dimanche des Rameaux.

Festum S. Petri Epularum, la Chaire de saint Pierre à Antioche, le 22 février, jour auquel les Païens faisaient de grands repas aux tombeaux de leurs parents, d'où cette fète a été aussi appelée, Cara cognaio, Caristia.

Festum sancti Regis, en Hongrie, la fête du roi saint Elieune, qui tombe le 2 septembre.

Festum septem Fratzum, le 7 de juillet dans un calendrier de Metz.

Festum septuaginta duorum Christi Discipulorum, le 15 juillet, qui est aussi le jour consacré à la féle de la division des Apdtres ; ce qui a peut-être donné lieu à l’auteur du Martyrologe français de rapporter la fète des 72 Disciples au # janvier, comme les Grecs, qui la font ce jour-là.

Festum S. Simeonis, le 2 février. (Voyez Hy- PAPANTI.)

Festum Stellæ , le 6 janvier. ( Voyez Ert PHANIA.)

Festum Stultorum, la fète des Fous, le premier jour de l’an en plusieurs villes.

Festum Translationis Jesu , dans le Testament de Rotherham, évêque d’York, en 1498, est la même que la Fransfiguration que nous célébrons le 6 août. C’est peutêtre une faute pour Festum Transfigur« lionis.

Festum SS. Trinilatis : il y en avait deux l'une le premier dimanche après la Pentecôte, l’autre le dernier.

Festum Valletorum, la fête aux Varlés , :e dimanche après la saint Denis

le dimanche des Ra-

497 Frs

Forensis pour Feria. Ontrouve dans Ludewig des chartes datées Forensi III, Foremsi V.( Relig. mss., t. VE, p. 147, 154.) C’est le mardi et le jeudi.

Gawdete in Domino, Introïtet nom du troisième dimanche de l'Avent.

Genethliacus dies Constantinopolitanæ Urbis, la Dédicace de la ville de Constantinople, le 10 mai.

Hebiddomada Authentica, la Semaine sainte.

Hebidomada Cruvcis, la Semaine sainte.

Hebdomas Diacænesima, la semaine du renouvellement : c’est la première de Pàques chez les Grecs.

Tiebidomada Duplex. (Voyez HeBpomaDa Tri- NITATIS.)

Hebdomada Exspectationis, la semaine d’après l’Ascension, qui nous rappelle l’attente de la descente du Saint-Esprit sur les Apôtres.

Febdomada Indulgentiæ, la Semaine sainte,

Hebdomada Magna , la Semaine sainte : on d'omnait aussi ce nom à la semaine avant la Pentecôte. |

Hebidomada Mediana Quadragesimæ , la quatrième semaine de Carème, celle avant la Passion.

Hebdomada Muta, Ja Semaine sainte, parce qu’on ne sonne point les cloches les trois derniers jours.

Hebdomada Pœnalis Pæœnosa, la Semaine sainte, vulgairement la semaine Péneuse.

Hebdomada Sacra, la semaine avant Pâques et aussi celle qui précède la Pentecôte.

Hebdomada Trinitatis, la semaine après le dimanche de la Trinité, appelée aussi Hebdomada Duplex, parce qu'elle est en même lemps la semaine du premier dimanche après la Pentecôte.

Hebdomadæ Grœcæ : les semaines des Grecs sont composées comme les nôtres de sept jours , mais avec cette différence que le dimanche est souvent le dernier jour de la semaine , au lieu qu'il est toujours le premier de la nôtre. Ceci mérite attention par rapport aux dates. Le nom d’une semaine ne se tire pas toujours, chez les Grecs, du dimanche qui la précède. Dans certains temps de l’année, il se tire de celui qui la suit et quienestcomme le terme.

