BOILEAU
Jacques Boileau naquit à Paris, en 163S. et y mourut, en 1716, doyen de la faculté de théologie. 11 fut d'abord vicaire général de Sens, et ensuite chanoine de la Sainte-Chapelle en 169i. Il était frère de Despréaux, et avait , comme lui, l'esprit porté à la satire et à la plaisanterie. Ses ouvrages ronlent ter des matières singulières, qu'il rend encore plus piquantes par un style dur et mordait, et par mille traits curieux. Il les écrivait too-
5 'ours en latin, de crainte, disait-il assex mal I propos, que les étéques ne les censurassent. Les principaux sont : De antiquo Jure presbylerorum in regimine ecclesiastico , 1678, in-8% sous le nom supposé de Claude Fonteius. De antiquis et majoribus episcoponm causis, 1678, in-fc\ De re benefirtaria, 1710, in-8°. De residentia canonicorum, Paris. 1695, in-8°. Traité des empêchements du mariage, à Sens, sous le titre de Cologne, 1691, io-12:
l'auteur, pour de bonnes raisons, ayant déguisé le lieu de l'impression. Boileau est en* core auteur d'autres ouvrages , tels que Historia confessionis auriculariœ; Ilistoria flagellantium, etc. Il y a bien des choses basses et hasardées dans les ouvrages de Jacques Boileau , qui était partisan du richérisite (Voyez kicher). Il y établit des paradoxes révoltants, tels que celte proposition : Maintenant que V Eglise est sur son déclin et qu'elle vieillit, il arrive rarement que les mautaises pensées soient des péchés mortels. Après dt telles assertions, on ne doit pas être surprit de la morale qui se trouve dans son Hislôin des flagellants et le traité De tactibus imnh dicis. Qu'il sied bien, dit Feller, à de tels docteurs d'afficher le rigorisme I