‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 2)Chapitre 47 sur 479 · FRANCS-MAÇONS · texte numérisé non relu

FRANCS-MAÇONS

L'Eglise, qui ne perd jamais de vue le salut de ses enfants, a reconnu que la société des francs-maçons lui était contraire; elle a f.iit par conséquent, contre celte société, des lois qui entrent dans le plan et l'objet de cet ouvrage. Deux constitutions apostoliques ont condamné cette société.

La première de ces constitutions, pnbliéo V ar Clément XII en 1738, prononce l'excommunication contre 1rs francs-maçons et leurs fauteurs, et en réserve l'absolution au pape, hors le cas du péril de mort. Benoit XIV, dont une science profonde éclairait le zèle, en conGrmant cette censure, exhorte pathétiquement les rois et les princes d'y joindre les peines temporelles. Nous rapporterons ici sa bulle, dont les dispositions ont de quoi faire impression sur l'esprit de ceux qui ont encore quelque respect pour la puissance apostolique.

Bsiidictcs episcopus, servus servorum Dei.

Ad perpétuant rei memoriam.

« Providas romanorum pnedecessorura nostrorum leges atque sanctiones, non solum eas, quarum rigorem vel temporum lapsu, vel hominum neglectu labefactari aut extingui posse veremur, sed eas etiam qoœ recentem vim, plenumque obtinent robur, jnstis gravibusque id exigentibus causis , novo auctoritatis noslrœ munimine roborandas conflrmandasque censemus.

« Sane, felicis recordationis prœdcccssor noster Clemens papa XII, per suas apostolicas litteras , anno Incarnalionis dominiez 1738, iv calend. maii, pontificatus sui anno vin datas, et universis Christi Gdelibu* inscriptas, quarum initium est : In emtnenti ; nonnullas societates, cœtus, con venins, collection es, conventicula, seu aggregationes, vulgo de liberi muratori, seu des francs-maçons, vel aliter nuncupatas in quihusdam regionibus tune laie diffusas, atque in dies invalescenles, perpetuo damnavil atque prohibuit : prœcipiens omnibus Christi fidelibus, s ub pœna excommunications ipso facto absque ulla declaratione incurrenda, a qua nemo per alium quam per romanom pontificem pro tempore existentem , excepto mortis articulo, absolvi potes t, ne quis auderet vel prssumeret hujusmodi socictales inire, vel propagare, aut confovere, receplare, occultare, iisque adscribi, aggregari aut interesse, et alias prout in eisdem litteris latius et uberins conlinelur, quarum ténor taiis est, videlicet :

« Clemens episcopus , servus servorum Dei, universis Christi fidelibus, salulem et

apostolicam benediclionem. In eminenti apostolalus spécula, etc., tir supra.

« Cum aulem , sicut accepimus , aliqoi fuerint, qui asserere, ac vulgo jactare non dubitaverint, dictam excommunicationis pesnam a praxleccssore nostro, ut prasfertur, impositam non amplius afQcere, propterea guod ipsa prœinserta constitutio a nobis confirraata non fuerit, quasi vero pro apostolicarum conslitulionum a praxleccssore édita* rum subststentia , ponlificis successoris expressa conGrmalto requiratur

« Cumquc etiam a nonnullis piis ac Deora timentibus viris nobis insinnatnm fuerit, ad omnia calumniantium subterfugia lollenda, dcclarandamqoe animi nostri cum ejnsdeoi pnedecessoris mente ac voluntate uniformitatem, magnopere expediens fore, utejusdem praxlecessoris conslitutioni novum confl rmationis nostro suffragium adiungeremus.

« Nos* licet hocusque, dum pfuribus Christi fidelibus, deviolatisejusdem constitutionis legibus vere pœnitontibus atque dolenlibus, seque a damnatis hujusmodi societatibus seu conventiculis omnino recessuros, et nunquam in posterum ad illos et illa redituros ex animo proQtentibus,absolutionem ab incursa excommunicatione , tum antea s»pe , lura maxime elapso jubilœi anno bcnipne concessimus : seu dum facultatcm pcenilentiariis a nobis deputalis communicavimus, ut hujusmodi pœnitenlibus, qui ad ipsos confugerunt eamdem absolutioncm nostro nomine et auetoritale imperliri valerent : dum etiam sollicita vigilanti» studio instare non prêter misimus, ut à competentibus judicibus et tribunalibus ad versus ejusdeni constitutionis violatores,pro delicti mensura procederelur, quod et ab eis reipsa sœpe prœstilum fuit:

