II. Lesêtre
2. ochozias, roi de Juda (en 884 ou 887, suivant les diverses chronologies), succéda à son père Joram la douzième année du roi d’Israël Joram, fils d’Achab. Il avait alors vingt-deux ans et fut mis sur le trône par les habitants de Jérusalem, parce que tous ses frères aînés avaient été emmenés et tués par des brigands philistins et arabes. II Par., xxi, 16, 17. Voir Joram, t. iii, col. 1645. Il portait aussi le nom de Joachaz, sur lequel prévalut celui d’Ochozias. Voir Joachaz, t. iii, col. 1550. Il avait pour mère Athalie, fille d’Achab et de Jézabel, que son père Joram avait épousée. Voir Athalie, t. i, col. 1207. Le jeune prince ne régna qu’un an, mais, par son impiété, se montra digne de sa parenté. Il se laissa guider par sa mère et par de perfides conseillers. Trop docile à leurs avis, il s’allia avec Joram, roi d’Israël, pour faire la guerre contre Ilazaël, roi de Syrie. Joram, blessé à Ramoth de Galaad, se retira à Jézraël, pour se faire soigner. Ochozias crut de son devoir d’aller le visiter. Ce fut pour sa perte. Jéhu avait été suscité par le Seigneur pour exterminer toute la maison d’Achab. Voir Jéhu, t. iii, col. 1245, 1246. Quand il se présenta devant Jézraël, Joram et Ochozias se portèrent à sa rencontre. Le roi d’Israël fut percé d’une llèche. A cette vue, Ochozias s’enfuit du côté de Beth-IIaggan ou Engannim. Voir Beth-Haggan, 1. 1, col. 1685. Jéhu le poursuivit t! dit : « Frappez-le, lui aussi, sur son char! » Ochozias, blessé à la montée de Gaver, près de Jéblaam, se réfugia à Mageddo, où il mourut. Ses serviteurs le mirent sur son char et le transportèrent à Jérusalem pour l’inhumer dans le sépulcre de ses ancêtres. IV Reg., vu i, 25; ix, 29. D’après un autre récit, Ochozias se serait réfugié à Samarie, d'où Jéhu l’aurait fait tirer pour le mettre à mort. II Par., xxii, 1-9. On concilie les deux narrations en supposant que, dans la seconde, Samarie désigne non pas la ville de ce nom, mais le royaume ou
OCHOZIAS