‹ Dictionnaire de la Bible (volume 3)Chapitre 214 sur 389 · NUIT · texte numérisé non relu

NUIT

NYMPHAS

12; Job, iv, 13 ; xx, 8; xxxm, 15; Ps. xvii (xvi), 3; Is., xxix, 7; Dan., n, 19; vii, 2, 7, 13; Zach., i, 8; Act., xvi, 9; xviii, 9; xxm, 11; xxvn, 23; voir Songe; — 3. le temps ordinaire de la conception, Job, ni, 3-7; Sap., vu, 2; — 4. le temps pendant lequel les voleurs aiment à opérer, Job, xxiv, 14; Jer., xlix, 9; I Thés.,

v, 2; cf. Mattb., xxvm, 13; — 5. le temps favorable aux embûches et à l’attaque des ennemis, Jud., vu, 9; 1 Reg., xiv, 36; IVReg.,vm, 21 ; II Par., xxi, 9; IIEsd.,

vi, 10; Judith, xm, 18; Ps. xci (xc), 5; Cant., m, 8; Jer., vi, 5; II Mach., xm, 15; — 6. le temps que Dieu choisit parfois pour exécuter les arrêts de sa justice. Exod., xii, 12; Sap., xviii, 14; IV Reg., xix, 35, etc. — Sur la lampe qui ne s’éteint pas durant la nuit, Prov., xxxi, 18, voir Lampe, col. 59; sur la lune qui brûle pendant la nuit, Ps. cxxi (cxx), 6, voir Insolation, t. ni, col. 886.

4° Sens figurés. — La nuit figure le malheur, Job, xxxv, 10; la mort, Joa., IX, 4; la privation de la lumière surnaturelle. Rom., xm, 12; I Thés., v, 5. Aussi est-il dit que, dans le ciel, il n’y a pas de nuit. Apoc., xxi, 25; xxn, 5.

5° Locutions diverses. — Dire qu’une chose se fait « jour et nuit », c’est dire qu’elle se fait sans interruption aucune. Deut., xxvm, 66; II Esd., i, 6; iv, 9; Ps. lxxxviii (lxxxvii),2; Jer., xvi, 13; Act., ix, 24; II Thés., m, 8; Apoc., iv, 8; vu, 15, etc. La pluie du déluge tombe « quarante jours et quarante nuits », Gen., vu, 4, 12; Moïse est sur le Sinaï i quarante jours et quarante nuits », Exod., xxiv, 18; xxxiv,28; Deut., ix, 9-25; x, 10; Elie marche « quarante jours et quarante nuits », III Reg., xix, 8; David et Tobie jeûnent « trois jours et trois nuits », I Reg., xxx, 12; Tob., m, 10, et Notre-Seigneur « quarante jours et quarante nuits », Matth., iv, 2; Marc., i, 13; les amis de Job se tiennent silencieux auprès de lui « sept jours et sept nuits », Job, il, 13, etc. — « Se lever de nuit » pour accomplir un acte, c’est consacrer à cet acte sa diligence et ses soins. Gen., xx, 8; xxii, 3; xxxi, 55; Jos., iii, 1; Jud., vi, 38; xix, 5; I Reg., xv, 12; xxix, 11 ; IV Reg., vu, 12; II Par., xxxvi, 15; Il Esd., ii, 12; Prov.,xxxi, 15; Jer., xxv, 3; xxvi,5; xxix, 19 ; xliv,4. Cette diligence convient surtout quand il s’agit de louer Dieu. Ps. lxiii (lxii), 7; Sap., xvi, 28.

H. Lesètre.

NUMÉN8US (grec : Noog^vio;), fils d’Antiochus. Numénius fut un des ambassadeurs envoyés à Rome par Jonatlias vers 144 avant J.-C, pour renouveler le traité d’alliance conclu entre les Juifs et les Romains, et, sur leur chemin, porter des lettres du grand-prêtre et de la nation juive aux Spartiates. I Mach., xii, 16-17. Les ambassadeurs furent bien reçus à Sparte et à Rome, I Mach., xii, 17; xiv, 22. Numénius fut aussi chargé par

Simon d’offrir aux Romains un grand bouclier d’or du poids de mille mines pour assurer l’alliance, I Mach., xiv, 24. Il revint avec ses compagnons, porteur d’une lettre circulaire qui fut envoyé à tous les peuples en relations avec les Juifs pour leur annoncer leur alliance avec Rome, et dont un exemplaire était destiné au grand-prêtre Simon. I Mach., xv, 15-24. Voir Bouclier, t. i, col. 1883; Lacédémoniens, t. m, col. 7; Lucius 1, t. m, col. 409. E. Beijrlier.

