‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 2)Chapitre 293 sur 479 · TRANSLATION, RÉCLAMATION · texte numérisé non relu

TRANSLATION, RÉCLAMATION

Aucun autre bénéfice que l'épiscopat m sécularise un religieux ( Voyez nsuoiECX, évêqub).

2° La sécularisation réelle d'un béuéficepent avoir lien pour certaines causes d f utilité et de nécessité pour l'Eglise, car la sécularisation n'est jamais permise, si elle n'est nécessaire ou utile pour le bien des âmes. Nécessaire, comme lorsque la situation du monastère l'empêche d'y observer la régularité* ou que pour d'autres raisons il est impossible de le réformer; utile, comme lorsque le pffr pie ou le clergé a plus de confiance dans ks séculiers que dans les réguliers; ou qu'il J a juste espérance de remplir les places de personnes qui auront plus de talent* et d'amour pour le travail.

3° Régulièrement le changement d'étal dus un monastère n'est point regardé comme favorable. M faut, suivant les conciles, de grasdrs raisons pour l'autoriser et le rendre légitime. Ces raisons peuvent être, que la régis primitive n'y esl plus observée depuis long-

DICTIONNAIRE hK DHOIT CANON.

lui*

d'en fixer la quantité, ne doutant pas que vous ne subveniez à leurs nécessités avec une abondance proportionnée à votre religion et à foire générosité; et comme votre démission de l'évéché d'Autan ( démission que nous avons accepté'*), et le renoncement que vous avez fait depuis plusieurs années à toute fonction épiscopale, et même à toute fonction ecclésiastique, vous ont amené au point de nous demander d'être réduit à la simple communion laïque ; nous vous ordonnons, après vous avoir ainsi réconcilié avec nous et avec l'Eglise, de vous abstenir de toute fonction tant épiscopale qu'ecclésiastique, et de vou$ contenter de la communion laïque.

Nous vous accordons aussi le pouvoir de porter l'habit séculier, et de gérer toutes les affaires civiles, soit qu'il vous plaise de demeurer dans la charge que vous exercez maintenant, soit que vous passiez à une autre à laquelle votre gouvernement pourra vous appeler.

« Mais , notre cher Gis, au milieu des affaires politiques, vous devez songer combien vous êtes obligé de travailler à la gloire de Dieu, ainsi qu'au bien de la religion catholique, et vous devez avoir toujours devant les yeux les moyens qui peuvent contribuer au succès d'une si grande œuvre. Pour vous y exciter plus puissamment, nous nous servirons de c>'s paroles de saint Léon, un de nos prédécesseurs : « 11 me reste à vous ex- « horter d'unir vos travaux à ceux du siège « apostolique ; car la victoire que Jésus- « Christ Noire-Seigneur a accordée à son « itglise, en augmentant notre confiance, ne « nous exempte pas pourtant de toute solli- « citude. Celte victoire nous a été donnée, « non afin que nous nous livrious au som- « tneil, mais aGn que nos travaux soient plus « doux. Ainsi , nous réclamons encore, dans « L'état actuel des choses, le concours de vo- « tre vigilance et de votre sollicitude. »

« Excitez donc votre zèle , déployez et mettez en action toutes les forces de voire esprit pour que la religion catholique pousse de jourenjour plus profondément ses racines dans vos contrées, et que votre puissante nation recouvre cet ancien éclat qui la distingua toujours si glorieusement des autre* peuples. Si vous réalisez nos espérances, vous procurerez à celte république une paix et une tranquillité véritables, et vous attirerez sur vous, d'une manière spéciale, la miséricorde divine.

« En attendant , nous présenterons sans cesse à Dieu nos instantes prières, afin qu'il vous accorde la lumière de sa grâce , et nous vous donnons, de la manière la plus affectueuse, la bénédiction apostolique, comme un gage de la bénédiction céleste.

«Donné à Saint-Pierre de Rome, sous l'anneau du pécheur, le 29 juin 1802, la troisième année de noire pontificat. »

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