‹ Dictionnaire de la Bible (volume 3)Chapitre 297 sur 389 · L. Fillion · texte numérisé non relu

L. Fillion

1. OSIANDER, André, théologien protestant, né à Guntzhausen, près de Nuremberg, le 18 décembre 1498, mort à Kcenigsberg le 17 octobre 1552. A 22 ans il commença à professer l’hébreu qu’il avait appris au couvent des) Augustins de cette ville. Dès l’an 1522, il se mit à prêcher les principes de la Réforme : aussi en 1529 fut-il député au colloque de Marbourg et plus tard il prit une part très active aux conférences où furent discutés les articles de la confession d’Augsbourg. Après la publication de l’Intérim en 1548, il quitta Nuremberg et il était sur le point de se rendre en Angleterre lorsqu’on lui offrit une chaire de théologie à l’université de Kœnigs-

berg, qui venait de se fonder. H se sépara des luthériens par ses doctrines sur la justification et son enseignement fut déféré au synode de Wittemberg. Parmi les écrits d’Osiander nous avons : Harmonise evangelicæ libri quatuor, in quibus Evangelica historia ex IV evangelistis ita in unit ni est contexla, ut nullius verbum ullum omissum, nihil alienurn immixtum, nullius ordo turbatus, nihil non suo loco positum, in-f°, Bâle, 1537; in-8°, Anvers, 1540; Biblia sacra quæ, præter antiquæ latinæ versionis necessariam emendationem, et clifficiliorium locorum succinctam explicalionem , niullas insuper utilissimas observationes conlinet, in-f°, Tubingue, 1600. — VoirWalch, Biblioth. tlieologica, t. iv, p. 858; C. H. Wilken , A. Osiander’s Leben, Lehren und Schriften, in-4», 1844. B. Helirtebize.

2. osiander Jean Adam, exégète luthérien allemand, né à Vaihingen, dans le Wurtemberg, le 3 décembre 1626, mort à Tubingue le 26 octobre 1697. Il fut en 1680 chancelier de l’Université de cette dernière ville. Parmi ses ouvrages, on remarque Commentarius in Pentateuchum , 5 in-f°, Tubingue, 1676-1678, qui jouit longtemps d’une grande réputation; In Josuam, in-f°, Tubingue, 1681; In Judices, in-f°, Tubingue, 1682; In librum Ruth, in-f°, Tubingue, 1682; ln primum et secundum librum Samuelis, in-f°, Stuttgart, 1687 ; Primitiæ evangelicæ seu disposiliones in Evangelia dominicalia et feslivalia, 14 parties in-4°, Tubingue, 1665-1691 ; ûisputationes academicæ in præcipua et maxime controversa Novi Testamenti loca, in-8°, 1680.

3. osiander Lucas, surnommé l’ancien, fils d’André Osiander, controversiste et exégète luthérien allemand, né à Nuremberg le 16 décembre 1534, mort à Stuttgart, le 7 septembre 1604. Il devint en 1596 surintendant général des églises de Wurtemberg, mais ses attaques contre les Juifs l’obligèrent à renoncer à sa charge en 1598. Parmi ses publications, nous mentionnerons seulement Biblia lalina ad fontes hebraici texlus emendata, cum brevi et perspicua exposilione illustrata, 7 in-4°, Tubingue, 1573-1586; 13e édid., 1635. David Forster en a donné une traduction allemande. Stuttgart, 1609, laquelle a eu aussi plusieurs éditions.

OSIER. V oir Saule.

OSDRSS, un des dieux du Panthéon égyptien (fig. 501). Quelques critiques croient trouver son nom dans un texte d’Isaïe, x, 4, en le ponctuant, il est vrai, différemment de la tradition massorétique. Dans le jugement porté par le Seigneur contre Èphraïm, le prophète demande aux Israélites ce qu’ils feront au jour de la catastrophe, en qui ils chercheront du secours et où ils déposeront leurs trésors. II ajoute :

Il ne reste qu'à se courber parmi les captifs

Ou à tomber parmi les tués.

C’est bien le sens du premier vers, tel qu’il est ponctué dans le texte massorétique, Bilti kara' lahat ’assir, nnn mp ’nbn. Bien qu’il y ait brusque changement de personnes en passant du verset 3 au verset 4 (la 3e personne du singulier au lieu de la 2e du pluriel, comme le met du reste la Vulgate), et qu’on donne au mot lahat, « sous, à la place de, » le sens de « parmi, » la traduction de ce verset donnée plus haut peut se défendre et s’harmonise assez bien avec le contexte. Cependant ces difficultés ont amené plusieurs critiques à supposer une autre lecture du texte. Le premier qui l’a proposée est Paul de Lagarde, Symmicta, 1870, in-8°, p. 105, qui cite un certain nombre d’adhésions à son hypothèse, Millheilungen , in-8°, Gœttingue, 1884, t. i, p. 210. Th. Cheyne, dans Polychrome Bible, lsaïah, English translation, p. 10, 137, défend

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