‹ Dictionnaire de l'art de vérifier les dates des faits historiques, des charts, des chroniques, et autres anciens monumentsChapitre 846 sur 1479 · DIT AUJOURD'HUI DE MALTE · texte numérisé non relu

DIT AUJOURD'HUI DE MALTE

ET DES GRANDS-MAITRES DU TEMPLE

GRANDS-MAITRES DE MALTE

L'ordre des chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem, appelés depuis les chevaliers de Rhodes et aujourd’hui les chevaliers de Malte, doit sa naissance, comme beaucoup d’autres, à l'ordre de Saint-Benoît. Vers le milieu du x: siècle, des négociants d'Amalli, qui commerçaient en Syrie, oblinrent du calife

GRANDS-MAITRES DU TEMPLE

L'an 1118 est la véritable époque à laquelle on doit rapporter l'institution de la chevalerie du Temple. La conservation des lieux saints dont-les Frances s'étaient rendus maîtres, la nécessité de défendre contre les Turcs ce grand nombre de pélerins qui abordäient alors de toute part en Syrie, sont les

GRANDS MAITRES DE MALTE

d'Egypte la permission de fonder à Jérusalem un monastère durite latin. On y plaça des Bénédictins qu’on fil venir d'Italie. À côté de ce monastère appelé Sainte-Marie de la Latine, on bâtit, pour les pauvres pélerins et les malades, un hôpital, dont la chapelle fut dédiée d’abord à saint Jean l’'Aumônier, ensuite à saint Jean-Baptiste. C’est du titre de cette chapelle que vient le nom des hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Leur origine n’a rien de bien relevé aux yeux du monde. Ce n'étaient d’abord que des oblats ou frères Jaiques, employés par les religieux au service de l'hôpital. Fratres sancti Joannis in Jerusalem, qui alio nominñe dicuntur Hospitalarii, dit Ipérius, primo fuerunt fraires laici sub abbate B. Mariæ de Latinis in Jerusalem Ordinis S. Benedicii professi. Guillaume de Tyr, auteur original, en ce qui concerne les Hospitaliers de Saint-Jean, atteste, en termes équivalents, la même chose.

L'habit qui distinguait les hospitaliers, dit encore Ipérius, était un manteau noir (on l’appela depuis le manteau à bec) orné d’une croix d’étoffe blanche. Bientôt l'abbé se vit obligé de les armer pour la défense des pèlerins, que les voleurs arabes attaquaient sur les chemins. Devenus militaires, ils eurent un capitaine, choisi d’entre eux, pour les commander en campagne. Inseusiblement et à mesure que l'hôpital s’enrichissait, ils ne voulurent plus reconnaitre d'autre chef au dehors ni au dedans, et à la fin ils secouêrent entièrement l'autorité des moines. Alors ils commencèrent à faire un corps à part el quiltèrent la règle de Saint- Benoît pour prendre celle de Saint-Augustin. Tels furent, selon Les deux écrivains que l’on vient de citer, suivis par D. Mabillon (Annal., 1. LxIx, n. 10) les commencements de l’ordre illustre dont nous allons marquer de suite les grands maîtres, avec les principaux traits de leur gouvernement. Dans ce dénombrement, notre principal guide pour la Chronologie sera le BP. Sebastiano Pauli, dans son excellent ouvrage qui a pour titre : Godice diplomatico del sacro ordine mulitare Gerosolimitano oggi di Malta. Ainsi, quand nous citerons des chartes pour appuyer nos époques, c'est à ce Recueil que nous renverrons.

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