‹ Dictionnaire de la Bible (volume 3)Chapitre 341 sur 389 · Paniers égyptiens à anse · texte numérisé non relu

Paniers égyptiens à anse

(fig. 553) ou d’anses (fig. 554). Leur forme est tantôt arrondie, tantôt rectangulaire. — La a-apyavv) ou sporta dans laquelle saint Paul fut descendu du haut des murs de Damas, Il Cor., xi, 33, était un panier tressé en bois ou en paille et ordinairement muni de deux anses (fig. 555). On l’employait à différents usages. Cf. Columelle, vin, 7, 1; Pline, H. N., xxi, 49. On comprend que saint Paul ait pu être aisément descendu debout au bas du mur, les pieds posés sur le fond de la sporta et les mains se tenant à la corde attachée aux anses. Pour réduire les brigands réfugiés dans les

grottes d’Àrbèle, auxquelles on ne pouvait accéder du dehors que par une paroi verticale, voir Ap.bèle, t. i, col. 886, Hérode avait jadis employé un moyen analogue. Du sommet du rocher, il avait fait descendre des soldats dans des paniers ou coffres à provisions, ),âpva-/.eç, jusqu’aux ouvertures des grottes, et ceux-ci

555. — Sporta. D’après une statue du musée de Naples représentant un jeune pêcheur.

avaient pu, par ce moyen, massacrer les brigands et incendier les refuges dans lesquels se tenaient leurs familles. Cf. Josèplie, Bell, jud., I, xvr, 4.

IL Lesëtre.

PANTHÈRE, carnassier de la famille des félidés, analogue au léopard. C’est, d’après certains commentateurs, cet animal carnassier qui est désigné par le mot hébreu nâmêr. Voir Léopard, col. 172. Cet animal diffère du léopard par sa taille moins grande et son pelage plus foncé, quelquefois entièrement noir. Il grimpe aux arbres pour y poursuivre sa proie. Sa queue a vingthuit vertèbres tandis que celle du léopard n’en a que vingt-deux. La panthère se trouve surtout dans les régions les plus chaudes de l’Asie et dans l’archipel indien. Les écrivains sacrés n’ont pas eu à en parler. Mais comme son nom a été longtemps regardé comme synonyme de léopard, bien des auteurs ont attribué ce nom à des animaux qui n'étaient autres que des léopards. Cf. F. de Saulcy, Voyage autour de la mer Morte, Paris, 1853, t. ii, p. 148, etc. IL Lesëtre.

PAON (hébreu : tukkiyîm ou tvkkîyîm; Septante, dans quelques manuscrits seulement : taôveç; Vulgate : pavï), oiseau de l’ordre des gallinacés, remarquable surtout par l’aigrette qu’il porte sur sa tête et par sa queue magnifique (fig. 556). Celle-ci se compose de dixhuit longues plumes, peintes des plus riches couleurs et constellées de sortes d’yeux éclatants. Ces plumes peuvent se dresser en forme d’éventail et produire alors un merveilleux effet. Le plumage, déjà très vif chez le paon domestique, l’est encore davantage quand l’animal vit à l’état sauvage. La femelle est dépourvue de cette parure. D’ailleurs le mâle lui-même perd ses belles plumes, au moins en partie, à l’époque de la mue, vers la fin de juillet. Les pattes de l’oiseau sont difformes et son cri disgracieux. Les paons se nourrissent de graines de toutes sortes. — Il n’est question de paons que dans l’histoire du règne de Salomon. III Reg., x, 22; II Par., ix, 21. A l’exemple des autres monarques orientaux, ce prince était curieux d’objets et d’animaux étrangers. Ses marins lui rapportèrent d’Ophir des tukkiyîm. Ce mot, qui n’appartient pas à la langue hébraïque, n’est que la reproduction du mot tôgai ou tôghai, qui est le nom du paon en malabare. Voir Ophir, col. 1830. Les auteurs indiens font grand éloge du paon, à cause de la variété et de la vivacité de ses couleurs. Au Ve siècle avant notre ère, on importa l’oiseau d’Asie à Athènes, où il excita grande admiration. Une paire de paons se vendait plus de neuf cents francs. Quand Alexandre le Grand vint dans l’Inde, il défendit de tuer les paons. On consacrait cet animal aux dieux, spécialement à Junon ; on le regardait comme sacré

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