Ainsi la première semaine de Carèême dars le calendrier grec, est celle qui précède ie premier dimanche de Carème et dans laquelle se rencontre notre jour des Cenures. La semaine de la Passion est celle qui est suivie immédiatement du dimarnthe de ce nom : celle des Rameaux, la semaine qui est avant ce dimanche. Voici un exemple intéressant qu'il est à propos de rapporter sur celle-ci. On lit dans Ville-Hardouin, que Constantinople fut prise par les Français, le 12 avril 120%, le lundi de Pâques Klories. Cette expression a trompé quelques auteurs , qui, faute de faire attention que Ville-Hardouin comp-

GLOSSAIRE DES DATES

tait les semaines à la grecque, ont ciu qu'il marquait par là le lendemain des Rameaux, au lieu qu'il désignait le Iundi da la semaine précédente, qui, effectivement tombait le 12 avril en 120%. La semaire qui suit les Rameaux ne s'appelle pas cependant la semaine de Pâques chez les Grecs, mais la Semaine sainte, comme parmi nous. On voitpar là que les semaines quadragésimales des Grecs ne répondent point à celles des Latins, quoiqu’elles soient en même nombre précisément qu:

les nôtres. Il n’en est pas de mème des semaines qui sont entre Pâques et la Pentecôte : elles ne prennent point leur nom du dimanche qui les termine. La semaine, par exemple, qui vient après l'Octave de Pâques, s'appelle, chez les Grecs comme parmi nous, la seconde semaine après Pâques; mais le dimanche suivant, qui est notre second dimanche après Pâques, se nomme parmi les Grecs le troisième et ainsi des autres : en sorte qu'ils comp tent sept dimanches entre Pâques et la Pentecôte, celui de Pâques compris, et autant de semaines. Après la Pentecôte, ils recommencent à compter le dimanche pour le dernier jour de la semaine. Cependant, par une contradiction singulière, les Grecs ne laissent pas d'appeler en tout temps, comme nous, le lundi le second jour de la semaine, le mardi le troisième, et de même des suivants.

Huitieve de saint Jean, Huitieve de saint Martin, Octave de saint Jean, Octave de saint Marlin et ainsi des autres.

Hypapanti, Hypante, Hypantæ du grec Yreravrrn, CN latin Occursus, Rencontre en français : fête de la Présentation de Notre- Seigneur Jésus-Christ au Temple, où se rencontrèrent le vieillard Siméon et Anne la Prophétesse : Festum S. Simeonis, Candelariæ, S. Mariæ Candelariæ . Candelosæ, Candelarum, Luminum, la Chandeleur, en quelques provinces, la Chandeleuse, communément la Purification de la sainte Vierge, que nous célébrons le 2 février.

Jean (S.) de Collaces, la Décollation de sait Jean. (Bazuze, Hist. de la Maison d'Auv., t 1F;p. 995:)

Jeudi, le grand jeudi ,le Jeudi saint, appelé encore, Le Jeudi blanc, à cause qu'on distribuait en ce saint jour des pains blancs aux pauvres; Ce qui se pratique encore en plusieurs églises après le lavement des pieds. :

Jeudi, Magnificet, ou le jeudi de la mi- Carême, ainsi nommé en Picardie du premier mot de la collecte.

In excelso throno,Introït et nom du premier dimanche après l'Epiphanie.

In voluntate tua, Introït et nom du vingt et unième dimanche après la Pentecôte.

Inclina aurem tuam, Antroït et nom du quin-

zième dimanche après la Pentecôte.

Inventio sanctæ Crucis, le 3 mai chez les La- Uns, le 6 mars chez les Grecs du moyen

âge. Les Grecs d'aujourd'hui la joignent à la fête de l'Exaltation.

Invocavit me, Introït et nom du premier dimanche de Carême.

Joannes (S.) Albus , fête de saint Jean-Baptiste, au 24 juin.

Jours nataux, les plus grandes fèles de j’année. (Voyez NATaALES.) l rie Isti sunt dies, dimanche de la Passion, ainsi nommé du répons de la procession.

Jubilate, omnis terra,introïit et nom du troisième dimanche après Pâques.

Jüudica me, Introït et nom du dimanche de la Passion.

