Gui, quatrième du nom, comme duc
de Spolète, fait la conquête de Bénévent sur les Grecs. Quatre mois après il exile l'évèque Pierre, dont les conseils et les intrigues avaient engagé les Bénéventins à l'appeler à leur secours. Ce trait d’ingratitude iadispose contre lui ses nouveaux sujets. Gui, reconnaissant sa faule, va trouver l’évêque et le ramène à Bénévent. La suite de son gouvernement ne mérita que des éloges. Il cessa d’être prince de Bénévent au commencement de 896.
29, RADELGISE IT.
896. Radelgise IL est rétabli dans la principauté de Bénévent par l’impératrice Agiltrude, sa sœur, au mois d'avril, La faiblesse de son esprit ne lui permettant pas de gouverner par lui-même, il donne sa confiance à Viriald, qui soulève tous les esprits par l’atrocité de sa conduite. Plusieurs nobles qu’il avait exilés, s'étant réfugiés à Capoue, engagent le prince Aténulfe, lan 900, à tenter la conquête de Bénévent. Elle ne fut pas difficile. Aténuife s'étant présenté de nuit devant la ville, les portes lui en furent ouvertes par les complices de la conjuration que les exilés avaient formée. Au point du jour, le peuple assemblé dépose Radelgise, el proclame Aténulfe prince de Bénevent.