‹ Dictionnaire de la Bible (volume 3)Chapitre 316 sur 389 · II. Lesètre · texte numérisé non relu

II. Lesètre

PAL (1 lébreu : 'ês, « bois; » Septante : ë*j).ov; Vulgate : lignuni, patibulum), poteau fixé en terre pour y attacher des suppliciés. — Ce poteau servait pour les

pendaisons. Num., xxv, 4; II Reg., xxi, 6, 9. On y attachait les cadavres de ceux qui avaient été lapidés, mais il était défendu de les y laisser après le coucher du soleil. Deut., xxi, 22, 23. Voir Lapidation, col. 90; Pendaison, Potence. — Le pal proprement dit était un poteau aiguisé à sa partie supérieure et sur la pointe duquel on fixait le corps de celui qu’on voulait faire périr. Ce supplice cruel n’était point en usage chez les Hébreux, mais il était fréquent chez les Assyriens, dont les monuments le représentent assez souvent (fig. 515). Voir aussi fîg. 4, col. 16, la représentation du siège de Lacbis par l’armée de Sennachérib. Au bas, au milieu delà figure, on voit trois Juifs empalés. Cf. Botta, Monuments de Ninive, pl. 55; Maspero, Histoire ancienne des peuqxles de l’Orient , t. iii, p. 203, 357. Le roi de Perse, Darius, dans son décret en faveur de la

515. — Ennemis empalés par les Assyriens devant une cité assiégée par Théglathphalasar III. Nimroud. — D’après Layard, Nineveh and its Remains, 1849, t. n, p. 369.

reconstruction du Temple, ordonne que, si quelqu’un entrave l’exécution de ses ordres, ou prenne une poutre dans sa maison, et zeqif itmeliê’ ’âlohi, « qu’élevé il soit fixé dessus, » copStopivo; TrVpyriueTai È7r’ aùroü, erigatur et configatur in eo. I Esd., vi, 11. Les versions traduisent comme si ce supplice était celui de l’empalement. Dans le texte chaldéen, le verbe mehâ' signifie « frapper, clouer, attacher ». Le supplice en question pouvait donc être tout aussi bien la pendaison ou le crucifiement.

H. Lesètre.

1. PALACIOS (Michel de), théologien espagnol de la seconde moitié du xvie siècle, né à Grenade, mort à Ciudad-Rodrigo, H professa la théologie à Salamanque. Chanoine de Léon et de Ciudad-Rodrigo, il enseigna l’Écriture Sainte dans cette dernière ville où il mourut et fut enseveli dans le monastère des ermites de Saint-Augustin. Parmi ses écrits nous mentionnerons : Dilucidationum et declamationum tropologicarum in Esaiam prophetam libri XV, 3 in-f°, Salamanque, 1572; ln Joannis Apostoli Evangelium et inEpistolas canonicas, 2 in-f°, Salamanque, 1581; Enarrationes in Epistolam B. Pauli ad Hebræos ad sensum litleralem , historicum et mysticum, in-f°, 1590, Salamanque; Explanaliones in duodecim jv'op/ietas minores secundum omnes Sacræ Scripturæ sensus, in-f°, Salamanque, 1593. Voir N. Antonio, Biblioth. hispana nova, t. n, p. 143.

B. Heurtebize.

2. palacios (Paul de), frère du précédent, théologien espagnol, né à Grenade, mort en 1587 à Villaverde. Il fut professeur d’Écriture Sainte à l’Université de Coïmbre et chanoine théologal d’Évora. Il mourut à Villaverde,

PAL ACIOS

PALAIS

dont le roi Henri de Portugal lui avait donné le prieuré. On a de cet auteur : Enarrationum in sacrosanctum Jesu Chris ti Evangelium secundum Matthæum t. il : quorum prior selectiores interpretationes plusquam viginti Patrum qui super Matthæum scripserunt, posterior nova auctoris continet commentarid, in-f°, Coïmbre, 1564; In E cclesias ticum commentaria, in-f° , Villaverde, 1581; In XII prophetas minores commentaria, in-f°, Villaverde, 1835. Voir N. Antonio, Biblioth. hispana nova, t. n, p. 162. B. Heurtebize.

hêkal; Septante : ëâptç, o !'y. o c tou êatjt/Écoç, o'/upcoga toO ëa(ri).éa>;; Vulgate : palatium, castrum, domus régis ou regia, ædes regis), édifice spacieux et riche, servant habituellement d’habitation royale.