Jugement dernier , le lundi de la première

semaine de Carême.

Justus es, Domine, Introït et nom du dixseptième dimanche après la Pentecôte.

Kalendæ, dies Calendarum, ou Kalendarum, le jour des calendes. C’est ordinairement le premier jour du mois, et quelquefois le premier jour du mois précédent, auquel on commençait à compter par les calendes du mois suivant. Nous trouvons, par exemple, dans les Annales, publiées par Lambecius, au tome I de la Bibliothèque césarienne, que Charlemagne revenant de Rome en 77k, se trouva à Lauresham Die Kalendarum septembris, qui était le jour de la Translation de saint Nazaire dans celte abbaye. Les translations des reliques se faisaient alors le dimanche, et, en 77%, le 4° septembre était un jeudi; ainsi le Die Kalendarum septembris ne signifie point le premier de ce mois: il signifie ce que la chronique du même monastère nous exprime par 1n capite Kalendarum septembrium, c'est-à-dire, le x1x Calendas septembris, ou le 14 du mois d'août qui est le premier jour de ce mois, auquel on commençait à compter par les calendes de septembre et qui était en effet un dimanche en 774.

Sur quoi il y a deux remarques à faire :

1° qu’au lieu de compter dans un ordre rétrograde, à la manière des Romains, les jours avant les nones, les ides et les calendes, les rédacteurs deschartes du moyen et du bas âge , les comptaient quelquefois dans un ordre direct. Ainsi, au lieu de marquer, par exemple, le 14 janvier par x1X Kalendas februarii, ils meltent prima die Calendarum februarii, et pour le jour suivant, secunda die Calendarum februari, à la place de xvur Æalendas februari, ctc.; 2 que dans la date de plusieurs chartes les jours des nones, des ides, des calendes n'entrent point en ligne de compte : autre différence entre nos anciens et les Romains qui, dans leur supputalion , comprenaient et le jour même des nones, des ides et des calendes , et celui où elles arrivent, par conséquent où nous inarquerions xix Æalendas sur Je modèle des Romains, nos anciens ne mettaient que xvin Kalendas.

Nous remarquerons encore que, même

parmi les Romains, ces mots calendes, nones , ides, n'avaient pas toujours la même signification. Quelquefois ils se prenaient dans un sens absolu, pour marquer tout l’espace de temps qui avait rapport aux calendes, aux nones ct aux ides. D’autrefois, et pour l'ordinaire , ces noms s’employaient dans une signification plus restreinte pour désigner un jour particulier. Cette distinction est importante, pour concilier des dates qui paraissent se contredire. Par exemple, lorsque Suétone dit que Tibère (l'an 784 de Rome, 31 de Jésus-Christ) garda le consulat jusqu'aux ides de mai, il n’est | as contraire, quoi qu’en dise le cardinal de Noris, à une inscription de Nole, rapportée par ce prélat, monument où il est marqué que Tibère abdiqua le consulat le vir des ides de mai. Ici, le nom des ides est employé dans un sens limité ; ]à il embrasse tout l'intervalle qui a rapport aux Ides.

Kalende, ou Festum Calendarum, fête ridicule, profane et toute païenne, longtemps célébrée à Rome et ailleurs le 1° janvier.

Rosie a eu beaucoup de peine à l’aolir.

Lœtare, Introïit et nom du quatrième dimanche de Cérême.

Le Lazare, le vendredi de la quatrième semaine de Carême

Litania, Litaniæ, souvent confondues avec les Rogalions par nos auteurs, parce qu'on chante des Litanies aux processionsdes Rogations, et que le mot Arravia en grec est la même chose que Rogatio où Supplicatio en latin. Pour distinguer leslitanies dujourde saint Marc,le 25 avril, deslitanies des Rogations, on a souvent appelé les premières Litania major où Litania Romana, parce qu’elles ont été ordonnéesà Rome par saint Grégoire le Grand, et les secondes Litania minor où Lilania Gallicara, parce qu’elles ontété d’abord établies à Vienne en Dauphiné, par saint Mamert, évêque de cette ville, d'où elles ont passé dans les Eglises de France avant que d’être en usage dans l'Eglise de Rome et dans les autres Eglises étrangères.

