‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 5)Chapitre 100 sur 365 · Ux, Seigneur · texte numérisé non relu

Ux, Seigneur

LANGUES D'AFMQOE.

/- GROUPE. — LANGUES DR LA RÉGION DU NIL (t).

cxxxvn. En Egyptien.

Les anciens Egyptiens donnaient à la divinité différents noms, et la représentaient sons différents symboles.

I.K*EFet Knolpis; ils enteudaient par «de expression, le Dieu souverain, unique, qui n'est jamais né et ne mourra jamais ; suivant Sanchoniatou, c'est celui que les Phéniriens appelaient* A7«0*)î«»uwv, le bon génie. Quelques-uns veulent que ce dieu soit le même que celui qui est cité par Jamblique sous le nom d'Hemeph fH>r,?). Kircber considère même ce dernier mol comme

dérivé de J^EK^"^ Htmphtha, le Tout-Puissant, opérant toutes choses par le moyen de Phtha, soo fils, «v ?ô«. (Fou. Plutarque, de I$ide tt Oeir. — Eusèhe, Prœpar. ev. 1. i, c 10; — Jamblique , de My»t. secl. vin, ch. 3; — Kircbor, Prodomus coptus, c. vi ; - Pianciani, Essai sur la cosm. égypt.; et Champollion-Figeac, Egypte ancienne, p.2*4;.

(I) En divisant par groupes les langues de l'Afrique et de l'Amérique, nous n'avons pas prélendu ' les clisser selon leur dérivation el leurs caractères rc^ectifi ; elles n'ont pas été assez étudiées pour

DIE m

2. [■ Phtha. Ce mot signifie le feu. Lors* Lorsque les traditions primitives étaient pares encore, les Egyptiens entendaient par Phtha, le feu générateur, cause médiate de la fécondation des êtres, ou même simplement le feu ordinaire; mais quand la manie de tout diviniser se fut introduite, on oublia presque sa signification première, pour en faire le plus grand et le père des dieux. Les Grecs traduisirent ce mot par "H^eu»™?, et les Latins par Vuleanus ; ces deux mots signifient aussi le feu. Selon d'autres auteurs, Phtha exprime l'idée A'opifexx constituer, ordinator; mais par celte traduction, ils donnent plutôt l'idée que les Egytiens se faisaient du dieu Phtha que la signification de ce terme. (Clém. Alex. Admon. ix, n. 6; — Ammieu Marcel!. 1. xvn.c. 6; — Couri de Géhelin; Hist. du Calendr.; — La Mennais, Essai sur Vlndiffir., t. 111).

Dans l'écriture hiéroglyphique, on rendait encore ce mot par un monogramme figuré de ces diverses manières : o, 6H-, © et 9 qui représentent le monde ou l'œuf générateur, symbole fréqueni dans la cosmogonie égyptienne, et par le thauou la croix, caractèremystérieuxqui offrait l'image de l'instrument de la régénération des hommes. (Kircher, Prodrom. copt ., p. 164). On pourrait voir aussi dans ce monogramme , l'origine du mol copte <$r\ Phtha, écrit seulement avec

deux consonnes sans voyelle, contrairement au génie de l'idiome, et qui ne serait que le signe ©-+, dédoublé ainsi 9

3. ffu* Ces caractères démotiques offrent sans nul doute l'idée de Dieu ; mais d'après M. do Robiaoo, ils n'auraient pas nne épellation propre, ce serait plutôt des hiéroglyphes cursifs que des caractères phonétiques.

Alors ils devaient le prononcer Phtha, puisque c'était le terme le plus universel pour exprimer la divinilc [Eludes sur V Ecriture, les hiérogl. et la langue d'Egypte).

A no m ou Ammos; ce nom exprimait, suivant Jamblique, l'esprit créateur et formateur du monde (De Myst. sect. vm, cap. 3).

