HOR
GOMINE (mari agi a la).
On appelle mariage à la aomine celui qui est contracté par deui parties, lesquelles, en présence du curé qui ne veut pas les marier, protestent qu'elles se prennent pour mari et femme. Les docteurs sont fort partagés sur la validité de ce mariage , et le seront vraisemblablement toujours, si l'Eglise ne termine jamais la question.
GONFALON ou GONFANON.
Le g on fanon est une grande bannière d'étoffe do couleur, découpée par le bas en plusieurs pièces pendantes, dont chacune se nomme fanon. L'on donnait ce nom principalement aux bannières des églises, que l'on arborait lorsqu'il fallait lever des troupes et convoquer les vassaux pour la défense des églises et des biens ecclésiastiques. La couleur en était différente, selon la qualité du saint patron de l'église, rouge pour un martyr, verte pour un évéque, etc. En France, ces bannières étaient portées par les avoués ou défenseurs des abbayes (Voyez avoué); ailleurs par des seigneurs distingués que 1 on nommait gonfaloniers. Quelques écrivains prétendent que de là est venu l'usage des bannières dont on se sert aujourd'hui dans les processions.
Dans les auteurs de la basse latinité , ces bannières sont nommées portiforium (Voyez BtMtiiu).
Clément IV établit à Rome, en 1264 ou 1967, une confrérie appelée la confrérie du gonfalon ou c on f al on » societas confalonis. Grégoire XIII la confirma en 1576, lui donna de grands privilèges et l'érigea en archiconfirérii co Tan 1583 (Voyez confrérie).
cru