Lundi, le grand Lundi, le Lundi säint,

Malade de 38 ans, le vendredi de la première semaine, ou des Quatre-Temps de Carême.

Mardi, le grand Mardi, le Mardi saint.

S. Maria ad Nives, le 5 août. (Voyez FEsTuu MariÆ DE Nive.)

S. Martinus calidus, saint Martin Bouillant, le 4 juillet, jour de sa translation.

Marzache, fêle de l’Annonciation , ainsi appelée par quelques-uns de nos auteurs français, parce qu’eile tombe en mars, le 25 du mois.

Le mauvais Riche, le jeuci de la seconde semaine de Carême. :

Memenéo met, introit du quatrieme dimanche

de l'Avent autrefois : aujourd'hui c’est Rorate cæli.

Mensis intrans, introiens, les seize premiers Jours des mois de 31 jours, et les quinze premiers des mois de 30 jours. Ces jours se comptaient par un, deux, trois, comme nous les comptons aujourd'hui; on ne faisait qu'y ajouter le mot infrans ou introtens, par exemple, Diexrvintrante Maio, Pour lle 1# mai. Mais il n’en est point de même des jours marqués par

Mensis exiens, astans, stans, restans, les juinze derniers jours du mois. On complait ceux-ci en rétrogradant, Ainsi, par exemple : Acfum tertia die exeunte, astante, stante, restante mense septembri, ou bien actum terlia die exitus mensis sep- Lembris, marque le 28 septembre, en commençant de compter par la fin de ce mois, cl'en rétrogradant un le 30, deux le 29, trois le 23, quatre le 27, etc On voit un grand nombre d'exemples de cette manière de compter dès le x° siècle dans le Glossaire de M. Du Cange, elle doit être remar quée pour ne point s’y tromper,

Les Grecs avaient une manière de partager le mois furt approchante de celle-ci.

ls divisaient leurs mois en trois décades où dizaines, et comptaient les deux preuières directement, ou dans l’ordre naturel Minvds trauévod rporn, C'esl-à-dire, mensis 1meuntis prima, pnvyès peroëvros rpotn; mensis mediantis prima, où bien rporn Emi Cexxd, undecima. La dernière dizaine était ordinairement comptée à rebours : g0ivovrès pnvès evdexirn, desinentis mensis undecima pour Les moisde 31 jours, dexxrn,decima pour ceux de 30 jours. Dans l’un et l’autre cas, c'était le 21 du mois. Le compte était done rétrograde. Mais il semble que dès le einquièmne siècle les Grecs ne partageaient plus leurs mois qu'en deux parties à peu près égales, et que pavevrès pnvès renfermait toute la seconde qui pouvait s’étendre jusqu'à quinze jours. Én effet, Synésius se sert de la date This au Jexarn yOivov- Tôs pnvôs, decima terlia desinentis mensis.

Mensis F'enalis, le mois Fenal, juillet.

Mensis Magnus, le grand mois, juin, ainsi nommé à cause qu’il renferme les plus lougs jours.

Mensis Messionum, le mois des Messons (des Moissons), le mois d’août.

Mensis Novarum, le mois d'avril.

Mensis Paschæ, le mois de Pâques, la quin- Zaine de Pâques.

Mensis 'purgatorius , février, à cause de la Purification de la sainte Vierge, qui se Célèbre le 2 de ce mois, ou plutôt parce que les Romains avaient coutume d'offrir pour les morts des sacrifices d’expiation en ce mois de février

ensis undecimus, mensis duodecimus. C'était chez les Romains et chez les Français, sous la première race, les mois de janvier et de février. On voit même des chartes du x° siècle où ils sont ainsi appelés.

Mercredi des Traditions, celui de {a troisième semaine de Carèême.

