SOPHRONE
63%. Sophrone, moine de Palestine, fut élevé sur le siége de Jérusalem après Modeste. Sa vertu, sa science et les ceimbats qu'il avait soutenus contre les hérétiques, Jui avaient mérité cette place. Dès l’an 61k, il avait été employé avec Jean Mosch, auteur du Pré spirituel, par saint Jean l’aurmaônier,
d93 patriarebe d'Alexandrie, pour ramener à l'ünité de l'Eglise les acéphales et y avait
réussi. L'an 633, il fit ses efforts, mais inu-
ülement, auprès du patriarche Cyrus, pour
l'empêcher de publier sa doctrine sur l'unité de volonté et d'opération en Jésus-Christ.
: Devenu patriarche de Jérusalem, il assembla ‘aussitôt ur concile où il foudroya cette hé-
résie, connue sous le nom de monothélisme, De là, il envoya ses leltres synodiques au pape Honorius et à Ser:ius, patriarche de Constantinople, qu'il croyait encore catholique. Les trouvant peu favorables l'un et l’autre à ses vues, il députe à Rome Etienne, évêque de Dore, aveu un long écrit où il explique savamment le dognie des deux volontés en Jésus-Christ. L'an 638, les musulmans ayant formé le siége de Jérusalem, Sophrone traite de la capitulation avec Île général, et reçoit ensuile le calife Omar qui élait venu d'Arabie pour prendre possession de la place. On ignore l'année de la mort de ce patriarche, dont Théophene dit qu’il remporta d’illustres trophées sur Sergius et Pyrrhus. Baronius prétend qu'il mourut en 638. Le P. Papebroch et le P. Lequien reculent cet événement jusqu’en 644. Quoi qu'il en soit, il mourut le 11 mars, jour auquel sa mémoire est célébrée dans l'Eglise latine et l'Eglise grecque.