SAINT CLÉMENT I
91. Clément, Romain de naissance, avait reçu l’ordination épiscopale de saint Pierre, selon le témoignage de Tertullien; (soil que ce fût pour gouverner l'Eglise romaine pendant son absence, soit comme un évêque apostolique, non attaché à aucune Eglise particulière, mais destiné pour assister les apôtres dans leur ministère et pour aller nrêcher Jésus-Christ à ceux qui né le connaissaient point). C'est apparemment ce qui a donné occasion à quelques auteurs anciens de le donner pour successeur immédiat à saint Pierre. Il ne remplit toutefois ce siége qu'après la mort de saint Anaclel, au commencement de l’an 91, le 23 de jsnvier, jour
du pontificat des Papes. C'est le complément indispensable de ce chapitre. (Note de l'éditeur.)
auquel on faisait autrefois une fête de sa chaire ; il le tint pendant 9 ans et ;quelques mois, étant mort la troisième année de Trajan, la centième de Jésus-Christ. Bède et les martyrologes postérieurs mettent sa fête le 23 décembre. L'événement le plus remarquable du pontificat de saint Clément est la persécution que Domilien excita contre les Chrétiens. Elle commença l’an 93, etne finit qu’en l’an 96. On la compte pour la deuxième. Nous avons de ce saint Pape une leltre admirable que quelques-uns ont même voulu mettre au rang des Ecritures canoniques. Elle est écrite au nom de l'Eglise romaine à l’Église de Corinthe, touchant le schisme qui troublait celle-ci.
Quoi qu’en disent plusieurs savants moderues, il y a bien de lapparencel que c’est à saint Clément, et non à saint Fabien, qu’on doit rapporter la mission des premiers évèques dans les Gaules, tels que saint Satur- Din de Toulouse, saint Trophime d'Arles, saint Gatien de Tours, saint Denis de Paris, saint Paul de Narbonne, saint Austremoine de Clermont, saint Martial de Limoges.
{Marca et les deux Par.)
k. SAINT ÉVARISTE
100. Evariste, né dans la Grèce, succéda, vers la fin de l’an de Jésus-Christ 100, à saint Clément. Il gouverna pendant près de 9 ans l’Église romaine, jusqu’au 26 ou 27 octobre de l’an 109. Ce fut sous son pontificat que la persécution de Trajan arriva. On la compte pour la troisième. Elle commença vers l’an 107. Tandis qu’elle attaquait l’Eglise au dehors, les hérétiques, ayant pour chefs Basilide, EÆElxai, Saturnin, la déchiraient au dedans. M. de Tillemont rapporte à ce mème temps la cessation des oracles, par lesquels les démons avaient accoutumé de tromper les hommes.