1. NÜJN, 3, 7, quatorzième lettre de l’alphabet hébreu, exprimant la consonne n. Nun signifie « poisson » et sa forme allongée, dans les alphabets sémitiques, rappelle celle du poisson. Voir Alphabet, t. i, col. 407.

2. nun (hébreu : Nùn; une fois Non, I Par., vu, 27, « poisson ; » Septante : Nau-/j, et dans divers manuscrits : Naêzj, Naëé), de la tribu d’Éphraïm, père de Josué, le conquérant de la Terre Promise, qui est appelé ordinairement Bin-Nûn ou « fils de Nun ». Exod., xxxm, 11. Num., xi, 28; xiv, 6, etc.; Jos., i, 1, etc. On ne sait rien de sa vie, il n’est jamais mentionné que comme père de Josué. Dans la Vulgate, Eccli., xlvi, 1, son nom est écrit une fois Navé, d’après l’orthographe grecque.

NYCTDCORAX. Voir Chevêche, t. n, col. 683.

NYMPHAS (grec : Nugcpâç), chrétien ou chrétienne de Laodicée. Le plus grand nombre en font un chrétien, comme l’indique le contexte, et comme le portent la plupart des manuscrits, oîv.ou aù-roü. D’après le Codex Vaticanus, c'est une femme, ohov av-r/jç. De même pour les versions syriaques. Les Codex Alexandrinus , Sinaticus, Ephræmi rescriptus lisent olxou aùvcov, en rapportant le pronom à ceuxqui composent la maison, et ne déterminent point si Nymphas était un homme ou une femme. Col., iv, 15. L’Ambrosiaster, In Col., iv, 15, t. xvii, col. 442, voit en elle une chrétienne devota. Mais saint Jean Chrysostome, Hom. xii in Col., iv, 1, t. lxii, col. 381, l’appelle géyav t'ov avSpa, « un homme important, » et Théophylacte, Expos, in Col., iv, 15, t. cxxiv, col. 1276-1282, reproduit à peu près ses paroles. Théodoret, ln Col., iv, 15, t. lxxxh, col. 626, voit aussi en lui un homme de Laodicée. Les Grecs honorent Nymphas comme apôtre avec saint Eubule, voir t. il, col. 2042, le 28 février. Voir Acta sanclorum, februarii t. m, édit. Palmé, 1865, p. 725. Nous ne connaissons aucun détail sur sa vie. Son nom est probablement une contraction de Nymphodoros. J. Ellicot, St. Paul's Epistles to the Philippians, the Colossians, 4e édit., Londres, 1875, p. 206 ; J. R. Lightfoot, St. Paul’s Epistles to tlie Colossians, Londres, 1875, p. 308-309.

OBADIA (hébreu : 'Obaclyâh, « serviteur de Yàh ; » Septante : 'Aëotoû), le second des cinq fils d’Izrahia, de la tribu d’Issachar, qui sont qualifiés « tous chefs ». Le texte est altéré dans ce passage. Il mentionne cinq fds d'Izrahia et n’en nomme que quatre. I Par., vu, 3. Obadia vivait du temps de David.

OBADIAS BEN JACOB SPHORNO, d’où le nom latin de Siphronius ou Ziphronæus, théologien juif italien, né à Césène dans la seconde moitié du xve siècle, mort à Bologne en 1550. Il pratiqua la médecine à Bologne, puis il enseigna l’hébreu à Rome, où il eut pour élève J. Reuchlin. Il est l’auteur des commentaires suivants : lllustratio seu explanatio Cantici Canticorum et Ecclesiastæ, in-4°, Venise, 1567. — pis i03tfn.

Judicium justum, ex Deuteronomio, xvi, 1 8 (commentaire sur le livre de Job, publié en même temps que celui de Simeon bar Zemach), in-4°, Venise, 1590. — by nh")>s □ >bnn. Commentarius in Psalmos, in-4°, Venise, 1586.

— On a attribué à Obadias d’autres ouvrages dont il paraît douteux qu’ii soit l’auteur. Voir Wolf, Bibliolheca hebræa, in-4°, Hambourg et Leipzig, 1715-1733, t. i, p. 938 sq. A. Regnier.

OBD1AS (héb reu : 'Obadijdh, « serviteur de Yàh »), nom de sept Israélites dans la Vulgate. Le nom de 'Obadydh est porté en hébreu par douze Israélites. La Vulgate a transcrit ailleurs ce nom par Abdias et par Obdias. Elle l’a écrit Obadia dans I Par., vii, 3. Les Septante "ont également transcrit ce nom de manières différentes.