DiCTIONX. DE L'ART DE VÉRIFIER

GLOSSAIRE DES DATES

Mercredi, le Grand-Mercredi le Mercredi saint.

Mesonestime, chez les Grecs la semaine de !a mi-Caième, qui est leur quatrième semaine quadragésiinale.

Mesopentecoste, chez les Grecs, c’est le nom qu'on donne aux huit jours qui commencent le mercredi de la quatrième semaine après Pâques, et finissent le mercredi suis vant.

Miserere mei, Domine, Introït et nom du seizième dimanche après la Pentecôte.

Misericordia Domini, AIntroït et nom du second dimanche après Pâques.

Missa, le jour de la fêle d’un saint, comme Missa sancti Joannis, pour la Saint-Jean.

Missæ Domini, alleluia , alleluia, alleluia, le dimanche de Quasimodo. Les statuts synodaux de Gui de Hainaut, évêque d’Utrecht, sont de l’an 1310, Feria tertia post Missas Domini, alleluia,, alieluia, alleluia.

Natale, ou Nativitas Dominti, la naissance de Notre-Seigneur, le 25 décembre. Festorum omnium Metropolis, dit saint Jean Chrysostome.

Natale S. Marie, fête célébrée autrefois dans l'Eglise le premier janvier. C’est la plus ancienne de toutes les fêtes de la sainte Vierge. |

Natale S. {Petri de Cathedra, la. Chaire de saint Pierre, à Rome, le 18 janvier, ou à Antioche, Le 22 février.

Natale, Natalis, ou Natalis dies, le jour du martyre ou de la mort d’un saint, mais particulièrement d’un martyr. Le jour de la mort d’un saint non martyr est ordinairement appelé Depositio.

Natales, les principales fêtes de l’année, Noël, Pâques, la Pentecôte et la Toussaint, dans une charte de Pons, évêque d'Arras.

Ces fêtes sont quelquefois appelées Jours nataux,

Natalis, l'anniversaire du jour qu'une pere sonne distinguée est montée eu dignité, comme le Pape sur le Saint-Siége, etc.

Natalis Calicis, le Jeudi saint.

Natalis S. Joannis Baptistæ, c'est la fête c'e la Décollation de saint Jean (le 29 août) dans les anciens martyrologes et dans les Chroniques, à la différence de Nativitas, qui est le jour de sa naissance.

Natalis S. Mariæ ad Martyres, ou Dedicat.o Ecclesiæ B. Marie ad Martyres. Le martyrologe romain marque cette fête le 13 mai.

C'est Boniface IV qui l’a instituée, lorsqu'il changea en église le Panthéon de Rome.

Natalis reliquiarum, le jour de la Translatiou des reliques d’un saint.

Notre-Dame l’Angevine , ou Septembrè:he, la Nativité de la sainte Vierge, ainsi a .pelée en Anjou.

Notre-Dame Chasse-Mars, la fête de l’Annonciation.

Notre-Dame de Pitié, le vendredi avant le dimanche des Rameaux en plusieurs Eglises. {Voyez COMPASSION DE LA SAINTE ViëRGz.)

Notre-Dame aux Marteaux, la fête de l’Annonciation. (Voyez Daniez, Mil-Franc., t. 1, pag. 133.)

Nox, l’espace de 24 heures pris d’un soir à un autre soir. C'était l’usage des Gaulois et des Germains, selon Jules César et Tacite, de diviser le temps par le nombre des nuits. Les Francs, les Anglo-Saxons et les peuples du Nord, adoptèrent cet usage qui avait encore lieu dans la France au xu° siècle. Quot noctes habet infans iste ? est-il dit dans la vie de saint Goar. Non noctes, dit Geoffroi de Vendôme, secundum consuetudinem Laicorum, sed secundum instituta Canonum inducias postulamus.

Nox sacrata, la veille de Pâques.

Oclava impantium, le dimanche dans l'octave de Pâques, ainsi appelé par saint Augustin.