non quidem probabilia duntaxat , sed plane evidentia, et indubilata argumenta dederimus, ex quibus animi nostri sensus, ac finna et deliberata voluntas , quoad censura per dictum Clementem prœdeccssorem ut pr»fertur , impositœ vigorcm et subsistenliam , satis aperte inferri debuerant, siqua aulcm contraria do nobis opinio circumferretnr , nos eam securi contemnere possemus, causamque nostram justo Dei omnipotentis ju dicio relinquere, ea verba usurpantes, qua olim inler sacras actiones recitata fuisse constat : Pretstaquœsumus, Domine, ut meih tium reprobatum non curemus obloquium, sed eadem pravitate calcata exoramus , ut nec ierreri nos lacerationibus patiaris injustis , nec captiosis adulationibus implicari. sed p*~ tius amare quod prœcipis $ ut h a bel anliquum missale, quod sanclo Gelasio pr&decessori nostro tribuitur, et a ven. S. D. Josepho Maria cardinali Thomasio editum fuit, in missa quae inscribitnr contra obloquentes.

«Ne tamen aliquid per nos î m pro vide pr#* termissnm dici valeret,quod facile possemus mendacibus calumniis fomentum adimere , alque os obstruere : audilo prius nonnullo* rum venerabilium fratrum nostrorum S. B.K.

cardinalium consilio, eamdem pnedecessoris nostri constitutionem pnesentibus, ut supra, de verbo ad verbum insertam, in forma sp*-

DICTIONNAIRE DE [>KO! T CANON

pontificale qui renferme ni dos avertissements d'une très-haute importance.

leitbrs apostoliques de Sa Sainteté PieVII contre ie$ Carbonari.

« Pis, évéque, serviteur des serrileurs de Dieu.

« Pour en conserver le perpétuel souvenir.

m L'Eglise que Jésus-Christ autre S iu»cur n (ondée sur la pierre ferme, ei contre laquelle, scl'tn la promesse du même, les portes de l'enfer ne prévaudront jamais, a été si souvent attaquée, et par des ennemis si terribles que, sans celte divine et immuable promesse, il eût paru à craindre qu'elle ne succombât entièrement, circon tenue, soit par la force, soit par les artifices de ses persécuteurs. Ce qui est arrivé dans des temps déjà reculés se renouvelle encore, et surtout à la déplorable époque où nous vivons, époque qui semble être ces derniers temps, annoncés tant de fois par les apôtres, où rttndront des imposteurs marchant d'impiété en impiété, en suivant leurs désirs. Personne n'ignore quel nombre prodigieux d'hommes coupables s'est ligue dans ces temps si difficiles contre le S -igr.cur et contre son Christ, et a mis tout en œuvre pour tromper les fidèles par les subtilités d'une fausse et vaille philosophie, et pour les arracher du sein de l'Eglise dans la folle espérance de ruiner et de renverser celte même Eglise. Pour atteindre plus facilement ce but, la plupart d'entre eux ont formé des sociétés occultes, des sectes clandestines, se flattant par ce moyen d'en associer plus librement un plus gr.iud nombre à leurs complots et à leurs desseins pervers. ,

« 11 y a longtemps que ce saint siège, avant découvert ces sectes , s'éleva contre elles avec force et courtge, et ujt au grand jour les ténébreux desseins qu'elles formaient contre la religion et contre la société civile. Il y a déjà longtemps qu'il excita l'attention générale sur ce point, et provoqua la vigilance nécessaire pour que ces sectes ne pussent tenter l'exécution de leurs coupables projets. Mais il faut gémir de ce que le zèle du saint siège n'a pas obtenu les effets qu'il attendait, et de ce que ces hommes pervers ne se sont pns désistés de leur entreprise, de laquelle sont enfin résultés tous les malheurs que nous avons vus. Bien plus, ces hommes, dont l'orgueil s'enfle sans cesse, ont osé former de nouvelles sociétés secrètes.

» Dans le nombre il faut indiquer ici une société nouvellement formée, qui s'est propagée au loin dans toute l'Italie cl dans d'autres contrées, et qui, bien que divisée en plusieurs branches et portant différents noms, suivant les circonstances, est cependant réellement une , tant par la communauté d'opinions et de vues que par sa constitution. Elle est le plus souvent désignée sous le nom de carbonari. Ils affectent un singulier respect et un zèle tout merveilleux pour la religion catholique, et pour la doctrine et la personne de notre Sauveur Jésus- Christ , qu'ils ont quelquefois la coupnb.'e

audace de nommer leur grand-maltrc et k chef de leur société. Hais ces discours, qui paraissent plus doux que l'huile, ne sont autre cbo.-e que des traits dont te serrent ces hommes perfides pour blesser plus sa rement ceux qui ne sont pas sur leurs gardes.

Ils viennent à vous semblables à des brebis , mais ils ne sont au fond que des loups dévorants.