1. OBDIAS (Septante : ’Aêoia), fils d’Arnan et père de Séchénias, de la tribu de Juda, d’après les Septante et la Vulgate. I Par., m, 21. Ils ont lu en hébreu benô, « son fils, » au lieu de benê, « les fils de, » que porte le texte massorétique, lequel, au lieu d’individus, énumère des familles descendant de David.

2. OBDIAS (Septante : ’AëSia), cinquième fils d’Asel, de la tribu de Benjamin, descendant de Saiil. I Par., viii, 38; ix, 16.

3. obdias (Septante : ’AêSix), fils de Séméias, descendant d’Idithum, qui habita Jérusalem au retour de la captivité deBabylone. I Par., ix, 44. Plusieurs commentateurs l’identifient avec l'Obdias de II Esd., x, 5.

4. obdias (Septante: ’AêSia), le second des onze vaillants Gadites qui allèrent rejoindre David fugitif, dans le désert de Juda, pendant la persécution deSaül. I Par., xii. 9.

5. obdias (Septante : ’Aêêta), le second des cinq de ses principaux officiers que Josaphat envoya avec des prêtres et des lévites dans les villes de Juda pour instruire le peuple de la loi du Seigneur. II Par., xvii, 7.

G. OBDIAS (Septante: ’AëSfa), prêtre, un des signataires de l’alliance entre Dieu et le peuple du temps de Néhémie. Il Esd., x, 5. II peut être le même qu’Obdias 3, d’après plusieurs commentateurs, mais il faut remarquer contre cette identification, qu’Obdias est compté parmi les prêtres dans II Esd., x, 5, cf. 7, tandis que l’Obdias qui revint de captivité et habita Jérusalem n’était qu’un lévite, descendant d’Idithun. I Par., ix, 16.

OBED (h ébreu : tmy, ’Obéd), nom de six Israélites. Ubed signifie « servant (participe présent), serviteur ». Le nom divin est sous-entendu et par conséquent Obed a la même signification qu’Abdias ou Obdias. L hébreu vocalise Obed 1 : Ebéd, et aussi un septième Israélite de même nom, I Esd., viii, 6, que la Vulgate appelle Abed. Voir t. i, col. 26.

1. obed (Hébreu : ' Ebed ; Septante : LoovjX ; Alexandrinus : ’AëéS), père de Gaalqui se mit à la tête des Sichémites révoltés contre la tyrannie d’Achimélech, fils de Gédéon. Juct., ix, 26, 28, 30, 31, 35. Il n’esl nommé que comme père de Gaal. Quelques manuscrits hébreux écrivent son nom Ébér, et les versions syriaque et arabe ont suivi cette orthographe.

2. obed (Septante: ’üor|S), fils de Booz et de Rutb, de la tribu de Juda, ancêtre de David et de Jésus- Christ. Ruth, iv, 17, 21, 22; I Par., n, 12, Matth., i, 5; Luc., m, 32. Les voisines de Noémi, qui avait fait faire le mariage de sa belle-fille Ruth avec Booz, la félicitèrent de cette naissance et donnèrent à l’enfant le nom d’Obed. Noémi le prit sur son sein et le soigna comme une nourrice. Dans la généalogie d’Obed, qui est donnée de Pharès à David, Ruth, iv, 18, 22, et qui est répétée dans I Par., ii, 10-12 ; Matth., i, 3-6; Luc., m, 32-33, plusieurs noms intermédiaires ont été omis, car elle ne renferme que dix noms pour plusieurs siècles, cinq pour le séjour en Egypte et cinq depuis la sortie d’Égypte jusqu’à David, c’est-à-dire pour une période de huit à neuf cents ans. Voir Chronologie, t. n, col. 737-

3. obed (Septante: ’Qêr|S ; Alexandrinus : ’lcoërjS), de la tribu de Juda, descendant de Sésan et de l’esclave égyptien Jéraa, à qui Sésan, qui n’avait pas de fils, avait donné une de ses filles, Oholaï, en mariage. Son père s’appelait Ophlal et il eut pour fils Jéhu. I Par., il, 34- 38. Son grand-père était Zabad qui fut un des soldats de David distingués par leur bravoure. I Par., xi, 41.

4. obed (Septante: ’Ugrjà ; Alexandrinus ; ’lwërj? ; Sinaiticus : ’ltoëyjâ), un des vaillants soldats de l’armée de David. I Par., xi, 46 (hébreu, 47).

5. OSED (Septante : ’QërjS ; Alexandrinus; Twërjë), lévite, le troisième fils de Séméia, un des petits-fils d’Obédédom, portier du Temple. I Par., xxvi, 7.

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