Oculi, Introït et nom du troisième dimanche de Carême.

Olympias, sur la significalion qu’on a donnée à ce terme dans les bas Lemps, voyez ce quiest dit à la fin de l’article des Olympiades dans notre dissertation sur l'Art de vérifier les anciennes dates.

Omnes gentes, Introït et nom du septième dimanche après la Pentecôte.

Omnia quæ fecisti, Introït et nom du vingtüième dimanche après la Pentecôte.

Omnis terra, Introït et nom du second di manche après l'Epiphanie.

Pains, le dimanche des cinq pains, ;e quatrième de Carême.

Palmeæ seul, ou Palmarum Dies, le dimanche des Rameaux.

Pâques Neves, le jour où commençait alors la nouvelle année qu’on comptait d’après la béuédiction du cierge pascal.

Pâques Communiant, ou Pâques Escommunichant et Pâques Communiaux, le jour de Pâques dans une charte de Charles VI, en 1387. Une quittance rapportée par Duchène est datée du deux avril, nuit de Pâques Communiant avant le cierge béni. Monstrelet, pour marquer le temps où commence son Histoire, s'exprime ainsi dans le Prologue : Si commencera cette présente Chronique au jour de Pasques Communiant, l'an de grace 1400. Il se prend aussi pour la quinzaine de Pâques. Des lettres de grâce de l’an 1389, dans le Trésor des chartes, sont datécs du mardi après la quinzaine de Pasques Communiant ; d’autres lettres de 1390 portent en date le lundi de Pasques Communiant.

Pâques Charneux, le jour de Pâques, à cause qu'on y commence à manger de la chair.

Parasceve, du grec Naæpawxevi, préparation, le Vendredi saint, et quelquefois le vendredi de chaque semaine.

Pascha seul, le saint jour de Pâques ordinairement et quelquelois la semaine de Pàques, comme Paschalis dies. 11 se prend encore quelquefois, surtout en Italie et

en Espagne, pour d'autres fêtes que pour celle de Pâques ; mais ordinairement on y ajoute le nom de la fête, comme Pascha Pentecostes pour la Pentecôte, Pascha Epiphaniæ, où Epiphaniorum, pour l'Epiphanie, etc.

Pascha Clausum, Päque Close, le dimanche de l’Octave ou la Quasimodo.

Pascha Competentium, le dimanche des Rae meaux, à Cause du symbole qu’on donnait se jour-là à ceux qui demandaient le baptème.

Pascha Florum, Floridum, Pâques Fleurie, le dimanche des Rameaux.

Pascha medium, le mercredi dans l’octave de Pâques.

Pascha Petitum, le même que Pascha Competentium.

Pascha Primum, le 22 mars, ainsi appelé par plusieurs anciens, parce que Pâques peut ee ce jour-là, et qu'il ne peut tomber plus tôt.

Pascha Rosarum, la Pentecôte, lorsque les roses fleurissent ou sont en fleur.

Pastor bonus, le bon Pasteur, le second dimanche après Pâques, dont l'Evangile commence : £go sum Pastor bonus.

Pausatio sanctæ Marie, le jour de l’Assomption, le 15 août.

La Pécheresse pénitente, le jeudi de la semaine de la Passion.

Pentecoste, la Pentecôte. Ce mot marque quelquefois et principalement chez les Grecs, tout le temps pascal depuis Pâques jusqu’à la Pentecôte.

Pentecostes media, le mercredi de la semaine de la Pentecôte chez les Latins.

Penthesis, c’est un des noms que les Grecs donnaient à la fête de:la Purification.

Sanctus Petrus in qula Augusti, saint Pierre aux Liens, aussi dit saint Pierre Angoul- Août et Angel-Août. ï

Populus Sion, Introït et nom du second dimanche de l'Avent.

Preæsentatio D. N.J. C., la présentation de Notre-Seigneur au Temple, le 2 février.

(Voyez HyPAPANTI.)