5. Yfc, L'épervier n'avait pas non plus d'épellalion particulière; il exprimait la divinité en général, d'après Clément d'Alexandrie (Strom. lib. v, cap. 7), et la plupart des anciens auteurs. (Horapollon, Hitrog. lib. i, c. 6). Lorsqu'on voulait désigner des divinités partic ulières, on chargeait la têle de l'épervier de différents attributs.

6. l^E^ NoufER, Dieu. La hache qui précède ce nom était encore, prise isolément, un des symboles généraux de la divinité.

cxxxviii. En Copte.

i.^^PHTHA;plusicurssavants3'obslinent à ne voir dans cette expression qu'une abré-

eela. Nous avons voulu seulement réunir comme, en un faisceau celles qui sont parlées a peu prés dans les mêmes parages.

ft* DICTIONNAIRE

via lion de Phnouta ou Pinouta , qui est le mot suivant précédé de l'article. Il ne faudrait pas s'en rapporter au témoignage des copies , fort ignorants en fait d'antiquité. C'est la transcription du hiéroglyphe Egyptien rapporté ci-dessus; il est ainsi écrit sans voyelle, par la raison que nous avons indiquée. Dans les anciennes traductions de 1 Ecriture sainte, il correspond souvent an mol Jéhova mv (Prodr. copt. cap. 6).

2. HoiTTB. Nouta , et HOTTE Noutr en dialecte saïdique, NoVTX Nocti en roemphilique, et Ho*)T^ Noot en bachmourique

ou oasitique, appartiennent tous trois à la même racine égyptienne, et sont les termes les plus ordinaires pour exprimer Dieu: ils ■ont ordinairement précédés de l'article P ou Pi (Adelung, Mithridates, tom.III, 1" part.).

3» Oc Os, le seigneur, et aveu le pronom

II&.UOC Pawos, notre seigneur; c'est de cette expression que dérive le nom de Pan, que les anciens Egyptiens donnaient à l'Etre éternel, et le Pan des Grecs et des Latins ( Mém. de l'Acad. des Inscript., t. LXVI).

cxxxix. En Éthiopien ou Abyssinique.

: Eozie, maître, seigneur ; de

la racine TRti gaza, qui, en ambaric, signifie dominer.

abher ; il en est qui font dériver ce mol du vocable précédent,

suivi de Vf): père, et *tC : her, bon, le sei-

Encur bon pète; mais nous préférons, avec udolf ( Lexicon œthiopico4atinum), le décomposer en eWtih egzia, seigneur, et "iMbC oher. région, contrée; le seigneur des régions ou de tout l'univers; en plusieurs manuscrits éthiopiens, ce vocable est constamment divisé de la sorte Egxia-bher, ce qui confirme ce sentiment. De plus on emploie indifféremment dans cette langue, à la place V Egziabher, les formules Egzin-K oulou, le seigneur de tout, et Egzia K oulou alam, le seigneur de tout l'univers; c'est dans le même sens que Dieu est encore appelé en éthiopien Akhazé koulou alam, le dominateur de tout l'univers, Za-Koulou yekhaz , celui qui contient tout.

3. J)^i>Afr : it»w/ojt,Dieu;du verbe malak, gouverner, régner, ou de amlak, adorer; crtte dernière élymologie donnerait au mot Amlak le sens V adorable, comme rrrîK éloah, en hébreu. .

k. \y*t\ : Nagasi, le souverain roi, do nagas, régner.

cxl. En Tigritn vulgaire.

Esoiikr, Eschil, Sgbio, Dieu; ces trois mots, ainsi prononcés, suivant les différents dialectes , sont dérivé* par corruption de l'éthiopien Egzie, Egziabher (Sait. , Voyage en Abystinie. 1. 1; — Combes et Tamissicr, Voyagé en Abyss.).

DES RELIGIONS. «4

cxli. En Atnharic.

Ceux qui parlent la langue amharique se servent des mêmes mots que les éthiopiens proprement dits ; je trou\e de plus :

Page 1