« Sans doute, c* serment si sévère par lequel, à l'exemple des anciens priscillianistes, ils jurent qu'en aucun temps et qu>n aucune circonstance ils ne révéleront quoi que ce soit qoi paisse concerner la société, à des hommes qui u'y seraient point admis, ou qu'ils ne s'entretiendront jamais avec ceoi des derniers grades de* choses relatives aux grades supérieurs; de plus, ces réunions clandestines et illégitimes qu'ils forment à l'instar de plusieurs hérétiques, et cette agrégation de gens de toutes les religions et de toutes les sectes dans leor société, montrent assez, quand même il ne s'y joindrait pas d'autres indices, qu'il ne faut avoir aucune confiance dans leurs discours.

« Mais il n'est besoin, ni de conjectures, ni de preuves pour porter sur leurs discours le jugement que nous venons d'énoncer. Leurs livres imprimés, dans lesquels on trouve ce qui s'observe dans leurs réunions, et surtout dans celles des grades supérieurs, leurs catéchismes, leurs statuts, d'autres documents authentiques et très-dignes de foi, et les témoignages de ceux qui, après avoir abandonné cette société, en ont révélé ans magistrats les artifices et les erreurs ; tout prouve que les carbonari ont principalement pour but de propager l'indifférence en matière de religion, le plus dangereux de ton* les systèmes ; de donner à chacun la liberté absolue de se faire uie religion suivant sn penchants et ses idées; de profaner et de souiller la passion du Sauveur par quelquesunes de leurs coupables cérémonies ; de mépriser les sacrements de l'Eglise (auxquels ils paraissent en substituer quelques-uns inventés par eux), et même les mystères de la religion catholique; enfin, de renverser ce siège apostolique contre lequel, animés d'une haine toute particulière, ils trament les complots les plus nuirs et les plus détestables.

« Les préceptes de morale que donne la société des carbonari ne sont pas moins coupables, c >mme le prouvent ces mêmes documents, quoiqu'elle se vante hautement d'exiger de s;s sectiteurs qu'ils aiment et pratiquent la charité et les autres vertus, tl s'abstiennent de toul vice. Ainsi elle favorise ouvertement les plai>irs des sens; ainsi elle enseigne qu il esl permis de tuer ceux qui révéleraient le secret dont nous avons parlé plus haut ; et quoique Pierre, le prince des apôtres, recommande aux chrétiens de st soumettre, pour Dieu, à toute créature humaine qu'il a établie au-dessus d'eux, soit a* rot, comme étant le premier dans l'Etat, soit aux magistrats , comme étant les envoyés du rot, etc. ; et quoique l'apôtre saint Paul or-

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donne que tout homme soit soumis aux puis»

tances plus élevées, cependant cette société enseigne qu'il est permis d'exciter des révoltes pour dépouiller de leur puissance les rois et tous ceux qui commandent , auxquels elle donne le n>m injurieux de tyrans.

€ Tels sont les dogmes et les préceptes de celle société, ainsi que tant d'autres qui y sont couformes. De là ces attentats commis dernièrement en Italie par les carbonari, attentats qui ont tant affligé les hommes honnêtes et pieux. Nous donc qui sommes constitués les gardiens de la maison d'Israël, qui est la sainte Eglise ; nous qui, par no- Ire charge pastorale, devons veiller a ce que le troupeau du Seigneur, qui nous a clé divinement conGé , n'éprouve aucun dommage, nous pensons que, dans une cause si grave, il nous est impossible de nous abstenir de réprimer les efforts sacrilèges de cette société. Nous sommes aussi frappé de l'exemple de nos prédécesseurs d'heureuse mémoire, Clément Xll et Benoit XIV, dont l'un, par s» constitution In eminenti, du 28 avril 1738, et l'autre, par sa constitution Providas, du 18 mai 1751 , condamnèrent et prohibèrent la société : Deliberi muratori ou des francs-maçons, ou bien les sociétés désignées par d'autres noms, suivant la différence des langues cl des pays , sociétés qui ont peut-être été l'origine de celle des car* bonari, ou qui certainement lui ont servi de modèle ; et, quoique nous avons déjà expressément prohibé celte société par deux édits sortis de notre secrétaircried'tlat, nous pensons, a l'exemple de nos prédécesseurs, que des peines sévères doivent être solennellement décrétées contre ladite société, surtout puisque les Carbonari prétendent qu'ils ne peuvent être compris dans les deux constitutions de Clément Xll cl de Benoit XIV, ni être soumis aux peines qui y soûl portées.

