‹ Dictionnaire de la Bible (volume 3)Chapitre 254 sur 389 · ONGLE · texte numérisé non relu

ONGLE

ONIA S

« sabot fendu, » ônXr,, unguia, venant du verbe paras, « fendre, » comme l’assyrien parâsu , « séparer ; » Septante : ôvô/tÇeiv, « avoir le sabot fendu, » Vulgate : ungulam dividere, « fendre le sabot. » Moïse, ayant reçu l’ordre de conduire son peuple dans le désert avec tous ses troupeaux, déclare au pharaon que pas un ongle, pas un seul sabot de ces derniers ne restera en Égypte. Exod., x, 26. — La législation mosaïque range parmi les animaux purs, qu’il est permis de manger, tous ceux qui ont la corne divisée, le pied fourchu, et qui ruminent. Le porc, qui a le pied fourchu mais ne rumine pas, est compté parmi les animaux impurs. Lev., xi, 3-7, 26; Deut., xiv, 6-8. — Dieu préfère la louange au sacrifice d’un animal ayant cornes et sabots. Ps. lxviii (lxvii), 32. — Après le châtiment de l’Égypte, le sabot de ses bestiaux ne se fera plus entendre sur ses rives. Ezech., xxxn, 13. — Le mauvais pasteur prend si peu de soin de ses brebis ou les exploite si durement qu’il leur brise les ongles, soit en les menant à travers les rocs, soit en les leur arrachant pour en tirer parti. Zach., xi, 16. — 3° Malgré sa signification étymologique, le mot parsdh est plusieurs fois employé pour désigner le sabot des chevaux. Isaïe, v, 28, dit que les chevaux assyriens ont le sabot dur comme le caillou. Les anciens ne ferraient pas leurs chevaux; ceux-ci devaient donc avoir la corne du sabot très solide, pour fournir les longues courses des campagnes militaires, surtout dans des pays rocheux où les routes faisaient à peu près défaut. Plusieurs fois, des armées furent arrêtées par le mauvais état des sabots de leur cavalerie. Alexandre le Grand et Mithridate souffrirent de cet obstacle. Cf. C. Magne, Le fer à cheval dans V antiquité, dans le Bulletin de la montagne Sainte-Geneviève et ses abords Paris, 1904, p. 303-325. En tous cas, le ferrement des chevaux n’était pas connu des Orientaux antérieurs à l’ère chrétienne. Il est dit que Sion aura des sabots d’airain, c’est-à-dire très durs, pour broyer les peuples. Mich., iv, 13. Les sabots de la cavalerie ennemie retentissent contre les Philistins, Jer., xlvii, 3, jusque dans les rues de Tyr. Ezech., xxvi, 11. — 4° Daniel, vii, 19, voit dans une de ses visions une bête qui a des griffes d’airain, et il donne à ces griffes le nom chaldéen de 'tefar, qui désigne aussi les ongles de l’homme.

H. Lesètre.

ONDÂS (Grec : ’O viaç), nom de plusieurs pontifes juifs à l’époque des Lagides et des Séleucides.

1. onias Ier. Il était fils et successeur de Jaddus, le grand-prêtre qui avait reçu Alexandre le Grand à Jérusalem. Joséphe, Ant. jud., XI, vin , 5. Il remplaça son père peu de temps après la mort d’Alexandre, Josèphe, Ant. jud., XI, viii, 7, et occupa le pontificat pendant vingt-trois ans (323-300). Il vit successivement la Palestine attribuée à Laomédon de Mitylène (323), conquise par Nicanor, pour le compte du roi d’Égypte, Ptolérnée Sot.er (320), reconquise par Antigone, roi de Syrie (314), reprise par Ptolérnée (312), remise par traité à Antigone (311) et enfin rendue à Ptolérnée (301), dont les successeurs la gardèrent presque tout un siècle. Au cours de ces guerres, beaucoup de Juifs furent transportés en Égypte, en Cyrénaïque et en Lydie. Un grand nombre s’établirent dans la ville nouvelle d’Alexandrie où Alexandre avait fixé déjà une colonie juive assez considérable. Les mêmes droits leur furent accordés qu’aux Macédoniens, Josèphe, Cont. Apion., il, 4, ce qui contribue à les attirer de plus en plus. — La faveur avec laquelle les Juifs étaient traités à Alexandrie, à la suite de l’accueil qu’Alexandre avait trouvé à Jérusalem, voir Alexandre le Grand, t. i, col. 346,347, ne manqua pas de fixer l’attention des Grecs. Ainsi s’explique l’initiative que prit le roi de Sparte, Arius (309-265), voir Amus, t. i, col. 965, d’écrire au pontife Onias pour se mettre en rapports avec la nation juive et lier amitié

avec elle. Onias accueillit avec honneur l’envoyé de Sparte. On ne sait s’il répondit par lettre ou seulement verbalement à l’invitation qui lui était faite de renseigner les Spartiates sur l’état des affaires juives. I Mach., xii, 7, 8, 20-23. Onias n’est plus nommé que comme père de Simon, surnommé le Juste, qui lui succéda dans le souverain pontificat. Eccli., l, 1. H. Lesètre.

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