Privicarnium Sacerdotum, le dimanche de la Septuagésime, (Voyez CARNIPRIVIUM.)

Prosphonesime, c’est le nom que les Grecs donnent à la semaine de la Septuagésime.

Ce nom veut dire invitation, parce que dans cette semaine on y annonce au peuple le Carême qui approche.

Protector noster, Introït et nom du quatorzième dimanche après la Pentecôte

Puerperium, la fête de l’Enfantement, ou des Couches sacrées de la Vierge, le 26 décembre chez les Grecs et les Moscovites.

Purificatio B. Mariæ, la fête de la Purification de la sainte Vierge, le 2 février.

(Voyez HyPAPANT1.)

Q Quadragesima intrans , Quaresmentranum ;, Carème entrant. (Voyez CARESMENTRANUS.) Quasimodo, Introiït et nom du premier dimanche après Pâques, qui est celui de l'Octave.

Quinidana, quindena, quinquenna, la quinzaiine. Quindena Paschæ, la quinzaine de Pâques. Ce sont les huit jours qui précèdernt la fête et les huit jours qui la suivernt. \

Quincdena Pentecostes, la quinzaine de la Pentecôte, commençant à la Pentecôte même. Ainsi Dominica in Quindena Penteceostes est le second dimanche de la Pentecsôte. On trouve aussi Quindena Nativitatis:, Quindena Purificalionis, Quindena samcti Joannis Baptistæ, Quindena sancti Miichaelis, etc.; même explicalion, c'est-àdirre que ces quinzaines commencent à la fêt« même. Nous en avons la preuve pour la quinzaine de Noël dans le concile de Montpellier tenu en 1215. Pierre de Vaucerrnai le date de la quinzaine de Noëi et les; Actes le datent du vr des Ides, ou 8de jamvier. 1

Ouincquagesima, le dimanche de la Quinquagéssime, ordinairement et quelquefois le Teimps Pascal, qui est de cinquante jours, derpuis Pâques jusqu’à la Pentecôte, et quéelquefois le jour de la Pentecôte même, quii est le cinquantième.

Quinitana, le premier dimanche de Carème

Ramiüispalma, le dimanche des Rameaux.

Reddiile quæ sunt Cœsaris Cœsari, le vingltdeuxième dimanche après la Pentecôte, aimsi appelé par les historiens contemporalns de la bataille de Weissemberg, près de Prague, donnée le 8 novembre 1620:

Dorminica, disent-ils, in qua cantatur Evangelitum Reddite, etc.

Remimiscere, Introït et nom du second dimanche de Carême.

Resaiille-mois, les mois de juin et de juillet. Du: Cange, Suppl. pi

Respiice, Domine, Introït et nom du treizième dinnanche après la Pentecôte.

Respiice in me, Introït et nom du troisième dimanche après la Pentecôte.

Révéllation de saint Michel (le jour de la), 8 die mai. {Voyez MonsrReLer, t. I, fol. 87, rectto.)

Le Rioi des Dimanches, le dimanche de la Trinité. (Voyez DominicA saNCTÆ TRini- TATHIS.)

Roratie cœli, Introït et nom du quatrième dimanche de l’Avent aujourd’hui; autrefoiss c'était Memento mei.

Rosæ Dominica, le quatrième ‘dimanche de Cartême, et celui dans l’Octave de l’Ascensiom, (Voyez Dominica Rosæ)

Sabbaitum, le samedi ordinairement, ou quelqueifois la semaine entière. De là viennenit, una, où prima Sabbati, pour le premier jour de la semaine, c’est-à-dire le dinnauche; secunda Sabbati pour le lundi, etc.

Sabbaitum Acathisti, c’est le nom que les Greics donnaient au samedi de la cinquième semaine de Carême; ce jour était fêté. à Constantinople en mémoire de

GLOSSAIRE DES DATES

la délivrance miraculeuse de cette ville assiégée par les Arabes ; événement arrivé l’an 626, et dont ils se croyaient redevables à la protection de la sainte Vierge. Ce jour-là, on chantait à l’honneur de la mère de Dieu une hymne nommée Acathistos, parce qu’elle se chantait debout. (Voyez Grerzer, |. 111 Obsere.

in Coddinum, c. 7.)