« En conséquence, après avoir entendu une congrégation choisie parmi nos vénérables frères les cardinaux, et sur lavis de cette congrégation, ainsi que de notre propre mouvement, et d'après une connaissance ci rlaine des choses cl une mûre délibération, et par la plénitude du pouvoir apostolique, nous arrêtons et décrétons que la susdite société des carbonari 9 ou de quelque autre nom qu'elle soit appelée, doit élro condamnée et prohibée, ainsi que ses réunions, affiliations et convenliculcs, et nous la condamnons et prohibons par notre présente constitution, qui doit rester toujours en vigueur.

c C est pourquoi nous recommandons ri-

Soureusement, et en vertu -de l'obéissance ne an saint siège , à tous les chrétiens en général, et à chacun en particulier, quels que soient leur état, leur grade, leur condition , leur ordre, leur dignité et leur prééminence, tant aux laïques qu'aux ecclésiastiques, séculiers et réguliers ; nous leur recommandons, disons-nous, de s'abstenir de fréquenter, sous quel pie prétexte que ce soit, la société des carbonari, ou de la pro-

pager, de la favoriser, de la recevoir on de la cacher chez sot ou ailleurs, de s'y affilier, d'y prendre quelque grade, de lui fournir le pouvoir et les moyens de se réunir quelque part, de lui donner des avis et des secours, de la favoriser ouvertement ou en secret, directement ou indirectement, par soi ou par d'autres, ou de quelque manièro que ce soit, ou d'insinuer, de conseiller, de persuader à d'autres de se faire recevoir dans celte société, de l'aider et de la favoriser; enfin, nous leur recommandons de s'abstenir entièrement de tout ce qui concerne cette société, de ses réunions, affiliations et convenlictiles, sous peine de l'excommunication , qu'encourront tous ceux qui contreviendraient à la présente constitution, et dont personne ne pourra recevoir l'absolution que de nous, ou du pontife romain alors existant, à moins que ce ne soit à l'article de la mort.

c Nous leur ordonnons en outre, sous la même peine de l'excommunication, réservée à nous et aux pontifes romains, nos successeurs, de dénoncer aux é\éques ou à qui de droit tous ceux qu'ils connaîtraient pour être membres de celle société ou pour avoir trempé dans quelques-uns des complots dont nous avons parlé.

« Enfin, pour repousser plus efficacement tout danger d'erreur, nous condamnons et nous proscrivons ce que les carbonari nomment leurs catéchismes, leurs livres ou est décrit ce qui se passe dans leurs assemblées, leurs statuts, leurs codes, tous les livres écrits pour leur défense, soit imprimés, soit manuscrits, et nous défendons à tous les fidèles, sous la même peine d'excommunication, de lire ou de garder aucun de ces livres, leur ordonnant en même temps de les livrer tous aux autorités ordinaires et aux autres qui ont le droit de les recevoir... »

(Les deux derniers paragraphes de la bulle sont la conclusion ordinaire des bulles.)

« Donné à Home, à S linle-Marie-Majcurc, le 13 septembre de l'an de l'incarnation de Notre-Seigneur mil huit cent vingt-et-un, la vingl deuxième année de notre pontificat.

« J., cardinal pro-dalairc.

« H., cardinal Consalvi. »

Lettres apostoliques de Sa Sainteté Léon XII, qui condamnent les sociétés secrètes.

a Léon, évéque, serviteur des serviteurs de Dieu.

« Pour en conserver le perpétuel souvrnir.

« Plus sont grands les désastres qui menacent le troupeau de Jésus-Christ, notre Dieu et Sauveur, plus doit redoubler, pour les détourner, la sollicitude des pontifes romains auxquels, dans la personne de saint Pierre, prince des apôtres, ont été conférés le pouvoir et le soin de conduire ce même troupeau. C'est à eux en effet, comme étant placés au posle le plus élevé de l'Eglise, qu'il appartient de découvrir de loin les embûchos préparées par les ennemis du nom chrétien pour exterminer l'Eglise de Jésus-Christ (ce à quoi ils ne parviendront jamais): c'est à

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DimONNAlUE DE DROIT CANON.

% \\% qu'il appartient tantôt de signaler aux iMMru re* embûches afin qu'ils s'en gardent, t<mldt d« loi détourner et de les dissiper de It'iir propre autorité.

