‹ Dictionnaire de la Bible (volume 3)Chapitre 285 sur 389 · ORION · texte numérisé non relu

ORION

libeta à Claude Aquaviva, général de la Compagnie de Jésus, et dit qu’on avait attribué à Jean Capreolus les écrits du cardinal Pierre Auréolus, édita post mortem ejus volumina, ...quæ diutins apudJoannem Capreolum diversata, tandem propria illis attributa quasi domo, sua hodie in Begia magnificentius invisuntur. Bibliothèque nationale, D. 33 (ancien 87).

Voir Wadding, Annales Minorum, Rome, 1733, t. vi, p. 245; Biographie toulousaine, 2 in-12, Paris, 1823, t. i, p. 405; elle prétend à tort qu'Oriol est né à Toulouse; B. Gains, Sériés Episeoporum, 1873, p. 482. Cf. Fr. Stratonik, Ueber den âusseren Lebensgang und die Seliriften des Petrus Aureoli, dans l)er Katliolik, 1882, t. lxii, p. 315-327, 415-426, 479-500.

F. Vigouroux.

OROOPJ (hél. >reu : kesil; Septante : ’Qpiwv; Vulgate : Orion), nom d’une constellation. Cette constellation

de l'horizon et se voit durant une plus grande partie de l’année. L’auteur de Job, ix, 9, dit que Dieu a créé 'as, voir Ourse (Grande), kesil et kîmâh, voir Pléiades. Amos, v, 8, répète la même idée. Isaïe, xm, 10, emploie le mot au pluriel pour désigner les constellations en général. Le mot kesil, qui paraît avoir donné son nom au mois assyrien kisilivu, « casleu, » désigne certainement Orion, ainsi que l’ont entendu les versions. Le Syriaque l’appelle gaboro et le Targum ni fia ou nefilâh, « le géant. » C’est en effet sous la figure d’un géant armé d’un glaive qu’on représente cette constellation. Comme Orion est voisin de la constellation du Grand Chien, qui marche à sa suite, et que Sirius, l’une des plus brillantes étoiles du ciel, fait partie de cette constellation, les Égyptiens représentaient Orion ou Sâhou debout dans la barque sur laquelle il navigue à travers ! le firmament; il est entouré de ses huit étoiles princi-

494. — Orion et la vache Sotliis séparés par l’Épervier. Zodiaque de Denderali. D'après Dümichen. Resultate, pl. xxxvi.

pales, et, de la main, s’adresse à Sotliis ou la Vache, r qui est assise dans sa barque et avec Sirius ou Sopdit entre les cornes (fig. 494) Abulwalid et d’autres commentateurs juifs ont pensé que le pluriel kesilhn, dans Isaïe, xm,

10, désigne Canopus, étoile de première grandeur située dans la constellation Argo ou le Vaisseau. Cf. Gesenius, | Thésaurus, p. 701. Celte constellation se trouve entre le Grand Chien et l’IIydre, et est plus souvent visible i dans l’hémisphère austral que dans le nôtre. D’après une antique légende, encore bien connue dans le Hauran, Gedi, l’étoile polaire, aurait tué N’as, la Grande Ourse, dont le cadavre serait porté sur une litière funèbre et suivi de ses fils et filles. Suhêl, Canopus, au lieu de venir au secours de N'as, se serait contenté de jeter au-dessus de l’horizon un regard tremblant. De là son nom de kesil , en hébreu « stupide », et en arabe ! « paresseux ». Voir Ourse (Grande). Cf. Frz. Delitzsch, Bas Blich lob, Leipzig, 1876, p. 501, 502. Il est peu probable cependant que, sous le nom de kesil, Canopus ait occupé une telle Dlace dans la pensée des Hébreux, à l’exclusion d’Orion, plus habituellement visible et d'aspect bien plus imposant. Il n’y a donc pas lieu de ; s’écarter de la traduction des anciennes versions. Dans la légende orientale, kesil, le fou, par conséquent l’impie, ne serait autre que Nemrod, qui aurait fondé Babylone et ensuite aurait été transporté parmi les

forme un grand parallélogramme dont deux angles opposés sont marqués par une étoile de première grandeur; vers le centre, trois belles étoiles sur une même ligne sont appelées le Baudrier ou les trois Rois (fig. 495)

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