‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 2)Chapitre 400 sur 479 · ÉMERY · texte numérisé non relu

ÉMERY

Jacques-André Emery, supérieur général de la congrégation de Saint-Sulpice, né à Gex, le 26 août 1732, est mort à Paris, le 28 avril 1811. Emery est auteur de plusieurs ouvrages : nous avons consulté les suivants : Conduite de l'Eglise dans la réception des ministres de la religion qui reviennent de l'hérésie et du schisme. 1797 et 1801, in-12; Nouveaux opuscules de Fleury, Paris, 1807, in-12. Des nouveaux chapitres cathédraux.

ÉVE1LLON.

Jacques Eveillon, né à Angers Fan 1572 ou l'an 1582. Il fut, fort jeune, professeur de rhétorique à Nantes, curé ensuite à Soulerre

£endant 13 ans, puis de la paroisse Saint- [ichel à Angers, chanoine en 1620, et enfin vicaire général sous quatre évéques différents. Nous avons de ce pieux et savant auteur un Traité des excommunications et des monitoires, dans lequel il réfute l'opinion assez commune, que l'excommunication ne s'encourt qu'après la fulmination de l'aggrave (Voyez aggrave). Il y traite au«si à fond des excommunications et des monitoires en 36 chapitres, qui composent un volume in-4" imprimé à Angers en 1631 et à Paris en 1672. Il y en a aussi une édition en 2 vol. in-12. Ce traité, auquel nous avons emprunté plusieurs choses, est ce que nous avons de mieux sur cette matière. 11 nous a été spécialement recommandé par un de nos plus savants prélats (Mgr. C. Villecourt, évoque de la Rochelle). Cependant l'auteur a trop négligé dans cet ouvrage ce qui regarde l'ancien droit et l'usage de l'Eglise des premiers siècles. Nous avons encore de lui un traité latin intitulé: De processionibus ce* clesiasticis, imprimé à Paris en 1641, un roi. in-8°. L'auteur remonte, dans ce savant traité, à l'origine des processions : il r& examine ensuite le but, l'ordre et les cérémonies. De recta psallendi ratione , un vol.

in- 4% La Flèche, 1646. Ce devrait être le manuel des chanoines.

Lvcillon était très-studieux, et il avait

NOTICES

tîll

une grande connaissance dos conciles, des Pères, du droil canon et de la langue grecque. Il avait aussi beaucoup de charité pour les pauvres, qu'il regardait comme ses enfants, et pour lesquels il s'est dépouillé de toutes sortes de commodités. Comme on lui reprochait un jour qu'il n'avait point de tapisseries cheiloi, il répondit: « Lorsqu'on hiver j'entre « dans ma maison, les murs ne me disent « pas qu'ils ont froid ; mais les pauvres qui « se trouvent à ma porte, tout tremblants, « me disent qu'ils ont besoin de vêtements. * Aussi mourut-il amèrement regretté des pauvres, ce qui arriva au mois de décembre 1651. La seule richesse qu'il possédait était sa bibliothèque qu'il légua aux jésuites de La Flèche.

FAGNAN.

Prosper Fagnan ou Fagnani, célèbre canoniste du dix-septième siècle, fut pendant près de 15 ans secrétaire de la sacrée congrégation. On le regardait, à Rome, comme un oracle, et plusieurs papes l'honorèrent de leur estime. Il devint aveugle à l'âge de hk ans, ce qui ne l'empêcha pas de dicter souvent des écrits sur les matières qu'on lui proposait, ou qu'il voulait traiter lui-même. Ce fut après être tombé dans cet élat, qu'il composa son grand commentaire sur les décrétâtes, intitulé Jus canonicum, sive commentaria in libros decrelalium. Il le dédia au pape Alexandre VII, par l'ordre duquel il T'avait composé. Il fut imprimé à Rome en h vol. in-folio, qui se relient en trois, en 1661 ; à Cologne en 1679, 1681, 1686 et 170t, et à Venise en 1697. La préface est un chef-d'œuvre en ce genre; il en est de même de la table qui vaut seule autant que le commentaire. Ce qu il y a de plus extraordinaire, c'est qu'un homme aveugle ail pu faire celle préface et dresser cette table, surtout d'une manière si exacte.

Fagnan avait une mémoire si heureuse qu'il n'avait presque rien oublié des poêles mêmes qu'il avait lus dans sa jeunesse, et qu'il citait des passages sans nombre des auteurs de droit sur toutes sortes de questions, avec autant de facilité que s'il les eût lus. Il mourut vers l'an 1678, Agé de plus de 80 ans.

FERRAR1S.

Lucius Ferraris, de l'ordre de Saint François, consulteur du Saint-Office, est auteur d'un excellent ouvrage et que nous avons souvent consulté : il a pour titre : Prompta ùibliotheca canonica, juridica, morali*, theotogica,nec non ascetica, polemica, rubristica, historien, etc., ordine alphabetieo eongesta. Francfort, 1783, 8 vol. in-V. Les bénédictins du Moul-Cassin en préparent actuellement une nouvelle édition dans laquelle ils inséreront toutes les bulles et autres documents émanés de la cour de Rome, depuis l'édition de 1783. Ces documents, qui compléteront ce remarquable et savant ouvrage, se trouvent en grande partie dans notre Cours de droit canon.

FERMÈRES.

Claude-Joseph de Ferriêres,éoyen des professeurs en droit dans l'université de Parts, est auteur de l'ouvrage intitulé : Tractatio institutionum juris canonici, sive paratilla in quinque libros deeretatium Gregirii IX, Paris 1711, in-12, et du Dictionnaire de droil, 1771, 2 vol. in-fc°. On a de son père Claude de Ferrières qui mourut i Reims, en 1715. à 77 ans, beaucoup d'ouvrages de jurisprudence, puis un Traité du droit de patronage.

Paris, 1686, in-12.

FÉVRET.

Charles Févret, né à S< mur en 1583, fut avocat au parlement de Dijon, dès l'âge de 19 ans, et mourut dans cette ville en 1681.

On a de lui un Traité de l'abus, et du vrai sujet des appellations qualifiées du nom d'abus, Lyon, 1736, 2 vol. in-folio, avec des notes du célèbre Gibert et de Brunet, avocat. Cet ouvrage fut composé à la prière de Louis 11, prince de Condé. Févret a approfondi la matière des abus, et son ouvrage est le fruit des plus longues recherches. Mais ses principes sont loin d'être à l'abri de tout reproche.

Haute-Serre l'a réfuté par ordre du clergé

i Voyez bactb-serre); ce traité compromet les roits de l'Eglise. Le meilleur ouvrage que nous ayons sur cette matière et qui réfute indirectement Févret, c'est sans eoulredil le savant travail que vient de publier, en un vol. in-8", Mgr. l'archevêque de Paris, sur YOrigine, les progris et Vétat présent de rappel comme d'abus.

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