« Les pontifes romains, nos prédécesseurs, avant compris qu'ils avaient cette grande tâ-

* «li* à remplir, veillèrent toujours comme de bons pasteurs et s'efforcèrent, par des exhortations, des enseignements, des décrets, cl en exposant même leur vie pour le bien de leurs brebis, de reprimer et de détruire entièrement les sectes qui menaçaient l'Eglise d % une ruine complète. Le souvenir de cette sollicitude pontificale ne se retrouve pas seulement dans les anciennes annales ecclésiastiques, on en retrouve d'éclatantes preuves dans ce qui a été fait de nos jours et du temps de nos pères par les pontifes romains, pour s'opposer aux associations secrètes des ennemis de Jésus-Christ ; car Clément XII, no- Ire prédécesseur» ayant vu que la secte dite des /hme a-nwfoiw , ou appelée d'un autre nom, acquérait chaque jour une nouvelle forée, et ayant appris avec certitude, par dt nombreuses preuves, que cette secte était non seulement suspecte, mais ouvertement ennemie de TEtU»* catholique, la condamna |sir une excellente constitution qui commette* par ces mots : In eminmii. et qui fut publiée te *8 avril 17»* iSntf U teneur de fa

« Celte bulle ne e*rut pas suffisante à notre pi*d*rt*s*ur d'heureuse mémoire Bornât XIV; car le bruit sYtait répandu que, Cltmeut XII ttaut mort, la peiue d>xc*ra~ tttunwatiM port**, sa bulle était »aus effet* I nuque oeUe bulle u avait pas et* expressément confirme* par s^u MKwsseur Sans <Mit* il était ahsurie 4e pnMendr* qoe les bnUe* 4e* juliens pMUfe» dussent tomber en désuétude « eîV* usaient pas approu- **** expre w ueut par Jeurs suocto&eur*, et t< euit tttdeut que ftoutft XIV avait ratifié U b»D* publie* par C*meat XII. CepeuAaut, p.%ur Mer aux nectaires iu$qu A 1a moudre «hioaue, Re**f; \l* publia uue u.««ei!e ï<uW* e*mj*e*f4*t ajnM : FrYrtA», « da*e*e v« 1$ mars 1^1 ; dan* oeue KuiJr, %: rap-

* r* et *v*4rma lextwl'en^nt et ^ U maî «^re la f4m c\rvres«e eelk 4e s** ptrdecv*v -wr Swn /a /r*èw êr >a hw* ir Kfurt. XIV, /p.*; ft **vr sir /*•#*•«* 4TNEM«nB^ «'•a.*. ïST.

« r=4i a l^ica <w omi\ q»; a***e*»i le p*>avA»r mi mai» r*«*wrt *« aprwvw ce* de* ,-^ jmiu>ik qne \\ifN»; k *a)ui de U reiiç B ««r. *< de ; via; ' p)ta à ft^a q« 0* M&ssMa &u ï***:h*?v* {pi'i!* dr«*««i vah- d*«s le* iw*»iîft* r*m*iitv «u«vrunNir» de *am: iV-rrtv. i^UMKNilemM»; U* pastmi* ec Irss «3»<«fe de 'l^lwe 4*jlMtHQitt^ ma» row* lr> ptm> fnr* m> UppUfe des ^«u:vi»mMnc%ii^ k W* «riU^ tv^Hn'u* i»iu* viçilnnir» iwur de^niî^Tir M»

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une imprudence coupable, on eût présenté la chose comme peu importante et devant être négligée, les francs-maçon* ont donné naissance à des réunions plus dangereuses encore et plus audacieuses.

« On doit placer à leur tête celle des eerbonari, qui paraîtrait les renfermer toutes dans son sein, et qui est la plus considérable en Italie et dans quelques autres pays. Divisée en différentes branches cl sous des noms divers, elle a osé entreprendre de combattre la religion catholique et de lutter contre l'autorité légitime. Ce fut pour délivrer l'Italie, et spécialement les Etals du souveraia pontife, de ce fléau qui avait été apporté par des étrangers dans le temps où l'autorité

Eonliflcale était entravée par l'invasion, que ie Vil, notre prédécesseur d'heureuse mémoire, publia une bulle, le 13 septembre 1821 , commençant par ces mots : EccUsiam « Jesu Ckristo. Elle condamna la secte dite des carbonari sous les peines les plus graves, sous quelque dénomination et dans quelque

Kts qu'elle existe. (Suit ta teneur de cette Ue % que nous atons rapportée ci-dessws 9 col. 131.)

« 11 y avait peu de temps que cette balle avait ê:é publiée par Pie Vil, lorsque nom avons été appelé , malgré la CaiUesse de nos mérites, à lui succéder au saml siège. Noes vous sommes aussitôt appliqué i examiner reiat, le nombre et U force de ces associatiens secrètes, et nous avons reconnu facilement que leur audace s'était accrue par ks nouvelles sectes qui s y sont rattachées.

