Moderne : Dieu
Les langues dérivées immédiatement du latin offrent encore une autre expression très-fréquemment employée pour esprimer la divinité ; c'est celle de signore, en italien ; signur, segner, senger, en ramon ; ségnour, en piémontais; «enyoren castillan ; ténor, en espagnol ; senhor, en portugais ; seigneur, en français. On ne peut lirer aucune induction acte ternie, parce qu'il est comparativement IrèsHBoderme ; cependant, comme il est extrêmement usité, nous ferons quelques remarques sur sa signification intrinsèque.
II dérire du latin «entor, vieillard, homme avancé en âge. Comme les hautes fonctions, surtout dans l'Eglise , n'étaient guère conférées autrefois qu'à des hommes d'un âge avancé, on s'accoutuma peu à peu à donner le litre de senior à tous ceux qui en étaient revêtu* quel que fût leur âge. 11 en a été à peu près de même du mol grec ri/>i76vn/>of, prêtre, qui s la même signification que le latin senior. Pois, quand celle ex pression n'offrit plus que l'idée de supériorité, on s'en servit aussi pour qualifier le souverain maître de tout ce qui existe.
Dans le moyen âge, nos ancêtres donnaient ans«i à Dieu le litre de Syres, sire, sires ; on n'est pas d'accord sur l'étymologie de ce mot que les uns font dériver du teutontque ferr, le maître, d'autres du celtique Syra,
re ou «yr, noble ; quelques-uns, enfin, du grec xvfMf, le seigneur.
On a encore qualifié Dieu du titre de don eu do m qui vient du latin Dominus; mais tous ces noms eu titres ont toujours été attribués indifféremment à Dieu et aux hommes; il en «si de même de l'anglais lord, du teulonique kerr, et de plusieurs autres.
(I) Leur langue n'appartient aucunement ao sys- *■* uVaco-pélasgique, nais au système indien ;
die m
cxv. En Valaqut