Carte de Pamphylie
contracta la maladie à laquelle il fait allusion, Gai., iv, 13. W. Rarnsay, The Church in the Roman Empire. 3e édit., Londres, 1894, p. 61-64; Lankoronski, Les villes de la Pamphilie, t. i, p. 1-7.
La Pamphylie fut colonisée de bonne heure par les Grecs de toutes tribus, de là son nom. Ils y dominèrent l’élément indigène. Attalie y fut fondée par les rois de Pergame au second siècle avant J.-C. Voir Attalie, t. i, col. 1227. Au premier siècle, la ville la plus importante était Sidé. Pergé était le centre de la population indigène.
La Pamphylie fut envahie pour la première fois par les Romains en 190 avant J.-C. Polybe, xii, 18; Tite Live, xxxvm, 15. En 103 avant J.-C., elle fut jointe à la province de Cilicie. En 13 avant J.-C., on trouve un gouverneur de Pamphylie, mais probablement c’était une annexe à une autre province. Dion Cass., lui, 26, Claude organisa en 43 après J.-C. une province de Lycie- Pamphylie. Dion Cass., lx, 17. Sous Néron ou Galba, la Pamphylie était réunie à la Galatie. Tacite, Hist., n, 9. En 74, Vespasien créa véritablement la province de Lycie-Pamphylie et la plaça sous l’administration impériale; Hadrien la rendit au Sénat. Dion Cass., lxix, 14. La Pamphylie conserva sa nationalité distincte, elle eut son organisation religieuse, 0É[uç llap.su).!ay.-/|, présidée par un IlapLæuXtâpyyjç. Corpus inscript, græc., n. 4352- 435o; 44 addington, inscriptions d’ Asie Mineure ( Voyage archéologique, t. m), n. 1224. Les ports de Pamphylie servaient de marché aux pirates de l’Isaurie. Les principales villes étaient Sidé, Pergé, Aspendus et Attalie.
Bibliographie. — C. Lankoronski, Niemann et Petersen, Les villes de Pamphylie et de Pisidie, 2 in-f°, Paris, 1890-1892; W. Rarnsay, The Church in the Ro-
man empire, in-8°, Londres, 1893, p. 16, 61, 108, 110, 138, 149; Th. Mommsen et J. Marquardt, Manuel des antiquités romaines, t.ix, Organisation de V Empire romain, t. u, Paris, 1892, p. 303-310; Th. Mommsen, Histoire romaine, trad. franç., t. x, Paris, 1888, p. 94, 107-109.
E. Beurrier.
PANETIER (GRAND) (hébreu : sar liâ-ofim; Septante : àp-/iotTOTroiôç ; Vulgate : pistorum magister), fonctionnaire de la cour du pharaon d’Égypte. Le texte sacré le qualifie d’eunuque, Gen., xl, 1, 2; toutefois ce terme peut se prendre, à la rigueur, dans un sens large. Voir Eunuque, t. ii, col. 2044. Le grand panetier n’était pas un artisan, mais un grand dignitaire. Voir Boulanger, t. i, col. 1892. C’est lui qui surveillait la préparation de tous les aliments faits avec la farine, pains, biscuits, soufflés, pelotes, galettes, etc., spécialités confiées à autant de personnages organisés hiérarchiquement. Cf. Maspero, Histoire ancienne des peuples de l'Orient, Paris, 1895, t. I, p. 280. Le grand panetier commandait à tout ce monde et avait la responsabilité du service. C’est lui qui en personne portait dans des corbeilles, placées sur sa tête, le pain blanc et les pâtisseries au pharaon. Gen., xl, 16, 17, Un papyrus de la XIXe dynastie lui donne le nom de djadja. Sa charge était considérable, puisqu’il est dit qu’il avait 114064 pains en magasin. Cf. Vigouroux, La Bible et les découvertes modernes, 6° édit., t. n, p. 87. Il fournissait évidemment non seulement le pharaon, mais encore toute sa cour fort nombreuse. Un grand panetier, contemporain de Joseph, irrita le prince contre lui et fut (mis dans la prison dont Putiphar avait la garde. Le grand éclianson partageait son sort. Dans un songe, le grand panetier s’imagina porter sur sa tête trois corbeilles de pain blanc et de pâtisseries, et les oiseaux venaient les manger. Joseph, son compagnon de prison, interpréta ce songe. Il annonça au grand panetier que, dans trois jours, le pharaon lui enlèverait la tête, le ferait pendre et que les oiseaux viendraient dévorer sa chair. C’est en effet ce qui arriva. Gen., xl, 1-5, 16-22. Voir Pendaison.
H. Lesétre.
PANETtÈRE (g rec : Ttrjpa, ami p£ç, y.ôçivo;; Vulgate : pera, sporla, cophintis), récipient destiné à porter le pain et la nourriture en voyage. — La sporta et le cophinus étaient ordinairement en osier ou en tissu végétal. On y mettait le pain et les quelques aliments nécessaires quand on voyageait. On les voit figurer aux deux multiplications des pains. Matth., xiv, 20; xv, 37; xvi, 9;
Marc., vi, 43; vin, 8, 19,
20; Luc., ix, 17; Joa., vi,
13. Voir Corbeille, t. ii, col. 963. Un Israélite ne circulait pas dans le pays sans emporter avec lui sa kefifâh ou panetière à provisions. Cf. Schabbath, f. 31, 1. C’est ce qui explique comment il fut si aisé de trouver un certain nombre de ces récipients au moment de la multiplication des pains. La pera était une besace ou sacoche de cuir, soutenue à l’épaule par une courroie, et dans laquelle les voyageurs et les mendiants mettaient leurs provisions. La figure 551 représente un paysan avec sa besace et son bâton. Notre-Seigneur veut que ses Apôtres et ses disciples,
551. — Paysan avec son bâton et sa besace. D'après Rich, Dictionnaire des antiquités romaines, p. 472.