Celle quou desigue soûs le uom é'Uumrsitùirt a surtout ixé notre atteutîou; elle a établi sou siège ditus plusieurs universités, où des jeunes geus sout pervertis H lieu 4 être instruits, par quelques maires, inities à des mystère qu'où pourrast appeler de* zni*ièn« d uàqciles. et formé à lm lc$cris**~

ilViirifutqnes: IrorteKps après que le flambean de la rôafce a e*e aMume pour la I crsnkre frô eu Europe par les WKsrtéi secrèZf*. et qall a rte picie au tain par so acesi^. après les eciaiaales vicloères ne* linges pur les plu* pntssaia» priuoes et ojâ b>mzs fasai.^X es^*ner 1m repsnssàtm de ces ïArari» , «epndam. leurs cwpaWes efforts u* mil T«as eurtm c«o^ ; car. duus les m êmes caireo <m k* auràrmues lfmçéks piruiss*, tu; afuit?**^ uV**-m pas ■ iimuin k f>M*ve&&i trnuldes <£ de nourrîtes séditînas <jor ce> sArjfites mmeeu suus cesse? 5 y redooie-^na pas les poif^ards imjdi i éautSs frannesA et swret ceux qu'ûs uuft desênéi â U 'uuvr: * Cranhua de loties terribles fmlAriie r. ><velir pas ex a ■miiiiiun m u\gn eflf, p/»u* mauuruic u cunçuilliir publique 1

« v>f. aoL enritri eurihuer à ees aiferii i«at> Us dBrrusi^rAUuniae» quidemdeutrBci>if ru cur um» m nnovima. xujppekr sas ime p-oinmir uouttuxr . oii attaque avec antUu^t ^s 4ti^n«es n« *e* p r en qUes les fim >^vv; m. rb »r^ii* a uvîiir *im juftucifté,ella j«aa 4Uuk rUe uurui: it âruil Ue jouir «si

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non-seulement troublée, mais on pourrait dire qu'elle est détruite.

«Ou ne doit pas s'imaginer que nous attribuions faussement et par ealomnie à ces associations secrètes, tous les maux et d'autres que nous ne signalons pas. Les ouvrages que leurs membres ont osé publier sur la religion et sur la chose publique, leur mépris pour l'autorité, leur haine pour la souveraineté, leurs attaques contre la divinité de Jésus-Christ et l'existence même d'un Dieu, le matérialisme qu'ils professent, leurs codes et leurs statuts, qui démontrent leurs projets et leurs vues, prouvent ce que nous avons rapporté de leurs efforts pour renverser les princes légitimes et pour ébranler les fondements de l'Eglise ; et ce qui est également certain, c'est que ces différentes associations, quoique portant diverses dénominations, sont alliées entre elles par leurs infâmes projets.

« D'après cet exposé, nous pensons qu'il est de notre devoir de condamner de nouveau ces associations secrètes, pour qu'aucune d'elles ne puisse prétendre qu'elle n'est pas comprise dans notre sentence apostolique et te servir de ce prétexte pour induire en erreur des hommes faciles à tromper.

c Ainsi, après avoir pris l'avis de nos vénérables frères les cardinaux de la sainte Eglise romaine, de notre propre mouvement, de notre science certaine et après de mûres refluions, nous défendons pour toujours et tous les peines infligées dans les bulles do soi prédécesseurs insérées dans la présente et que nous conGrinons , nous défendons, disons-nous, toutes associations secrètes, dut celles qui sont formées maintenant que celles qui pourront se former à l'avenir, et celles qui concevraient contre l'Eglise et toute autorité légitime les projets que nous tenons de signaler.

« C'est pourquoi nous ordonnons à tous et i chaque chrétien, quels que soient leur état, leur rang, leur dignité ou leur profession, bïques ou prêtres, réguliers ou séculiers, tans qu'il soit nécessaire de les nommer ici es particulier, et, en vertu de la sainte obéissance, de ne jamais se permettre, sous quelque prétexte que ce soit, d'entrer dans les susdites sociétés, de les propager, de les favoriser ou de les recevoir ou cacher dans sa demeure ou autre part, de se faire initier à / ces sociétés dans quelque grade que ce soit, de souffrir qu'elles se rassemblent ou de leur donner des conseils ou des secours ouverte- Btnl ou en secret, directement ou indirectement, ou bien d'engager d'autres, de les •éduire, de les porter ou de les persuader à m dire recevoir ou iuitier dans ces sociétés, tas quelque grade que ce soit, ou d'assister i leurs réunions, ou de les aider ou favorifcr de quelque manière que ce soit ; au confire, qu'ils se tiennent soigneusement éloignés de ces sociétés, de leurs associations, ^unions ou assemblées, . sous peine d'excommunication dans laquelle ceux qui auront contrevenu à cette défense tomberont PU le Esit même, sans qu'ils puissent jamais

Droit canon. Il

en être relevés que par nous ou nos successeurs, si ce n'est en danger de mort. .

