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han-nôtèn ’imrë ('"ion), Sâfér.
Avec cette ponctuation il faudrait traduire :
Nephthali est une biche en liberté
Proférant de belles paroles.
C’est ainsi que la Vulgate a entendu ce passage, qui, avec ses deux images incohérentes, se rapporte on ne sait comment à la tribu. Les Septante ont lu différemment :
Nés (I «7a oréTieyoç àvsiaévov,
è-i£iSo’jç 6v Toi ycy v/j jakti x«7,7,o;
Nephthali est un tronc qui pousse ses branches Produisant de beaux rejetons (ou rameaux).
C’est d’après cette version que les exégètes modernes restituent ainsi le texte :
Naftâli ’êlàh (nb>N) Seluhâh
han-nûtên ’âmirê (hdn) Sâfér.
Nephthali est un térébinthe qui projette ses rameaux Il fournit des branches splendides.
Cf. Rosenmüller, Scholia in Vêtus Testamentum , Genesis, Leipzig, 1821, p. 714; Fr. de Hummelauer, Commentarius in Genesim, Paris, 1895, p. 600;- J. M. Lagrange, La prophétie de Jacob, dans la Revue biblique, Paris, 1898, p. 527, 534, etc. Le térébinthe représente, au sein de cette riche nature, l’épanouissement de la vie et de la force. Moïse promettait à Nephthali la même prospérité, ûeut., xxxiii,23 :
Nephthali, rassasié de faveurs,
Plein des bénédictions de Dieu,
Possède la mer et le midi.
Que faut-il entendre ici, par la « mer »)? Beaucoup pensent qu’il s’agit du lac de Tibériade ; d’autres traduisent yâm par « occident ». Qu’indique ddrôm, « le midi? » Il n’est [pas facile de le savoir. Voir les commentaires. Le territoire que nous venons de décrire à grands traits renferme encore de nombreuses ruines des civilisations anciennes. Voir Galilée, t. m, col. 87 ; Mérom (Eaux de), t. iv, col. 1004; Tibériade (Lac de).
IL Histoire. — Dans le dénombrement qui fut fait au désert du Sinaï, la tribu de Nephthali comptait 53 400 hommes en état de porter les armes. Num., i, 42. Elle occupait ainsi le sixième rang au point de vue de la force, et avait pour chef Aliira, fils d’Énan. Num., n, 29. Dans les marches à travers le désert, elle était au nord du tabernacle avec Aser et Dan. Num., n, 25, 31. C’est par les mains de son prince, Ahira, qu’elle fit ses offrandes au sanctuaire. Num., vu, 78-83. Celui qui la représentait parmi les explorateurs envoyés au pays de Chanaan était Nahabi, fils de Vapsi. Num., xm, 15. Au second recensement, elle ne comptait plus que 45400 guerriers, en ayant ainsi perdu 8000, ce qui la faisait tomber au huitième rang. Num., xxvi, 48-50. L’un de ses membres, Phedaël, fils d’Ammiud, fut parmi les commissaires chargés d’effectuer le partage de la Terre Promise. Num., xxxiv, 28. Après l’entrée en Palestine, elle se tint au pied du mont Hébal pour la cérémonie des bénédictions et des malédictions, Deut., xxvii, 13, et elle obtint le sixième lot dans la division du pays. Jos., xix, 32. L'ne de ses villes les plus importantes, Cédés, fut désignée comme cité de refuge. Jos., xx, 7. Elle était en même temps ville lévitique, avec Hammoth- Dor ou Émath (aujourd’hui El-Hammdm, sur le lac de Tibériade) et Carthan (inconnue). Jos., xxi, 32; I Par., vi, 62, 76. — Comme plusieurs autres tribus, Nephthali ne chassa pas les Chananéens qui habitaient le pays; on cite en particulier ceux de Bethsamès et de Bethanath, qui devinrent simplement tributaires ou soumis à la corvée. Jud., i, 33. L’élément étranger fut d’ailleurs toujours considérable dans cette région, appelée Gelil lia goyîm, « le district des étrangers » en Galilée des nations. Is., vm, 23. Ces Chananéens devinrent même un danger pour les tribus du nord, au temps des Juges. Nephthali et Zabulon réunis fournirent à Barac dix mille hommes pour les combattre. Jud., iv, 6, 10; v, 18. Nephthali aida également Gédéon contre les Madianites. Jud., vi, 35; vii, 23. Par sa situation géographique, il se trouvait exposé aux invasions venant du nord. Aussi, à l’époque de Baasa, roi d’Israël, et d’Asa, roi de Juda, les troupes de Benadad, roi de Syrie, envahirent-eiles le territoire, s’emparant des villes d’Aliion, dans la petite plaine nommée Merdj Ayân, de Dan (Tell el-Qadi), d’Abel-Beth-Maacha (Abil), et de toute la contrée de Cennéroth. III Reg., xv, 20; II Par., xvi, 4. Plus tard, sous le règne de Phacée, roi d’Israël, Téglath- Phalasar, roi d’Assyrie, prit les mêmes cités, avec Janoé, Cédés, Asor et tout le pays de Nephthali, et en transporta les habitants dans son propre royaume. IV Reg., xv, 29. Mais ces jours d’humiliation devaient se changer plus tard en jours de gloire, puisque la terre de Nephthali fut le principal théâtre de la prédication du Sauveur.
« Mais la nuit sera chassée, s’écrie Isaïe, vm, 22-ix, 1,