‹ Dictionnaire de la Bible (volume 3)Chapitre 24 sur 389 · MISCHNA · texte numérisé non relu

MISCHNA

3. MISAEL (Septante : Murar,),), jeune Juif de race royale, un des compagnons de Daniel à la cour de Nabuchodonosor à Babylone. Il fut appelé en chaldéen Misach. Son histoire est la même que celle de ses deux compagnons Ananie (voir Ananie 5, t. I, col. 540) et Azarias (voir Azarias 13, t. I, col. 1210). Il est toujours nommé le second parmi les trois jeunes gens. Dan., i, 3-20; il, 17-18 ; m, 12-97. — Matbathias, père des Machabées, pour exciter ses fils à défendre généreusement la religion de leurs pères, leur rappela en mourant les exemples de la protection divine à l’égard de leurs ancêtres et en particulier comment Ananie, Misaël et Azarias avaient été sauvés des flammes de la fournaise où les avait fait jeter Nabuchodonosor. IMach., il, 59.

SV3BSCHNA, recueil des lois traditionnelles des écoles pharisiennes. La Mischna est la partie principale du Talmud; la Gemara en est le commentaire.

1. Son nom et son objet. — Le mot hébreu misnâh vient de sânâli, « doubler, changer » (cf. senayim,

(i deux »); il signifie « redoublement ». Il est assez souvent employé dans la Bible. Exod., xvi, 22; Deut., xv, 18; xvn, 18, etc. Les Pères le traduisent par Seu-rspovri;. Cf. S. Jérôme, Epist. cxxi, ad Algas., q. x; Epist. xvur, ad Damas., 20, t. xxn, col. 1034, 374; In Matth., xxn, 23, t. xxvi, col. 163, etc.; S. Augustin, Cont. adv. leg. et prophet., il, 1, t. xlii, col. 637; Novell, de Justinien, 146, 1, etc. Ils donnent aux auteurs de la Mischna le nom de SevTîpwTaî. Cf. S. Jérôme, In Is.,

3, 10, t. xxiv, col. 133; In Habac., 2. t. xxv, col. 1301, etc. Saint Jérôme indique en ces termes l’objet de la Mischna : «Lorsqu’à certains jours ils exposent leurs traditions à leurs disciples, on a coutume de dire: o! aooo'i ôsurepriiaiv, c’est-à-dire les sages enseignent leurs traditions. » Epist. cxxi, ad Algas., q. x, t. xxn, col. 1034. La Mischna est donc, par opposition avec la Loi écrite dans les Livres sacrés, la « répétition » orale de la loi traditionnelle, telle que les docteurs l’enseignaient à leurs disciples. C’est ce qui fait que le verbe sdnâh est pris par les auteurs juifs dans le sens d’ « enseigner ». Cf. Abotli, il, 4; ni, 7 ; Taanith, iv, 4, etc. Cet enseignement n’élait qu’un développement, par les docteurs, des lois mosaïques qu’il fallait expliquer et accommoder aux divers cas possibles. La Mischna considérait la Loi comme objet d’enseignement théorique, ce qui la distinguait de la Halacha, qui visait plus spécialement l’application pratique. Voir Midrasch, col. 1077.

IL Divisions de la Mischna. — Cet enseignement des docteurs juifs sur la Loi se divise en six seddrîm ou « ordres », formant soixante massiktôf ou « traités », portés à soixante-trois par le sectionnement adopté dans les textes imprimés. Chaque traité est divisé en peràqim ou « chapitres », divisés eux-mêmes par la suite en nüsniyôt ou « petites leçons ». Tous ces trai- | tés sont écrits en hébreu, et, sauf les traités Abolit et Middoth, qui sont aggadistes, c’est-à-dire historiques, : ils se rattachent à la Halacha ou étude de la législation. Les traités qui composent la Mischna sont les suivants :

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