« Nous ordonnons en outre à tous et chacun, sous peine de l'excommunication réservée à nous et à nos successeurs, de déclarer à l'évéque et aux autres personnes que cela concerne, dès qu'ils en auront connaissance, si quelqu'un appartient à ces sociétés ou s'est rendu coupable de quelques-uns des délits sus-mentionnés.

c Nous condamnons surtout et nous déclarons nul le serment impie et coupable par lequel ceux qui entrent dans ces associations s'engagent à ne révéler à personne ce qui regarde ces sectes, et à frapper de mort les membres de ces associations qui feraient des révélations à des supérieurs ecclésiastiques ou laïques. N'est-ce pas, en effet, un crime que de regarder comme un lien obligatoire, un serment, c'est-à-dire un acte qui doit se faire en toute justice, et où l'on s'engage à commettre un assassinat, et à mépriser l'autorité de ceux qui, étant chargés du pouvoir ecclésiastique ou civil, doivent connaître tout ce qui est important pour la religion cl la société, et ce qui peut porter atteinte à leur tranquillité? N'est-ce pas indigne et inique, de prendre Dieu à témoin de semblables attentats? Les Pères du concile de Latran ont dit avec beaucoup de sagesse , « qu'il ne faut pas considérer comme ser- « ment, mais plutôt comme parjure tout ce c qui a été promis au détriment de l'Eglise c et contre les règles de tradition. • P< ul-on tolérer l'audace ou plutôt la démence de ces hommes, qui disant, non-seulement en secret, mais hautement, qu'il n'y a point de Dieu, et le publiant dans leurs écrits, osent cependant exiger en son nom un serment de ceux qu'ils admettent dans leur secte ?

« Voilà ce que nous avons arrêté pour réprimer et condamner toutes les sectes odieuses et criminelles. Maintenant, vénérables frères, patriarches, primats, archevêques et évoques, nous demandons, ou plutôt nous implorons votre secours ; donnez tous vos soins au troupeau que le Saint-Esprit vous a conûé en vous nommant évéques de son Eglise. Des loups dévorants se précipiteront sur vous et n'épargneront pas vos brebis.

Soyez sans crainte, et ne regardez pas votre vie comme plus précieuse que vous-mêmes.

Soyez convaincus que la constance de vos troupeaux dans la religion et dans le bien dépend surtout de vous; car, quoique nous vivions dans des jours mauvais et ou plusieurs ne supportent pas la saine doctrine, cependant beaucoup de fidèles respectent encore leurs pasteurs , et les regardent avec raison comme les ministres de Jésus-Christ et les dispensateurs de ses mystères. Servezvous donc, pour l'avantage de votre troupeau, de cette autorité que Dieu vous a donnée sur leurs âmes par une aràce signalée. Découvrez-leur les ruses des sectaires et les moyens qu'ils doivent employer pour s'en préserver. Inspirez-leur de I horreur pour ceux qui professent une doctrine perverse, qui tournent en dérision les mystères de no-

(Cinq.)

DICTIONNAIRE DE DROIT CANON

tto

Ire religion et les précoptes si purs de Jésus- Christ , et qui attaquent la puissance légitime. Enfin, pour nous servir des paroles de noire prédécesseur Clément XIII, dans sa lettre encyclique à tous les patriarches, primats, archevêques et évoques de l'Eglise catholique, en date du lfc septembre 1758:

c Pénétrons nous, je tous en conjure, de « la force de l'esprit du Seiçneur, de l'intcl- « ligencc et du courage qui en sont le fruit,

• afin de ne pas ressemblera ces chiensqui ne « peuvent aboyer, laissant nos troupeaux cx- « posés à la rapacité des bétes des champs.

« Que rien ne nous arrête dans le devoir où « nous sommes de souffrir toutes sortes de

• combats pour la gloire de Dieu et le salut « des âmes. Ayons sans cesse devant les « yeux celui qui fut aussi, pendant sa vie, c en butte à la contradiction des pécheurs ; « car si nous nous laissons ébranler par l'au- « dace des méchants, c'en est fait de la force « de l'épiscopat, de l'autorité sublime cl di- « vine de l'Eglise. Il ne faut plus songer à « être chrétiens, si nous en sommes venus au « point de trembler devant les menaces ou c les embûches de nos ennemis. »

« Princes catholiques, nos très-chers frères en Jésus-Chritl, pour qui nuus avons une affection particulière, nous vous demandons avec instance de venir à notre secour?.

