‹ Dictionnaire de la Bible (volume 3)Chapitre 150 sur 389 · V. Bibliographie. — E. Wilton, The Negeb; E · texte numérisé non relu

V. Bibliographie. — E. Wilton, The Negeb; E

NÉGEB —

Robinson, Biblical Researches in Palestine , Londres, 1856, t. i, p. 173-220; E. H. Palmer, The Desert of the Exochis, Cambridge, 1871, t. il, p. 359-428; G. A. Smith, The historical Geography of the Hohj Land , Londres, '1894, p. 278-286; F. Buhl, Géographie des Allen Palastina, Leipzig, 1896, 87-88, 182-185. A. Legendre.

NEGîNAH (hébreu : nëglnâh; Septante : ifaÀp.oç,

; Vulgate : carmina). Le terme de neginâh et son pluriel neginôt se lisent au titre des Psaumes iv, vi, liv (lui), lxi (i,x), lxvii (lxvi), lxxvi (Lxxy), puis au Psaume lyii (lvi), 7, lamentations, v, 14, au cantiqne d’Ézéchias, Is., xxxyiii, 20; et dans l'indication musicale qui suit le cantique d’Habacuc, ni, 19. — D’après la racine naggên, « toucher les cordes, » qui équivaut au grec i liâOTw, voir Harpe, t. ni, col. 437, le mot neginâh désigne la percussion des cordes et le jeu des instruments à cordes. C'est aussi le sens qu’exprime sans doute Symmaque par la traduction Stoc il/aXTïjpnov. Le joueur de harpe est nommé menaggën. I Sam., xvi, 18; Il Reg., iii, 15; Ps. lxviii (lxvii), 26. — Par dérivation, nëginàli, aussi bien que 'WXij.dç, prend la signification de « chant accompagné par les instruments à cordes », ou même le sens plus général de «tout thème poétique accompagné par la musique ». Ainsi s’expliquent les traductions des versions grecques, Septante : lv LaXp.oïç, Ps. IV, vi ; sv ujjivot.:, Ps. liii, liv; Aquila : !v LaXu.oïç; Théodotion : èv •jij.voir, reproduites par saint Jérôme : in cantici's, in psalmis. Enfin, dans cette dernière signification, nëglnâh a la nuance de « chanson moqueuse » : Ps. lxix (lxviii) 13; Job, xxx, 9 ; Lam., xxx, 14 et 63, où l'on trouve la forme équivalent emanëgindh.

— Les Juifs ont transporté ce nom de neginâh aux signes d'accents : neginôt, neginôt ta'amim, qu'ils joignent aux textes bibliques ou liturgiques comme signes de ponctuation, d’accentuation tonique et de modulation. Pour eux la neginâh est l’ensemble de ce système d’accents avec les règles de leur emploi.

J. Parisot.

NÉGLIGENCE (Septante : 7t).r ixuÉ/.eia ; Vulgate : negligentia ), manque de soin dans l’accomplissement d'un devoir. Ce manque de soin s’exprime en hébreu par le verbe bâ'at, I Reg., n, 29, en chaldéen par le verbe sena', en grec par les verbes àp.sXeîv, iro.êXi-tv/, ôXi-j-copstv, en latin par le verbe negligere. La négligence devient assez souvent suffisamment grave pour constituer un péché. Voir Péché. — Dans la Sainte Écriture, il est plusieurs fois reproché aux prêtres et aux lévites de négliger leur service religieux et d’autres devoirs qui en sont la conséquence. I Reg., ii, 29; II Par., xxiv, 5; xxix, 11: II Alach., iv, 14. Le peuple est averti de ne pas négliger les ordres du Seigneur. Lev., xx, 4; Deut., vin, 11 ; xxii, 3. « Celui qui néglige sa voie, » c’està-dire celui qui ne veille pas convenablement sur sa conduite morale, « mourra. » Prov., xix, 16, Artaxerxès et Darius recommandent qu’on ne néglige pas leurs ordres. 1 Esd., iv, 22; vi, 11, 12. — Les invités au festin négligent l’appel dont ils ont été honorés. Matth., xxi,

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