‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 2)Chapitre 333 sur 479 · SYNODE · texte numérisé non relu

SYNODE

Le terme «le synode s'applique à toute sorte de conciles ( Voyez concile). Mais nous ne le prenons ici que pour l'assemblée diocésaine , où se rendent tous les curés du diocèse, sur la convocation de leur évéque, pour y faire quelques règlements ou quelques corrections sur la discipline et la pureté des mœurs , c'est ce qu'on appelle concile dt'océsain, mais plus communément aujourd'hui synode.

Anciennement les synodes ou conciles diocésains se tenaient fréquemment et à peu près comme les conciles provinciaux , lorsque les affaires le requéraient (Dut. 18 9 per totum).l\ n'y avait pour cela aucun temps déterminé; on les couvoquadans la suite deux fois l'an , jusqu'au temps du concile de Latrau sous Innocent III, qui ordonna, in c. Sicut olim de Accus., do convoquer tous les ans les synodes diocésains, de même que les synodes provinciaux. Le concile de Bâle , session XXV , ordonna de les tenir deux fois l'an.

Sur quoi le concile do Trente , session XXIV, (de Reform. c. 2) a fait le règlement suivant :

« Les synodes de chaque diocèse se tiendront aussi tous les ans ; et seront obligés de s'y rendre, même tous les exempts, qui, sans leurs exemptions, y devraient assister; et qui ne sont pas soumis à des chapitres généraux!

bien entendu, toutefois, que c'est à raison des églises paroissiales, ou autres séculières.

fin

DICTIONNAIRE DE DltOIT CANON.

fit*

même annexes, que tous ceux qui en ont le soin quclsqu'ils soient, sont obligés de 10 trouver au synode. Que si les métropolitains ou les évéques, ou quelques-uns des autres susmentionnés , se rendent négligents en ce qui est ici prescrit, ils encourrout les peines portées par les saints canons* »

Il n'y a donc que les curés qui soient tenus d'allernu5yno<ii;àmoin8,commeditPanorine in c. Quod super de major, et obed. , que t'évéque ne voulût y procéder à la réforma lion générale des mœurs, ou sur d'autres objets qui intéressent tout le clergé en général.

Tune omnes ventre tenentur ita tamen quod non subir ahant divinum officium ( fin. disl. 18) ; omnes eliam tenentur servait statuta synodalia. (C. 1 , c. fin. de conslit. in 6*).

Benoit XIV a fait un traité fort détaillé et très-savant, où rien n'est omis de tout ce qui peut regarder les matières des synodes diocésains, et la manière de les tenir. Ce traité qui a pour titre De synodo diœcesana se trouve dans le cours couplet de théologie édité par M. l'abbé Mfgne, tom. XXV.

Les évéques font quelquefois approuver dans leurs synodes , mais trop rarement , selon nous , les règles de conduite et de discipline ecclésiastique qu'ils veulent proposer à ceux dout l'Eglise leur a confié la conduite. Cette approbation générale du clergé, dit d'Héricourt ( Lois ecclésiastiques, part. 1) , leur donne plus de force et plus d'autorité, nous ajoutons , et plus de stabilité, car elles ne sont ordinairement en vigueur que durant le règne de l'évéque qui les a luîtes , et nous avons vu dans un diocèse, en moins de vingt ans, quatre ordonnances diocésaines différentes. C'est là un inconvénient qui porte quelquefois les prêtres à ne plus attacher aucune importance à ces sortes d'ordonnances, bien que cependant elles obligent en conscience, car les évéques ont droit de faire des ordonnances pour la police ecclésiastique de leur diocèse, hors des assemblées

synodales et sans le concours de leur dette; elles doivent être suivies comme des Ion, même après la mort de l'évéque qui les a faites, à moins qu'elles n'aient été révoquées ut quelqu'un de ses successeurs (Thomastta, Discipline de VEglise,par t. \VAibA,€k.9kei9S\. « Il est certain que les synodes ne sont pas absolument nécessaires! dit le cardinal delà Luzerne, qu'ils ne sont pas nécessaires ea ce sens que, d'après l'institution de Jésus-Christ, les diocèses ne puissent être régulièrenett et légitimement gouvernés que par la rénnion des évéques et des prêtres. Mail les synodes sont infiniment utiles pour le bot gouvernement des diocèses, pour le maiatka et l'accroissement du bien, poor la réforme du mal. A raison des grands objets d'olililé que présente le synode, l'Eglise a imposé aux évéques l'obligation de le tenir: el c'est en ce sens seulement qu'on peut dire oull est nécessaire. Mais en ordonnant ans évêqort de tenir leurs synodes , l'Eglise ne leur a pas enjoint de régler toutes les affaires de lears diocèses dans le synode: elle ne leur a pas défendu de faire hors du synode des règlements el des ordonnances même générales.

Ces ordonnances faites par l'évéque solitairement ne sont pas moins obligatoires daas leur principe , que les statuts qu' il fait ea synode. Mais les statuts synodaux m conciliant plus de confiance et de respect , ont m effet plus certain, une obéissance ptusprowspti et plus facile ( Droits et devoirs des évéques et des prêtres y édit. Migne, col. Itt6).

SYNODIQOE.

Synodique se dit de ce qui est émané di synode, comme une lettre synodique t ou lettre circulaire qu'un concile écrivait aux prélats absents , aux églises , ou en général aot fidèles, pour les instruire de ce qui s'était passé dans le concile, el le leur notifier. Oa trouve de ces lettres synodiques dans la collection des conciles.

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