Sabbatum duodecim lectionum, samedi aux douze leçons, les quatre samedis des Quatre-Temps.

Sabbatum Luminum, le Samedi saint.

Sabbatum Magnum, le grand samedi, le Samedi saint.

Sabbatum vacans, le samedi avant le dimanche des Rameaux, ainsi appelé à Rome, parce qu'il n’avait point d'office, le Pape étant occupé à distribuer des aumônes en ce jour-là,

Salus Populi, Introït et nom du aix-neuvième dimanche après la Pentecôte.

La Samaritaine, le vendredi de la mi-Carême, ou de la troisième semaine de Carême.

Scrutinii Dies, (Voyez au mot Dies.)

Seplimana, la semaine. (Voyez HEBnomADA.)

Septimana communis, la semaine qui commençait au dimanche après la Saint-Michel de septembre. (Harraus, Calend. medii ævi, p. 131.) Dans Ludwig (Rel. mss., t. Vil, p. #93), on trouve un diplôme daté A .1306, feria quarta in Communibus. C’est le 5 octobre.

Seplimana media jejuniorum Paschalium, la troisième semaine de Carême. Il ne faut pas confondre cette semaine avec Hebdomada mediana Quadragesimeæ : celle-ci est la quatrième semaine de Carâme.

Septimana pœnosa, la semaine péneuse, la semaine sainte.

Seval, le mois de juillet. Charte de Godefroi IL, sire de Perucis : Ce fut fait l'an del Incarnation Jesu mccrxiv, el mois de Seval le Jour saint Jakemé et saint Christoffle (Burkexs, {. I°r, Pr., p. 229.)

Si iniquilates, Introït et nom du vingtdeuxième dimanche après la Pentecôte. 4

Solemnitas Solemnitatum, le saint jour de Pâques.

Suscepimus, Deus, Introït et nom du huitième dimanche après la Pentecôte.

Susceptio sanctæ Crucis, la Susception de la sainte Groix, à Paris, le premier dimanche d’avût,

Tessaracoste, c’est le nom que .es Grecs donnent au Carême.

Tetrada, le quatrième jour de la semaine, ou le mercredi,

Theophania, la fête de Noël et celle de l'Epiphanie, confondues dans les premiers siècles en Orient, et célébrées l’une et l'autre le 6 janvier. De là viennent ces mots Gaulois Tiphagne, Tiphaine, Ticphaine, Tiéphanie, Tiéphaigne, Tiphaigne, qui signifient ordinairement le Jour des Rois. (Voyez EPiPuANIA.)

Des Traditions, le mercredi de la troisième

semaine de Carème, parce que l'Evangile parle des fausses traditions des Juifs, que es disciples du Sauveur n’observaient point dans leur repas.

Transfiqurationis Dominica, le second dimanche de Carèême, parce qu’on y chante l'Evangile de la Transfiguration de Notre- Seigneur Jésus-Christ.

Transfigurationis Festum , la Transfiguration de Notre-Seigneur, le 6 août.

dredi saint, ainsi appelé autrefois parmi le peuple, à cause de l’adoration de la Croix.

La Veuve de Naïm, le jeudi dela quatrième semaine de Carême.

Vigilia Horemii, la veille de Saint-Laurent ou le 9 août, dans un Traité de Gebbehard, évêque d'Halberstat, passé l'an 1477 avec l'abbaye de Quedelinbourg. (Lune- WG, t. X, p. 93.)

Tyéphaine, Tiphaine. (Voyez Taeopaania.) Les Vignerons, le vendredi de la seconde y semaine da Carême.

rocem jucunditatis, Introït et nom du cin-

Verdi-aoré, pour Vendredi-adoré, le Ven- quième dimanche après Pâques.

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