GIBERT
Jean-Pierre Gihert , docteur en théologie et en droit , naquit à Aix en Provence , au mois d'octobre 1660. Il enseigna la théologie dans les séminaires de Toulouse et d'Aix ; vint à Paris en 1703 , et il y a toujours vécu dans l'étude et dans la retraite jusqu'à sa uiort , arrivée le 2 décembre 1736. Sa nour-
riture était simple el frugale ; toutes ses actions respiraient la candeur et la simplicité évançélique : il refusa constamment tous les bénéfices qu'on lui offrit. Celait un des plus renommés canonistes de son temps; il a laissé un grand nombre d'ouvrages. Les principaux sont : Institutions ecclésiastiques , suivant les principes du droit commun et les usages de France. La seconde édition , augmentée d'observations importantes, puisées dans les Mémoires du clergé, est de 1736, 2 vol. in-4 # . Nous avons fait usage d'une édition plus récente , celle de 1750.
Consultations canoniques sur les Sacrements en général et en particulier , 12 vol. in-12, imprimés à Paris , en 1721 et 1725. Usages de V Eglise gallicane , concernant les censures el l'irrégularité , considérées en général et en particulier , expliquées par des règles du droit reçu , Paris, 1724, 1 vol. in-* - . Tradition ou Histoire de ï Eglise sur le sacrement de mariage, 1725,3 vol. in-4\ L'auteur y démontre , par une suite non interrompue de monuments les plus authentiques, tant de l'Orient que de l'Occident , que celte matière a toujours été soumise à la juridiction de l'£glise. Cet ouvrage serait tout à fait de circonstance aujourd'hui contre certains légistes qui prétendent que le mariage est exclusivement de la compétence du pouvoir civil ( Voyez mariage ). Corpus juris canonici per régulas naturali ordine dispositas , 1735 , 3 vol. io-fol. Cette compilation , assez bien digérée , a été recherchée , et l'est encore.
GOHARD.
Gohard , archidiacre et grand vicaire de Noyon est auteur d'un Traité des bénéfices ecclésiastiques , dans lequel ou concilie la discipline de ï Eglise avec les usages du royaume de France, Paris, 1765,7 vol. in-4\ Nous avons quelquefois cité cet ouvrage qui n'est pas d'une grande utilité aujourd'hui , puisque les bénéfices proprement dits n'existent plus, et que les usages du royaume ont beaucoup changé depuis 1801.