1. Palais égyptiens. — Les anciens palais royaux d’Égypte étaient de vraies cités. Un mur en brique leur formait une enceinte assez forte pour résister aux attaques du dehors. Une seule porte, étroite et haute, y donnait entrée ; de là, un long couloir entre deux murs menait dans une vaste cour encombrée par les habi-

\mvco

516. — Palais d’Aï, en Égypte. Tell el-Amarna D’après Prisse d’Avesne, Histoire de l'art égyptien, 2 in-f-, Paris, 1878.

PALÂ1RET Élie, théologien protestant, né à Rotterdam, en 1713, mort en 1765. Après avoir desservi plusieurs églises dans les Pays-Bas et dans les Flandres, il passa en Angleterre où il devint le vicaire de l’évêque de Bangor. Parmi les écrits de cet auteur, on remarque : Observât ionesphilologico-criticæ insacros NoviFœderis libros quorum plurima locaex auctoribus potissimum græcis exponuntur, illustrantur, vindicantur, in-8°, Leyde, 1752; Specimen of philological and critical observations on the New Testament, in-8°, Londres, 1755. Voir Walch, Biblioth. theologica, t. iv, p. 330; W. Orme, Biblioth. biblica, p. 336.

B. Heurtebize.

PÂLASS (hébreu : bêt ham-melék, hêkal, bilân, birâh, ’almânôf, 'appèdèn, ’armôn; chaldéen : haït,

tâtions. Celle du roi était pourvue de galeries, du haut desquelles le pharaon assistait aux évolutions de sa garde. A l’intérieur, on avait ménagé de grandes salles servant aux conseils, aux jugements et aux banquets. Les portes qui y donnaient accès et les colonnes qui les supportaient étaient richement décorées. Les appartements privés, soigneusement séparés des salles officielles, communiquaient avec la demeure de la reine et le harem des épouses secondaires. Les enfants royaux habitaient un quartier particulier dans l’enceinte du palais; les services administratifs étaient rélégués en dehors. Le bois et la brique entraient presque exclusivement dans ces constructions, assez peu durables; d’ailleurs, un pharaon n’aimait guère habiter là où son prédécesseur avait vécu et était mort. Il allait cons-

PALAIS

traire ailleurs un palais qui devait être aussi éphémère que ceux qu’il remplaçait. On voyait partout, aux environs de Memphis, les restes des anciennes constructions royales. Cf. Maspero, Histoire ancienne, t. i, p. 275-277. A son arrivée en Égypte, Abraham vit un palais de ce genre. Gen., xii, 15. Celui que plus tard Joseph habita avait certainement le même aspect. Gen., xliv, 1. On a trouvé à Tell el-Amarna le plan d’un palais de grand seigneur, celui d’Aï, gendre du pharaon Khouniaton, et plus tard lui-même roi d’Égypte.

centre était bordée de chambres; les deux autres communiquaient à droite et à gauche avec deux cours plus petites, d’où partaient les escaliers qui montent à la terrasse. Ce bâtiment central était ce que les textes appellent Vâkhonouti, la demeure intime du roi et des grands seigneurs, où la famille et les amis les plus proches avaient seuls le droit de pénétrer. Le nombre des étages, la disposition de la façade différaient selon le caprice du propriétaire. Le plus souvent la façade était unie; parfois elle était divisée en trois corps, et

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