Monnaie de Paplios
Aï’TOK. KAI2. A. eeiit. SEOXHPOX;. Tète laurée de l’empereur Septime-Sévère. — R). KOINON KriîPIŒN. Temple cl'Aphrodite- Astarthé à Paphos. Au fond, au milieu, le cippe do la déesse èt, à droite et à gauche, une étoile. De chaque côté, un candélabre. Au haut, le croissant et une étoile. Sur le toit plat du temple, à droite et à gauche, une colombe, l’oiseau consacré à Astarthé.
aux frais du Cyprus Exploration Fund. Voir Journal of Hellenic Studies, t. ix (1888), p. 158-271. Le temple à l’époque romaine comprenait une cour, entourée de chambres et de portiques, dans lesquelles on entrait par un portail. Au sud se trouvent les restes d’un temple plus ancien. Sous la domination romaine, chaque année à l’époque de la fête, une longue procession se rendait au temple, venant de la nouvelle Paphos et des autres villes de l’île. — Voir J. T. Hutchinson et Cl. D. Cobham, A Handbook of Cyprus, in-16, Londres, 1905, p. 11.
E. Beurlier.
PÂPBER (grec : i&ç-cqç,-, Vulgate : char ta), papyrus, matière servant de papier à écrire et formée avec le tissu intérieur du roseau de ce nom. Saint Jean, dans sa seconde Épître, t. 12, dit qu’il aurait encore beaucoup de choses à écrire à celle à qui il s’adresse, mais qu’il ne veut pas le faire Scà xàpzo-j, per chartam, ce que les versions françaises traduisent : « avec du papier. » Le mot -/âpvqç désigne le papyrus, par opposition au parchemin. Il ne peut signifier ce que nous appelons aujourd’hui le papier, fait avec des chiffons ou autres matériaux divers, qui était inconnu des anciens. A l’époque de saint Jean, on se servait surtout du parchemin pour écrire les livres, en Asie Mineure, en Grèce et en Italie, mais on employait de préférence le papyrus d’Egypte pour écrire les lettres missives. Pline, II. N., xm, 21-22. Voir Papyrus, col. 2079; Parchemin, col. 2158.
PAPILLON, insecte à métamorphoses, de Tordre des lépidoptères. Voir Insectes, t. ni, col. 885. Les papillons sont des lépidoptères diurnes, et la Sainte Écriture ne parle que d’un lépidoptère nocturne, la teigne. Voir Teigne. Les papillons sont d’ailleurs relativement rares en Palestine, à cause de la sécheresse du climat et (de l’absence de bois. Ils appartiennent à 280 espèces, analogues à celles du sud-est de l’Europe, sauf dans la région de la mer Morte, où quelques-unes se rapprochent des espèces nubiennes ou abyssiniennes. Cf. Tristram, The natural Ilislory of the Bible, Londres, 1889, p. 326. IL Lesètre.
PAPYRUS
PAPYRUS (hébreu : g orné' ; Septante : irâirupoç, piëXivoç, è'Xoç; Yulgate : scirpus, papyrus, juncus), espèce de roseau d’Égypte.
I. Description. — La famille des Cypéraeées qui n’a plus aujourd’hui qu’un intérêt médiocre pour ses chaumes rudes donnant un mauvais fourrage, a pendant plusieurs siècles fourni à l’humanité une des plantes les plus utiles, le Papyrus, dont on tirait les éléments du papier. C’est une herbe robuste dont l’épais rhizome rampe dans la vase des marais, et produit des tiges dépassant 2 mètres de haut. Leur base qui atteint le diamètre du bras est entourée de gaines foliaires à limbe nul ou brièvement lancéolé ; le sommet triquêtre se termine par une ombelle ilorifère globuleuse, très ample, un peu penchée, formée de nombreux rayons qui dépassent les bractées de l’involucre.
Parlatore distinguait dans l’ancien Cyperus Papyrus de Linné (flg. 558) deux races : celle d’Égypte autrefois abondante dans la basse région du Nil, mais qui n’existe plus aujourd’hui qu’en Abyssinie, aurait les rayons de l’ombelle tous dressés et étagés autour des plus longs occupant le centre; celle de Syrie, transportée en Sicile, différerait de la précédente par les rayons extérieurs de plus en plus divergents jusqu’à devenir réfléchis tout en dehors vers la base. Mais ces caractères difîérenciels paraissent manquer de fixité.
Le papyrus se trouve encore à l’état spontané, en diverses localités de la Palestine, dans les marécages du lac Houléh, sur les bords du lac de Tibériade, et dans la région littorale près de Jaffa. F. Hy.
IL ÉxégèSE. — Le mot hébreu gome désigne une plante qui croît dans l’eau, dans les marécages, Job, vin, Tl; Is., xxxv, 7; se rencontre spécialement en Égypte et en Éthiopie, sur le Nil, Exod., n, 3; Is., xvm, 2, et sert à fabriquer des corbeilles, des nacelles. Exod., n, 3; Is., xvm, 2. Cette plante dont le nom se présente quatre fois dans la Bible est le papyrus. Les Septante traduisent par TtaTcupo; dans Job, vin, 11, ou par l’équivalent ptëXivoç,- dans Is., xvm, 2 (cf. Théophraste, Hérodote, Homère, où (WêXo; est le nom du papyrus) ; dans Is., xxxv, 7, les traducteurs grecs en mettant eXo; traduisent moins exactement, mais ils voient encore
Nil, lorsque débordées elles demeurent stagnantes en des creux dont la profondeur n’excède pas deux coudées. » C’est la plante du pays, selon Strabon, xvn, 15; pour Ovide le Nil est le fleuve papyrifer. Metam., xv, 753. On
peut dire, du reste, que l’antiquité classique fait du papyrus une plante égyptienne. Il était tellement répandu, surtout dans le Delta, que pour désigner cetle région ou la basse Égypte on employait dans l’écriture hiéro-
! glyphique le papyrus JY Aujourd’hui cette plante a dis- ! paru de l’Égypte, comme l’avait annoncé Isaïe, xix,