Nous vous rappellerons ces paroles que Léon le Grand , notre prédécesseur et dont nous portons le nom, quoique indigne de lui être comparé, adressait à l'empereur Léon :

« Vous devex sans cesse vous rappeler que c la puissance royale ne vous a pas seulcc ment étéconférée pour gouverner lemonde, « mais encore et principalement pour prêter c main-forleà l'Eglise, en comprimant les « méchants avec courage, en protégeant les « bonnes lois, en rétablissant Tordre dans c toutes les chose* où il a été troublé. » Les circonstances actuelles sont telles qu^ tous avei à réprimer ces sociétés secrètes, 11011seulement pour défendre la religion catholique, mais encore pour votre propre sûreté et pour celle de vos sujets. La cause de la religion est aujourd'hui tellement liée à celle de la société, qu'on ne peut plus les séparer ; car ceux qui font partie de ces associations ne sont pas moins ennemis de t olrc Î puissance que de la religion. Ils attaquent 'une et l'autre et désirent les voir également renversées ; et s'ils le pouvaient, ils ne laisseraient subsister ni la religion ni l'autorité royale.

c Telle est la perfidie de ces hommes astu cieux, que lorsqu'ils forment des vœux serrcts pour renverser votre puissance, ils feignent de vouloir retendre. Us essaient de persuader que notre pouvoir et celui des évéques doit être restreint et affaibli par les

S rinces, et qu'il faut transférer à ceux-ci les roits, tant de cette chaire apostolique et de cette Eglise principale, que des évéques appelés à partager notre sollicitude.

« Ce n'est pas la haine seule de la reli gion qui anime leur zèle, mais l'espoir que les peuples soumis à votre empire, en voyant

renverser les bornes posées dans les choses saintes par Jésus-Christ et son Eglise, seront amenés facilement par cet exemple à changer ou détruire aussi la forme du gouvernement.

c Vous aussi, fils chéris, qui professez U religion catholique , nous vous adressons particulièrement nos exhoitations. Evitez avec soin ceux oui appellent la lumière ténèbres, et les ténèbres lumière. En effet.

3uel avantage auriez-vous à vous lier avec es hommes qui ne tiennent aucun compte ni de Dieu ni des puissances; qui leur déclarent la guerre par des intrigues et des assemblées secrètes, et qui, tout en publiant tout haut qu'ils ne veulent que le bien de l'Eglise et de la société, prouvent par toutes leurs actions qu'ils cherchent à porter le trouble partout et à tout renverser. Ces hommes sont semblables à ceux à qui l'apêlre saint Jean ordonne de ne pas donner l'hospitalité, et qu'il ne veut pas qu'on salue (11* EpUre, eh. 10) ; ce sont les mêmes que nos pères appelaient les premiers-nés du démon.

« dardez-vous donc de leurs séductions et des discours flatteurs qu'ils emploieront pour vous faire entrer dans les associations dont ils font partie. Soyez convaincus que personne ne peut être lié à ces sociétés sa:. s se rendre coupable d'un péché très-grave :

fermez l'oreille aux paroles de ceux qui, pourvous attirer dans leurs assemblées, vous affirmeront qu'il ne s'v commet rien de contraire à la raison et a la religion, et qu'on n'y voit et n'y entend rien que de pur, de droit et d'honnête. D'abord, ce serment coupable dont nous avons parlé, et qu'on prête même dans les grades inférieurs, suffit pour que vous compreniez qu'il est défendu d'entrer dans ces premiers grades cl d'y rester ; ensuite, quoique Ton n'ait pas coutume de couder ce qu'il y a de plus honorable à ceux qui ne sont pas parvenus à des grades éminents, il est cependant manifeste que la force et l'audace de ces sociétés pernicieuses s'accroissent en raison du nombre et de l'accord de ceux qui en font partie. Ainsi ceux qui n'ont pas passé les rangs inférieurs doivent être considérés comme les complices du même crime, et cette sentence de l'Apôtre (EpUreaux Romains, ch. 1) tombe sur eux :

« Ceux qui font ces choses sont dignes de « mort, et non-seulement ceux qui les font, « mais même les protecteurs de ceux qui s'en « rendent coupables. »

« Enfin, nous nous adressons avec affection à ceux qui, malgré les lumières qu'ils avaient reçues, et quoiqu'ils aient eu part au don céleste et eussent reçu l'Esprit-Sainl, ont eu le malheur de se laisser séduire <*t d'entrer dans ces associations, soit dans des rangs inférieurs, soit dans des d« grés plus élevés. Nous qui tenons la place de celui qui a déclaré qu'il n'était pas venu appeler les justes mais les pécheurs, et qui s'est comparé au pasteur qui, abandonnant le reste de son troupeau, cherche avec inquiétude la brebi< qu'il a perdue, nous les pressons et nous les prions de revenir à Jésus-Christ. Sans douu

ra.v

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